Calendrier électoral : le PCDI appelle l’opposition et la communauté internationale à la vigilance

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La Commission électorale nationale indépendante a publié dernièrement le calendrier du processus électoral 2011 – 2013. Ce calendrier qui a eu pour seul mérite de faire baisser la tension enregistrée depuis mars 2011, au niveau de la classe politique, a suscité dès sa publication d’une manière précipitée, une vague d’indignation au sein de la population congolaise, ainsi que dans les milieux des observateurs de la scène politique congolaise. Partout, des voix continuent de sélever pour dénoncer son caractère inconstitutionnel, son irréalisme et son incohérence, tout autant que la révision de la Constitution à visée électoraliste.

Mardi dernier, le Parti chrétien démocrate pour le développement intégral du Congolais, PCDI en sigle, a par la voix de ses cadres, émis des inquiétudes quant aux dangers pouvant survenir avec des élections non libres, anti-démocratiques et non transparentes, alors que le  processus électoral de 2011 – 2013 devait être le correctif tant attendu de celui de 2006.

Voilà pourquoi, lors du séminaire idéologique organisé mardi dernier, au Centre d’accueil protestant, la réflexion a tourné autour de grands enjeux électoraux et des dangers qui se profilent à l’horizon et qui ne rassurent pas la majorité de la classe politique congolaise. D’où l’appel à la vigilance lancé par Gabriel Bolenge à l’endroit de l’opposition politique congolaise et de la communauté internationale, ainsi que ses cadres et aux nombreux militants. A l’unanimité, ils ont une fois de plus, réaffirmé leur appartenance à l’opposition politique, comme étant la seule force politique crédible, capable et déterminée à conduire le peuple congolais vers une alternance crédible au pouvoir en RDC.
Pour garantir une paix durable dans notre pays, ils ont invité tous les acteurs politiques congolais et la communauté internationale à s’impliquer dans l’organisation du processus électoral, afin de produire cette fois-ci en RDC, des élections réellement démocratiques et transparentes qui ne seraient pas source de conflits ou de rébellions.

Le PCDI entend d’autre part, apporter un vent de changement dans la gouvernance du pays qui devra s’appuyer sur la morale chrétienne, de manière que la gestion de ce beau pays soit celle souhaitée par ses filles et ses fils et qui leur soit profitable et bénéfique pour des générations futures.
Gabriel Bolenge a esquissé le profil des cadres politiques dont sa formation a besoin pour les scrutins à venir et qui pourront diriger les institutions de ce pays. Il a été complété par le secrétaire fédéral César Ilekola qui a planché sur le profil du candidat du PCDI et le professeur Emmanuel Nyalulerha s’est étendu sur le manifeste de ce parti. Tous ont insisté sur la connaissance des idéaux du PCDI, son projet de société et l’éthique chrétienne.

L’histoire tumultueuse de la RDC appelle à une grande vigilance

Face aux nombreuses guerres de rébellion, aux incohérences et à la politique d’exclusion et de non consensualité, les cadres du PCDI proposent une autre vision avec des objectifs précis pour l’avenir de la nation. Cela pour trancher net, avec un passé marqué par des régimes qui se sont succédés à la tête de ce pays depuis son accession à l’indépendance et dont la plupart n’ont pas pris en compte, les attentes du peuple dans leurs préoccupations.
Aujourd’hui, l’heure est venue pour déclencher un changement radical avec le passé. Et ce changement, a indiqué Jean-Baptiste Bomanza dans son exposé intitulé «  L’opposition face au processus électoral en cours en RDC », n’est possible que si l’opposition resserre ses rangs et affûte ses stratégies.
Il a donné l’historique de l’opposition depuis l’époque coloniale jusqu’à ce jour, les grandes étapes de son combat et ses victoires et l’historique du processus électoral.

Il propose que soient dénoncés les velléités de tricheries, le hold up électoral et le coup d’Etat qui guettent et menacent le processus électoral en RDC.
Pour justifier ses inquiétudes et celles de la classe politique congolaise, il a fustigé par exemple, le fait que des kits électoraux de la CENI de la RDC avaient servi au processus électoral au Togo. Rien n’indique, a-t-il prévenu, que les données stoquées dans ces ordinateurs ne seront pas utilisées en faveur d’une famille politique au Congo. Il y a donc lieu, préconise t-il, de revisiter tout ce matériel et cet équipement fournis par une société belge proche de Louis Michel, afin d’être sûrs de leur transparence et de leur fiabilité. Cet exposé s’est terminé par un débat houleux.

        J.R.T. 

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