Brigade africaine d’intervention : les Tanzaniens déjà en mission de familiarisation avec le terrain

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advanceteamLa situation sécuritaire au Nord-Kivu demeure tendue et imprévisible. A en croire le porte-parole militaire de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation de la RD Congo(Monusco), le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, les rebelles des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) et les Mayi-Mayi Nyatura, ont mené des attaques séparées contre les positions du M23 déployées respectivement à Kahunga et Rutshuru.

En effet, au cours du point de presse hebdomadaire de la mission tenu hier mercredi 19 juin 2013 à son Quartier général, il a fait état des tensions qui ont été rapportées dans le territoire de Masisi, suite aux attaques lancées par les éléments de l’Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) contre les bases de l’armée gouvernementale et les postes de la Police Nationale Congolaise (PNC) déployés dans ce secteur. « Toutefois, des combats fratricides opposant plusieurs factions de la milice Nyatura ont aussi été signalés.

Les Mayi-Mayi Nduma Défense du Congo (Cheka) et les Rahiya Mutomboki ont élargi leurs zones opérationnelles dans le territoire de Walikale, en se déployant dans les régions laissées vacantes par les FARDC suite à leur redéploiement vers d’autres régions » a-t-il précisé.

Entretemps, signale-t-il, la Brigade du Nord-Kivu de la Force de la MONUSCO poursuit les opérations unilatérales dénommées : « Wide awake » (Réveil total), « Formidable » (Formidable) et « Silent Guns » (Armes silencieuses), visant à contrer toute menace des groupes armés contre la ville de Goma, notamment le M23 ; mais aussi à maintenir une sécurité optimale dans et autour de cette capitale provinciale.

Par ailleurs, ajoute l’officier anusien, les Casques bleus Tanzaniens de la Brigade d’Intervention de la Force de la MONUSCO poursuivent la conduite régulière des patrouilles intensives de jour comme de nuit dans la localité de Sake et sur l’axe menant vers Goma. Avec le bataillon Indien de la MONUSCO, ils mènent conjointement d’autres patrouilles dans la ville de Goma. Le but est de se familiariser avec le terrain, et d’interdire toute activité des groupes armés dans ce secteur.

Exactions et violations des Droits de l’Homme par le M 23

En effet, a rapporté le lieutenant-colonel Basse, le 13 juin 2013, les éléments du M23 sont entrés par effraction dans plusieurs maisons du quartier Murambi à Rutshuru, et pillé d’importantes sommes d’argent, des téléphones portables et plusieurs biens de valeur. Le même jour, ils ont tenté d’assassiner un chef local dans la région de Kiringa, située à 4 kilomètres à l’Est de Rutshuru en tirant sur lui.

Enfin, le 14 juin 2013, ils ont violé une résidence située dans le quartier Kimbaseke de Kiwanja, et tué un (01) agriculteur.

En représailles à une embuscade tendue contre le M23, le 11 et 12 juin 2013 par les Mayi-Mayi PARECO (Patriotes Résistants Congolais) et Nyatura, dans la région de Kiringa et de Bunyangula, situées à 4 km à l’Est de Rutshuru et à 2 km de Kiwanja, le mouvement rebelle a organisé des opérations de bouclage et de ratissage dans plusieurs localités, notamment à Kiwanja. Elles se sont soldées, selon le porte-parole militaire, par l’arrestation arbitraire d’une douzaine de suspects que le M23 compte juger devant ses juridictions parallèles « illégales », établies à Bunagana.

Affirmant enfin que des rapports signalent également que les éléments du M23 qui ont torturé et enrôlé de force les civils vivant dans les régions où les embuscades ont été menées, les accusant de collaborer avec les groupes armés, le lieutenant-colonel Basse signale que le 14 juin 2013, les miliciens Nyatura ont lancé une double attaque contre le camp du M23 à Pena, situé à 1 km au Nord-est du marché de Rutshuru. Ils ont libéré certains de leurs complices détenus dans les geôles du M23, et tué quatre (04) rebelles de ce mouvement insurrectionnel, dont un (01) officier.

Tshieke Bukasa

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