Budget 2014 : les Kinois interpellent leurs élus

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téléchargement (2)Le Réseau Budget Participatif (une organisation de la société civile) a organisé une tribune d’expression populaire sur le budget participatif et les financements publiques dans la ville province de  Kinshasa, le samedi 02 novembre 2013, dans la salle des conférences de l’église Notre Dame de Fatima, dans la commune de la Gombe. Cette tribune était coordonnée par  Henry Christin Longendja, Directeur exécutif du réseau et du Comité des Droits de l’Homme et Développement (Codhod).

Cette rencontre avait entre autres objectifs,

celui d’échanger avec l’autorité provinciale sur la nécessité de prendre un édit instituant le budget participatif comme mode de gestion de la ville de Kinshasa ainsi que les communes. Malheureusement le ministre provincial du Plan, Budget, Travaux Publics et Infrastructures était empêchés.

Les budgets communaux pèchait par :

– la faible transparence ou faible accessibilité des citoyens à l’information budgétaire ;

– la faible participation de ceux-ci au processus budgétaire ;

– une faible expertise et technicité des acteurs de la société civile  dans les questions budgétaires ; etc.

Ces réalités que l’élaboration des budgets ne tient pas compte des besoins réels des populations. Cette situation est vécue à tous les niveaux municipal, provincial et national.

Par conséquent, le budget est sous-estimé par la population. Cela fait que, les besoins sociaux de base ne sont pas pris en compte.

 Les priorités communales

« Faire une chose pour moi et sans moi, cela est contre moi» : cet adage traduit le souhait le plus ardent des points focaux des différentes communes de voir leurs autorités municipales élaborer pour l’année 2014 des budgets qui prendront en compte les vrais problèmes qui sont les leurs.

Dans la ville de Kinshasa, les habitants de la  commune Kinsenso vivent dans une précarité impossible. Leurs problèmes majeurs sont notamment le manque d’infrastructures routières adéquates, d’accès à l’eau potable, les  érosions surtout avec le retour de madame la pluie. Cette commune est comptée parmi les municipalités les plus enclavée. Puisqu’elle n’a pas de routes secondaires.

Dans la commune de Bumbu, on note l’insalubrité liée à l’ignorance des règles d’hygiènes et du savoir-vivre communautaire. Le manque d’éclairage public entraine l’insécurité ainsi que la prostitution juvénile. Il faudrait noter que le non respect des règles d’hygiènes entraine un taux élevé de la mortalité infantile dans ladite commune.

Pour la municipalité de Lingwala, le représentant a souligné que les priorités sont la réhabilitation du marché Kalembe-Lembe (surtout les installations hygiéniques) ; et la construction d’une salle polyvalente dans l’enceinte de la maison communale.

Il sied de relever que la majorité des communes kinoises ont presque les mêmes problèmes : l’insécurité ; l’insalubrité ; le manque d’infrastructures routières, scolaires, médicales ; la faible desserte électrique et en eau potable ; etc.

Dorcas NSOMUE   

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