Budget : un nouveau défi pour la DGDA : plus de 2,5 milliards USD à mobiliser

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DGDA-modernisation-de-la-douane-congolaise_full_articleLa loi des finances de l’exercice 2014, encore sous examen au Sénat après son adoption par l’Assemblée nationale la semaine dernière, assigne à la DGDA (Direction générale des douanes et accises) des recettes de l’ordre de 2.456.599.330.291 CDF. Soit plus de 2 milliards et demi de dollars américains, sur un total de près de 9 milliards de dollars arrêté par l’Assemblée nationale pour le budget 2014.

            Comparées à l’exercice 2013, les assignations de 2014 accusent une augmentation de plus de 50% que la douane est appelée à mobiliser pour répondre à l’exigence de l’Etat congolais.

            « S’agissant de l’exercice 2014, la loi des finances qui est sous examen au Sénat après son adoption par l’Assemblée nationale, assigne à la douane un budget des recettes de 2.456.599.330.291 CDF, soit 50,38% de plus que le budget de l’exercice et 43,32% de plus que les réalisations de cette même année », a déclaré le Directeur général de la DGDA hier mardi 28 janvier à l’ouverture des travaux de la 7ème Session des Directeurs centraux et provinciaux des douanes et accises. Cadre choisi pour la tenue de ces travaux : Roméo Golf, à Gombe.

            Avant d’annoncer à ses collègues directeurs le chiffre des assignations de 2014 déjà entamé, Deo Rugwiza a d’abord rappelé les réalisations de sa régie au cours de l’exercice.

            A ce sujet, il n’a pas caché sa joie de voir que la douane qu’il dirige a non seulement respecté ses assignations en se conformant ainsi à l’exigence gouvernementale, mais elle a surtout dépassé la barre des recettes qui lui étaient assignées.

En effet, la Direction Générale des Douanes et Accises avait réalisé un total 1.714.088.361.809 CDF de recettes, contre 1.633.568.078.013 CDF qui lui étaient assignées par la loi de finances 2013. Soit un taux d’exécution de 104,93%.

            On rappelle qu’au premier semestre, les réalisations étaient de 804.805.167.863 CDF. Tandis qu’au second semestre, elles avaient atteint le cap de 909.283.193.946 CDF. Ce qui fait un total de 1.714.088.361.809 CDF, en lieu et place de 1.633.568.078.013 CDF du montant lui assigné au terme du budget 2013.

« Je suis heureux de vous informer que la DGDA a mobilisé au terme du second semestre 2013, la somme de 909.283.193.946 CDF qui, ajoutée aux 804.805.167.863 CDF du 1er semestre, porte les recettes de l’année à 1.714.088.361.809 CDF contre 1.633.568.078.013 CDF lui assignées par la loi de finances, soit un taux d’exécution de 104,93%.

Comparées aux recettes réalisées en 2012 qui sont de 1.326.858.791.533 CDF, les recettes de l’année 2013 connaissent un taux d’accroissement de 29,18 et une plus-value de 387.229.570.276 CDF, soit plus de 400 millions de dollars américains ».

            Conformément aux us et coutumes douaniers instaurés il y a quelques années, les hauts cadres dirigeants de la DGDA se retrouvent deux fois l’an.

La première rencontre qui intervient au début de l’année a pour but de faire le point sur la manière dont la douane avait marché au cours de l’exercice écoulé. Elle met un accent particulier sur les recettes réalisées au cours de l’exercice passé en rapport avec les assignations de l’Etat, avant d’arrêter des stratégies pour réaliser les assignations du nouvel exercice budgétaire telles que décidées par le parlement.

Et la seconde réunion qui se tient au début du deuxième semestre, vise à évaluer les réalisations du premier semestre, et voir ce qu’il faut faire pour se conformer à l’exigence gouvernementale.

Ainsi, pour les assises de la 7ème session, l’ordre du jour prévient les points ci-après :

– Évaluation des recommandations issues de la 6ème session des Directeurs ;

– Évaluation du niveau d’exécution des contrats de performance signés par les Directeurs provinciaux ;

– Évaluation du niveau d’exécution du Plan d’actions 2013 et présentation du Plan d’actions de l’année 2014 ;

– Communication des assignations budgétaires provisoires de l’exercice 2014 et signature des contrats de performance pour l’année 2014.

            Tous les participants attendus à cette réunion d’étude des stratégies ont répondu présents au rendez-vous de Kinshasa, comme l’affirme le numéro un de la douane congolaise Deo Rugwiza.

            « Comme en janvier et en juillet 2013, lors des 5ème et 6ème sessions , les Directeurs des 12 provinces douanières et des 16 directions centrales ainsi que les représentants de la DGDA à l’OMD à Bruxelles en Belgique, à Mombasa au Kenya, à Dar-es-Salaam en Tanzanie, au Bureau Régional de Renseignement et Liaison à Douala au Cameroun et à Kampala en Ouganda se retrouvent aujourd’hui afin de faire le point sur la marche des services au cours de l’année 2013 et d’esquisser les perspectives pour l’année 2014 », a-t-il déclaré avant d’annoncer les matières qui feront l’objet des débats au cours des présentes assises telles qu’énumérées ci-haut.

L’heure est aux stratégies face au nouveau défi

 

            Conscient du nouveau défi qui l’attend avec ses collègues gestionnaires des services de la douane nationale, Rugwiza Magera en appelle à plus d’ingéniosité en vue de se mettre en règle avec les recommandations de l’autorité budgétaire.

            Pour ce faire, la présente session des Directeurs devra tout mettre en œuvre pour parvenir au résultat.

            C’est la raison de la tenue desdites assises au début de l’année pour se préparer face aux enjeux.

« Ainsi que vous pouvez le constater, la barre des prévisions budgétaires des recettes de l’exercice 2014 est placée si haut qu’il faudra beaucoup d’ingéniosité pour la franchir.

            Aussi, la décision de tenir cette session en début d’année procède-t-elle de notre volonté de nous mettre, d’ores et déjà, au travail afin de nous préparer à faire face aux enjeux qui sont devant nous et à relever le défi qui nous est lancé », a-t-il martelé.

            Avant de leur rappeler la devise qui a toujours conduit les douaniers depuis son avènement en août 2005, à savoir : « Toujours davantage, aujourd’hui plus qu’hier et demain plus qu’aujourd’hui ».

            Pour y parvenir, conseille-t-il aux directeurs gestionnaires, des efforts doivent être redoublés dans la mobilisation des recettes, tout comme la lutte sans répit contre les antivaleurs (corruption, fraude, tracasseries, détournements et impunité).

            Ouvrant solennellement les travaux, le ministre délégué aux Finances Patrice Kitebi a fait savoir que son ministère a pris l’engagement d’organiser un certain nombre de sessions de formation de lutte contre la fraude en associant les services de l’assiette.

Dom 

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