Brazzaville : l’aéroport de Maya-Maya se modernise

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De passage à Brazzaville, en partance pour Douala(Cameroun), nous avons été impressionnés par la transformation de l’aéroport international de Maya-Maya, desservant la capitale de la République du Congo. Ayant deux modules, le premier a une piste d’atterrissage de 3.700m et vient d’être livré aux autorités congolaises. Quant au deuxième, il est encore en construction.

            Nationaux et étrangers qui empruntent ses installations constatent que ce nouvel aéroport comprend six passerelles télescopiques vitrées adaptées aux avions de type Airbus A380 et Boeing 747-400. Les dirigeants de ce pays, le président Denis Sassou-Nguesso en tête, démontrent à travers cette œuvre un engagement très fort dans le développement de ce pays auquel ils sont fort bien attachés.

            «Je suis arrivé au Congo en 2006. J’y reviens aujourd’hui en 2013 et je constate que le Congo fait beaucoup d’effort vers le développement ». Ainsi, s’est exprimé le président de la Banque Mondiale, qui est passé par Brazzaville, en allant à Kinshasa, où il accompagnait le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki Moon. Il n’a pas cru à ses yeux en voyant Maya-Maya subis une véritable cure de jouvence, une métamorphose complète.

            En effet, il y a à peine cinq ans, Maya-Maya (Brazzaville) et Agostino Neto (Pointe-Noire) n’avaient rien de comparable aux aéroports de grandes villes. Mais, aujourd’hui, ils ont portent la robe qui leur manquait, grâce à la volonté d’un homme : Denis Sassou-Nguesso. Non seulement ces anciens aéroports ont été modernisés, comme Ngot Ndzoungou (Dolisie, au sud du pays) qui n’a rien à comparer d’avec son aspect de l’année 2000, mais encore, de nouveaux ont été construits avec la même modernité qui n’a rien à envier à celle de grands aéroports internationaux. C’est aussi le cas de l’aéroport d’Ollombo (au Nord du pays).

Des barrages hydroélectriques pour réaliser le boulevard énergétique

Facteur du développement, l’électricité a fait longtemps défaut au Congo. Pour pallier l’insuffisance d’électricité à Brazzaville et son manque au Nord du Congo, les dirigeants du pays, grâce à la coopération avec la Chine, ont décidé l’aménagement du barrage hydroélectrique d’Imboulou qui fait partie de ce que le président Sassou-Nguesso a appelé lui-même « le boulevard énergétique » devant partir de Pointe-Noire à Ouesso. Bien sûr, le barrage de Moukoukoulou dans la Bouenza (Sud-Est du pays), victime de barbarie humaine de 1997(guerre civile), a été réhabilité et fourni régulièrement l’électricité.

            Mais, le barrage d’Imboulou va être appuyé par un autre, de faible capacité. Il s’agit du barrage de Liouesso dans la Sangha (au Nord du Congo).

            En fait, a témoigné un confrère journalistes local, les actions de développement que mène Denis Sassou Nguesso à la tête de son pays sont très parlantes. « Il est évident que les citoyens, honnêtes, disent que ce n’est pas encore beaucoup. Normal, puisqu’on sait que beaucoup a été fait mais beaucoup aussi reste à faire. C’est normal parce qu’au lieu de commencer par construire, Denis Sassou Nguesso a commencé en 1997 par la reconstruction d’un pays dont il a levé le pied de l’étrier en 1992. Le temps de la reconstruction n’a sans doute pas permis d’avancer tel qu’il l’aurait voulu. Mais, l’essentiel c’est qu’il ne se lasse pas, il reste engagé sur la voie de la transformation positive du Congo », a-t-il conclu.

Par Tshieke Bukasa, de retour de Malabo 

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