Budget : l’Assemblée Nationale respecte sa cure d’amaigrissement

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parlementAlertés par des informations parues dans la presse locale accusant l’Assemblée nationale de s’opposer à l’application du principe de réduction de train de vie des institutions, les présidents des groupes parlementaires se sont réunis le samedi 25 juin au Palais du peuple en vue d’analyser la situation. A l’issue de leur réunion, ils ont tenu d’abord à rappeler à l’opinion cette évidence : le rôle de l’Assemblée nationale est de voter la loi de finances, et non de l’exécuter. Son exécution relève de la compétence du gouvernement.

Concernant la mesure de réduction de train de vie des institutions telle que recommandée par le chef de l’Etat, les députés nationaux font savoir que leur institution avait déjà souscrit à la pratique. Et sa dotation subit, depuis quelque temps, non pas une réduction de 30% souhaitée mais plutôt de 40%.

Par ailleurs, la Représentation nationale se dit surprise d’entendre qu’on chercherait encore à soustraire 30% dans les 60% restants. Ce serait une façon de bloquer le fonctionnement de l’Assemblée nationale.

Ci-dessous la réaction des présidents des groupes parlementaires : Nous, Présidents des. Groupes parlementaires de l’Assemblée nationale, dénonçons avec fermeté la diffusion par certains journaux d’une contrevérité imputant gratuitement aux Députés nationaux, déjà en vacances parlementaires, le refus de voir leur budget subir des coupes suivant l’option politique de réduction du train de vie de l’Etat portée par la loi de finances rectificative en attente de promulgation; ceci dans le seul but de salir l’image de marque de la
Représentation nationale.

Aussi, mus par le souci de transparence et nous refusant à laisser la désinformation l’emporter sur la vérité, tenons-nous à apporter à l’opinion les précisions de clarification ci-après:

1)  Le rôle de l’Assemblée nationale est notamment celui de voter la Loi de finances et non de l’exécuter. Son exécution est du ressort du Gouvernement. Ainsi, la mise à exécution de l’option de réduction du train de vie relève entièrement du Gouvernement. Au plan des principes, imputer à l’Assemblée nationale le refus de voir son budget subir des coupes à l’instar des. autres institutions appartient au domaine de l’absurdité.

Aussi, devrions-nous souligner que, dans le cadre de la loi de finances rectificative précitée, toutes les institutions, Assemblée nationale comprise, ont vu leurs budgets subir des coupes de manière juste et équilibrée.
2) A ce sujet et contrairement aux allégations d’une certaine presse, faisons noter l’option de civisme en vertu de laquelle l’Assemblée nationale avait déjà acquiescé à la pratique de ne pas bénéficier de la totalité de sa dotation budgétaire soumise à une réduction, non pas de l’ordre de 30% telle que souhaité par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, dans le cadre de ladite option de réduction du train de vie des institutions, mais plutôt de 40 % de son budget.

En effet, c’est sur les 60% restants que le Gouvernement• compte soustraire arbitrairement les 30 autres pourcents, ne laissant à l’Assemblée nationale que 30%, là où d’autres instances étatiques enregistrent des dépassements allant même jusqu’à 800%, pour ne prendre que l’exemple d’un seul organe du Gouvernement.

3) C’est l’Assemblée nationale, rappelons-nous, qui, de par ses attributions d’autorité budgétaire, avait encouragé le Gouvernement d’élaborer et de déposer un projet de loi de finances rectificative, destiné à assurer l’équilibre entre les dépenses publiques et les recettes ayant subi un coup à la suite notamment de la chute des cours des matières premières.

4) Qu’à cela ne tienne, nous nous en tenons au strict respect des
termes de la Loi de finances rectificative qui consacre de manière
équilibrée et responsable l’option de solidarité nationale nous dictée
par la conjoncture économique de l’heure.

Car, aucune dépense extrabudgétaire ne devrait avoir place dans un
Etat de droit comme le nôtre, encore qu’elle soit contraire à  toute
règle de bonne gouvernance.
C’est pourquoi nous veillerons à la bonne exécution de ladite loi
rectificative au cours de la prochaine Session budgétaire.
5) Demandons enfin avec insistance à la presse nationale de ne pas se
laisser manipuler par certains hommes politiques n’agissant que pour
le compte de certains intérêts mesquins et de toujours vérifier les
informations à la source.

Fait à Kinshasa, le 25 juin 2016

Les Groupes parlementaires
PPRD
UDPS & Alliés
AFDC
MSR & Alliés
ARD
EDD
GPLDS
GPR
MLC & Alliés
PALU & Alliés
REE
TA
UNC & Alliés
UNITE