Budget : cap sur le développement social

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Le Premier ministre Augustin Matata  Ponyo a déposé hier lundi 29 septembre 2014 le projet de loi budgetaire pour l’exercice 2015 au bureau de l’Assemblée nationale. La hauteur du budget est de l’ordre de 8 milliards 300 millions de dollars US.

            Devant la presse dans le hall du Palais du Peuple à l’issue de son entretien avec le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, le chef du gouvernement a reconnu que ce projet de budget est modeste par rapport aux potentialités de la République Démocratique du Congo. Il a toutefois  noté des progrès notables comparativement aux budgets précédents en illustrant par celui  de 2001 qui se chiffrait à 300 millions de dollars US alors que l’actuel  avoisine les  9 milliards de dollars américains.

            Analysant rapidement ce budget, Augustin Matata a fait ressortir le fait qu’il tient compte de la vision du chef de l’Etat axée sur la révolution de la modernité. Il s’inscrit ainsi  dans la logique du développement social car il prévoit la construction, la réfection et la modernisation des hôpitaux, des écoles, des infrastructures et autre secteur agricole .

            C’est une réponse directe aux préoccupations sociales de l’ensemble de la population par l’intensification des parcs agricoles  comme  celui  de Bukanga Lonzo  érigé sur une superficie de 5.000 hectares. Le chef de l’Exécutif est convaincu que les réalisations prévues au budget relèvent de la vision de l’émergence de la RDC à l’horizon 2030.

            Se basant sur le discours du chef de l’Etat à l’Assemblée générale des Nations-Unies, Matata  a affirmé que la RDC est debout avec un taux de croissance et un PIB de 10%, fait exceptionnel depuis une dizaine d’années. « La  RDC connait une forte croissance économique, la meilleure au monde, un cadre macro économique et un taux de change stable, une inflation maitrisée à 1% » a-t-il affirmé. Une manière pour le chef du gouvernement de démontrer à ses détracteurs qui convoitent son fauteuil que le bilan de sa gestion à la tête du gouvernement depuis le début de la législature en cours  est en tous points positif.

            On attend maintenant que le projet soit soumis aux débats pour en connaître les ressorts et les différentes articulations.

            Il y a lieu de signaler que le jour même où le Premier Ministre déposait le projet de loi budgétaire, Aubin Minaku se rendait à la Cour des comptes où il a lâché une phrase qui a fait jaser : le temps du contrôle pédagogique est terminé, place maintenant au contrôle- sanction.

            Qu’a-t-il voulu dire ? On se perd en conjectures. Une chose cependant, mérite d’être rappelée : la réddition des comptes de la République pour l’exercice budgétaire précédent avait été recalée lors de la dernière plénière par une exigence formelle de l’avis préalable de la Cour des comptes.

 

Eric WEMBA 

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