Bukavu : le PAM au chevet des enfants de la rue et associés aux groupes et forces armés

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Avec cette assistance alimentaire, ces enfants peuvent ainsi développer des capacités intellectuelles  permettant une meilleure assimilation des séances de réinsertion sociale
Cibles faciles pour les groupes armés de la région qui recrutent régulièrement des jeunes pour toutes sortes de tâches, huit cents enfants de la rue participent aux séances d’apprentissage des métiers. Il s’agit de la menuiserie, la mécaniqu’auto, l’électricité, la maçonnerie et la soudure. Cependant, en raison de leur rupture avec la famille et des conditions de vie particulièrement difficiles dans leurs milieux d’origine, certains jeunes présentent des signes de malnutrition. Ce qui les rend incapables de participer aux séances d’apprentissage des métiers.
Raison pour laquelle, depuis 2011, le programme alimentaire mondiale (PAM), en partenariat avec le programme diocésain d’encadrement des enfants de la rue (PADER) de Bukavu, fournit de l’aide alimentaire en faveur des enfants en rupture familiale. Cette aide alimentaire du PAM vise l’amélioration de l’état nutritionnel de ces enfants longtemps séparés de leurs familles.

Elle veut aussi encourager leur participation régulière aux séances d’apprentissage des métiers qui leur permettront de se prendre en charge. Cela étant, chaque enfant reçoit pendant la durée de sa formation une ration quotidienne de 555 grammes . Celle-ci est composée de farine de maïs, de légumineuse, d’huile et de sel, le tout pour une valeur de 2100kilocalorie par personne et par jour.
Cette même assistance est aussi accordée aux enfants associés aux groupes et forces armées, ont indiqué les responsables du PAM. Depuis 1995, une aide alimentaire est attribuée au centre de transit et d’orientation de Bukavu en faveur des enfants sortis des forces et groupes armés opérant en RDC. En moyenne, cent cinquante enfants sortis des groupes et forces armés reçoivent chaque mois l’aide alimentaire du PAM pendant tout leur séjour au centre de transit. Pour ce qui est de l’encadrement psychosocial, il est assuré par le bureau pour le volontariat au service de l’enfance et la santé (BVES) avec le soutien de l’Unicef ainsi que du CICR.

En dehors d’une assurance de l’équilibre nutritionnel des jeunes, les vivres fournis par le PAM contribuent au renforcement de la cohésion sociale entre les pensionnaires du centre. Il faut signaler, de manière globale,que le PAM prend en charge plus de 522000 personnes vulnérables à l’insécurité alimentaire, déplacées internes, retournés, familles d’accueil des déplacés, victimes de violences sexuelles, écoliers, enfants soldats démobilisés et personnes vivant avec le VIH/Sida. Plus ou moins 1200 tonnes de vivres sont distribuées par mois à travers les  programmes de distributions générales de vivres, de nutrition, de repas scolaires et de programmes de vivres contre travail ou contre formation.

Yves Kadima (C.P.) 

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