Budget 2014 : l’agriculture réaffirmée priorité

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La République Démocratique du Congo dispose de fortes potentialités agricoles avec plus de quatre-vingt millions d’hectares de terres, dont environ 10% seulement sont en exploitation. A cet effet, un atelier de renforcement du noyau/Fanrpan sur le monitoring du budget  et le plaidoyer en faveur du secteur de l’agriculture congolaise se tient depuis hier lundi 28 octobre dans la salle des conférences de la paroisse du Sacré- Cœur, à Gombe.

La cérémonie d’ouverture était présidée par Hubert Ali Ramazani, Secrétaire général au ministère de l’Agriculture, Pêche et Elevage.

 Organisé par le Centre d’Echanges pour des Réformes Juridiques et Institutionnelles (CERJI), ces assises de 48 heures reposent sur  quatre axes :

—  renforcer les capacités des participants sur les méthodes et techniques de monitoring du budget national ;

-contribuer à la vulgarisation du « Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine » (PDDAA), en portant une attention particulière sur l’importance d’un investissement budgétaire conformément au Pde Maputo ;

-mettre en évidence les efforts déjà consentis par d’autres partenaires nationaux dans le cadre de ces deux  thématiques ;

-informer les participants sur l’existence du Noyau du Réseau Fanrpan qui se traduit par le Réseau d’Analyse des Politiques Alimentaires, Agricoles relatives aux Ressources Naturelles dans le sol congolais. Cette structure tient à renforcer ses actions et son partenariat avec toutes les parties prenantes dans le domaine de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage, à travers des recommandations bien formulées.

D’après le Protocole de Maputo signé par les chefs d’Etats africains en 2009, les pays signataires devaient réserver au moins 10% de leur budget national à l’agriculture. Car, les études ont démontré que l’agriculture est parmi les secteurs qui permettent de booster  le développement, d’éradiquer la faim et de lutter contre la pauvreté.

La RDC dispose d’un potentiel agricole énorme capable de nourrir environ deux milliards de personnes. Cependant, sa production ne couvre pas encore ses besoins internes en nourriture. Et, le gouvernement préfère investir dans des importations des denrées alimentaires qui engloutissent beaucoup de ressources financières. Ces aliments sont parfois sources de certaines maladies, d’après quelques études médicinales.

 Les thématiques

 Trois exposés étaient au programme, notamment celui du professeur Florimond Muteba, qui a parlé des techniques du monitoring du budget et des raisons de conduire un monitoring du budget. Serge Sabi a planché sur le processus PDDAA en RDC, le  budget de l’agriculture ; défis et perspectives à court terme, et Nathanaël Buka s’est focalisé sur le rôle du paysan dans le plaidoyer pour le meilleur investissement dans l’agriculture, les étapes parcourues, défis et perspectives.

Le professeur Florimond Muteba a souligné que la rédaction du budget exige beaucoup d’études. Les structures outillées en matière se servent du budget de l’année en cours comme référence, afin de déterminer les avancées. D’où le cadrage macro-économique.

Il existe une phase préparatoire. Celle-ci est consacrée à la détermination des perspectives  Elle part du mois de janvier à celui de mars. Elle prend en compte tous les éléments des finances. C’est au cours de cette phase que l’on parvient à déterminer le taux de croissance et de définir les modalités de cette croissance. Ensuite interviennent les phases d’exécution et de contrôle.

L’orateur a relevé quelques éléments pouvant booster le monitoring pour que les actions que mène la société civile ou les organisations paysannes soient prises en compte par les décideurs. Il a noté qu’il faut simplifier et diffuser le budget dans le contexte ; identifier et établir les priorités de la population en faisant pression sur les gouvernements central et provincial; influencer les politiques ; connaitre les revenus des industries extractives ; etc.

Au cours de ces travaux, il sera question d’identifier les initiatives déjà entreprises par pays mais aussi de vérifier l’adéquation entre ces initiatives, a affirmé maître Charles M.Mushiri, directeur de la Cerji.

Dorcas NSOMUE 

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