Bruxelles : F. Tshisekedi et Muzito contre le 3me mandat de Kabila

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L’heure des alliances entre partis, regroupements et personnalités politiques a largement sonné en République Démocratique du Congo. On en veut pour preuve le rapprochement entre Félix Tshisekedi, président de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), et Adolphe Muzito, Premier ministre honoraire et haut cadre du Palu (Parti Lumumbiste Unifié), à partir de Bruxelles, où ils séjournent tous les deux. Selon les termes de leur communiqué conjoint, ils s’engagent à lutter ensemble pour bloquer toute velléité de rebondissement de Joseph Kabila pour un troisième mandat. Par ailleurs, ils clament, haut et fort, leur rejet de la machine à voter et exigent l’élimination de tous les faux jetons du fichier électoral, la libération de tous les prisonniers politiques, la libéralisation des activités politiques, la protection des leaders politiques en période électorale, etc.

Le « pacte » signé par Félix Tshisekedi et Adolphe Muzito, tous deux candidats à la présidentielle du 23 décembre 2018 démontre si besoin est, que l’Opposition est préoccupée d’abord par l’assainissement de l’environnement politique et électoral avant que chacun se focalise sur ses ambitions politiques.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Pour concrétiser la volonté populaire d’union  entre les leaders politiques engagés pour le changement en République Démocratique du Congo, MM. Adolphe Muzito Fumunsi, ancien Premier ministre, député national et Félix Tshisekedi Tshilombo, président de l’UDPS et du Rassemblement, ont au cours de la réunion tenue à Bruxelles, le samedi 2 juin 2018, convenu ce qui quit :

1° Le rejet d’un troisième mandat de Monsieur Joseph Kabila conformément aux principes constitutionnels tels que repris dans l’Accord de la Saint Sylvestre;

2° la ternue des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales en une seule séquence, le 23 décembre 2018, telles que prévues par le calendrier électoral, accepté par toutes les parties congolaises;

3° Le rejet de la machine à voter que tente d’imposer la CENI comme une machine destinée à tricher;

4° La restructuration de la Ceni avec l’objectif de la rendre impartiale et au service de la démocratie;

5° d’élaguer du ficher électoral, tous les cas des électeurs douteux relevés par la mission du comité d’audit;

6° L’application des mesures de décrispation politique telles que prévues par l’accord de la Saint Sylvestre;

7° L’implication effective de toutes les parties prenantes au processus électoral pour en assurer la crédibilité;

8° La sécurisation des acteurs politiques pendant toute la période préélectorale, électorale et post électorale.

 

Fait à Bruxelles, le 02 juin 2018

 

Adolphe Muzito Fumunsi