« Comment briser le plafond de verre pour les femmes candidates aux élections en RDC »

0
103
La représentante du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), Diené Keïta, a procédé hier jeudi 26 janvier 2017 au vernissage du livre d’un expert de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Dieudonné Mirimo, intitulé : « Comment briser le plafond de verre pour les femmes candidates aux élections en République Démocratique du Congo ». Dans cet ouvrage, l’auteur présente les principaux obstacles qui se dressent sur la route de la conquête du leadership électoral et que doivent affronter des femmes engagées dans un cycle électoral en général et des Congolaises en particulier. Cette cérémonie s’est déroulée au salon « Bonobo » de l’Hôtel Venus, dans la commune de la Gombe, devant plusieurs responsables des structures impliquées dans la lutte pour le genre, l’équité et l’égalité sociale entre la femme et l’homme. C’est ainsi qu’on a noté à côté des représentants des institutions officielles – telles que le Parlement,  la CENI, etc. – la présence de ceux des agences des Nations Unies et des organisations non-gouvernementales (ong), concernées par la promotion de la cause de la femme.
Dans son mot de circonstance, la représentante du FNUAP a encouragé l’assemblée à lire cet ouvrage qui est un plaidoyer et un encouragement pour les femmes. Elle a invité les femmes – nombreuses dans la salle – à avoir confiance en elles-mêmes car tout changement dépend d’elles. S’inspirant du livre, elle a insisté sur le fait que les femmes ne se laissent pas bloquer par les coutumes, les traditions et les à-priori négatifs et qu’elles promeuvent les aspects positifs des coutumes. C’est si et seulement si elles sont en mesure de s’assumer qu’elles pourraient changer le visage de la RDC, de l’Afrique et du monde.
 Dans la foulée, elle a aussi interpellé les partis politiques mais n’a pas omis de signaler la contribution de son agence à la promotion de cette cause pour avoir soutenu la création du « Réseau des femmes parlementaires ». Saisissant un exemple du livre pour le baptême, elle lui a souhaité un avenir radieux et surtout a demandé de « se marier et d’avoir beaucoup d’enfants ». Bien avant ce baptême, plusieurs interventions ont eu lieu sur l’ouvrage pour expliquer son opportunité.
 
CENI : les dimanches prioritairement réservés à l’enrôlement des femmes
 
            Simon-Pierre Nanitelamio, directeur de la Division électorale de la Monusco, a réaffirmé la préoccupation des agences de l’Onu de promouvoir la cause de la femme, le genre et a noté que dans nos institutions, sans une représentation significative de la frange majoritaire que sont les femmes, il ne peut y avoir de démocratie inclusive. Il a constaté que l’auteur de l’ouvrage milite pour l’égalité entre hommes et femmes en RDC et interpellé la conscience de tous les êtres humains « genrés » pour que la femme retrouve la place qui lui revient dans le processus électoral et la société. La représentation des femmes restant faible dans plusieurs pays, les efforts pour atteindre l’équité et la parité sont, selon lui, à doubler ou à tripler. Pour ce faire, les prochaines élections locales, provinciales, législatives provinciales et nationales ainsi que la présidentielle vont constituer, pour la RDC, un test de vérité.
            Corneille Nangaa, président de la CEN,I a également salué la parution de cet ouvrage qui démontre que le combat en faveur du genre n’est plus un problème des femmes seules. Il a dénoncé néanmoins les stéréotypes qui diabolisent les femmes et les empêchent de progresser dans la hiérarchie sociale. Il a noté que l’auteur du livre reconnaissait les progrès réalisés en RDC mais les trouvait insuffisants
. En outre, il s’est dit estomaqué de constater que les politiciens, aussi bien du pouvoir que de l’opposition, qui ne s’entendent difficilement sur des questions essentielles de la vie nationale, se liguent curieusement comme un seul homme pour élaguer toute disposition légale visant la promotion des femmes.
            Le numéro un de la CENI a annoncé que les dispositions sont prises pour enrôler en priorité les femmes, particulièrement chaque dimanche.
            Enfin, le Professeur Jean-Louis Esambo, a relevé des similitudes entre lui et l’auteur. Il a notamment rappelé que tous les deux avaient travaillé ensemble, depuis 2004, à la CENI, en qualité d’experts francophones des élections et de ressortissants congolais.
            L’auteur a pris également la parole pour remercier l’ensemble de ses hôtes et tous ceux qui l’ont aidé dans son travail.
SAKAZ