Bureau provisoire de l’Assemblée Nationale : Mwando Nsimba et Patrick Muyaya au portillon

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Aussitôt après la clôture, par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), de la publication des résultats provisoires des élections législatives nationales du 28 novembre 2011, les spéculations vont bon train au sujet de la configuration de la future Assemblée Nationale. S’agissant du Bureau provisoire de cette institution, les textes (Art. du Règlement d’ordre intérieur) et les usages veulent  qu’il soit présidé par le doyen d’âge parmi les députés nationaux, assistés de deux benjamins comme secrétaires.

A en croire les renseignements consignés dans les dossiers des candidatures, Mwando Nsimba, député élu dans la circonscription de Moba, avec ses 75 ans d’âge, serait le numéro un  d’entre les «Honorables». La chaire du plus jeune député reviendrait à Patrick Muyaya comme 1er Secrétaire. On assisterait ainsi à un mariage entre membres de la Majorité présidentielle, avec le Patriarche et « autorité morale » de l’UNADEF, un vieux routier de la politique depuis l’époque de Mobutu d’une part et, d’autre part, un jeune loup du Palu appelé à faire ses premiers pas dans l’arène politique. Au regard des qualités intellectuelles et morales de l’un et de l’autre, il est permis de croire que le Bureau provisoire de l’Assemblée Nationale tomberait entre de bonnes. Le 2me Secrétaire devrait être choisi entre Sendwe putu Peguy (Lukunga) et Katandula Héritier (Malemba Nkulu). C’est cet organe, rappelle-t-on, qui serait appelé à faire adopter le règlement intérieur et faire valider les mandats des élus. On se souvient à ce sujet de la désagréable surprise vécue en 2006, avec l’invalidation du mandat du président du Bureau provisoire de l’époque, Joseph Mbenza Tubi. Il est à espérer que Mwando Nsimba, ministre de la Défense Nationale dans le gouvernement actuel, ne connaîtra le même sort.

 Pour ce qui est des forces politiques en présence, les statistiques donnent le PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) en tête de peloton avec  63 députés, suivis de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) avec 42 députés, du MSR (Mouvement Social pour la République) avec 32 députés, le MLC (Mouvement de Libération du Congo) avec 22 députés, le Palu (Parti Lumumbiste Unifié) avec 19 députés, l’UNC (Union pour la Nation Congolaise) avec 18, l’AFDC (      ) avec 17, l’ARC (Alliance pour le Renouveau du Congo) avec 16.

La grande curiosité du moment est l’absence du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie) à l’Assemblée Nationale, pour n’avoir obtenu aucun siège aux dernières législatives. Un tel fiasco ne devrait pas étonner, compte tenu de la saignée connue par le parti cher à Azarias Ruberwa. L’autre parti dont le score a déçu est l’UFC de Léon Kengo wa Dondo. En dépit du battage médiatique de ses animateurs lors de la campagne électoral, il n’a récolté que 4 sièges.
La conservation de sa majorité parlementaire par la famille politique du Chef de l’Etat lui confère automatiquement le droit de présenter l’Informateur du gouvernement, qui devrait ensuite se muer en Formateur pour finalement être désigné puis investi Premier ministre. Selon les spéculations en cours dans la ville haute, le PPRD aurait des visées très prononcées pour la Primature.    

Kimp

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