By Pass : un calvaire qui n’en finit pas

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es usagers de la route By Pass, dans son tronçon compris entre la station Elf Lemba et le rond point Ngaba se trouvent de nouveau en enfer. Depuis près d’une semaine, le calvaire des bouchons qu’ils croyaient avoir oublié les a rattrapés à la vitesse de l’éclair.

En effet, la suite  des travaux de pose des buses pour la canalisation des eaux à la hauteur de l’arrêt Kiyimbi  ayant entraîné l’interruption du trafic sur une partie de la voie, c’est à la force du poignet que les automobilistes  réussissent à se frayer un passage dans les deux sens.

La situation a été aggravée, il y a douze heures, par la reprise des travaux de démolition du macadam, entre l’entrée de Lemba/Terminus et le Camp de police Laurent-Désiré Kabila.  Ces travaux combinés ont entraîné une réduction importante de la chaussée utilisable, avec comme conséquence de terribles perturbations au niveau de la circulation routière.

Il n’est pas rare de voir des véhicules immobilisés dans tous les sens pendant six heures ou plus.  Malgré les tentatives de certains automobilistes, surtout ceux à bord de célèbres 207 ou « Esprit de mort », de passer à travers des trous de souris en multipliant les « bandes » à l’infini, c’est souvent échec et mât.

En tout cas, si vous habitez cette partie de la capitale, vous avez l’obligation de vous muer en « lève-tôt », si vous voulez être à temps à votre poste de travail, à un rendez-vous, au marché, à l’hôpital, à l’école, à l’université, à l’aéroport, au port, etc. Pour éviter l’énervement et surtout des pannes sèches sur le chemin du retour, vous avez intérêt soit à rentrer très tôt, ou alors très tard.

Dans les deux cas, c’est à un véritable chambardement des agendas quotidiens et de l’emploi de temps que les résidents de cette partie de Kinshasa sont conviés. Pour les observateurs, cette situation ne peut que susciter des interrogations. Pourquoi les travaux tirent-ils tant en longueur ? Pourquoi  sont-ils conduits sur base de la politique des essais-erreurs ? Et pourquoi, enfin, s’exécutent-ils selon un désordre qui parait organisé ?

Au moment où la saison des pluies arrive à grands pas, ces interrogations exigent un grand éclairage. Car si des réponses cohérentes ne sont pas trouvées ni données, on risque d’assister à un véritable désastre. Les eaux de pluie, que personne ni rien ne peut arrêter, risquent d’effacer  l’ensemble du chantier de la carte routière de Kinshasa.                         Annette Kapinga Kadima (stagiaire/UPN)

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