Briefing des leaders des jeunes sur la coalition en CCC et la PF

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Les  leaders des jeunes kinois ont été briefés du 3 au 5 octobre 2012, sur la coalition de la communication pour le changement de comportement (CCC/IEC) et le plaidoyer axés sur la planification familiale (PF). Organisé par le Fonds des Nations Unies pour la population, cette activité qui s’est tenue au carrefour de jeunes de Matete s’est fixée comme objectif majeur, la contribution au repositionnement de la planification familiale en RDC d’ici 2020. D’une manière spécifique, l’activité de trois jours a rappelé l’historique de la planification familiale en RDC de 1960 à 2012. Elle a constitué  un cadre d’échange sur le sommet de Londres de juillet 2012 et sur la stratégie de l’Unfpa en matière de planification familiale et conduit les participants à définir leur rôle dans le cadre du repositionnement de la planification familiale. A l’issu de ce briefing, les membres de la coalition ont pris conscience de la situation de la planification familiale en RDC ainsi que les enjeux de l’heure au niveau national et international. En plus chaque groupe a identifié ses actions ciblées en matière de changement de la communication du changement de comportement.

Par ailleurs, il faut noter que depuis le début des années 1990, les progrès sur la planification familiale ont été handicapés par un certain nombre de facteurs critiques. Il s’agit principalement  de l’engagement politique et financier à la baisse. En effet, le financement des services de planification familiale a diminué de manière significative de 40% en 1997 à 5% en 2007. Tandis que le financement de base des services de santé de reproductive a diminué de 33% à 17% pendant la même période. Pour ce qui est de la RDC, le désengagement progressif de l’Etat des services sociaux de base depuis 1987 s’est traduit entre autres par la modicité du budget de l’Etat alloué à la santé et ce, malgré la signature par le pays de la charte d’Abuja de l’Union africaine en 2004.

Laquelle  demande à chaque pays membre d’allouer au moins 15% de son budget à la santé. Quant à la planification familiale, elle est financée à 74% par la coopération multilatérale, à 11% par la coopération bilatérale et à 15% par les ménages. La conséquence de cette situation sont catastrophiques sur la santé des femmes et des enfants notamment très faibles accès aux produits et aux services de santé de qualité, y compris les contraceptifs. Il faut signaler l’existence de la loi 1920  qui est à présent obsolète parce que datant de la période coloniale et en handicape la promotion et la pratique de la planification familiale.

 

Yves Kadima

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