Brasserie de renom : Heineken met le cap sur l’Afrique

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fd3706b2185faa162b58bd241c7e0b6a_largeLa Bralima aujourd’hui au top dans le domaine brassicole en RDC tient à garder son leadership le plus longtemps possible. Cette suprématie dans un secteur où la concurrence est rude, n’est pas le fait du hasard.  Agents et cadres sont habités  souvent par l’idée de donner chacun  dans sa sphère d’action le meilleur de lui-même pour maintenir la Bralima dans sa position de leader dans le secteur brassicole en RDC.  Cette vision fait partie de la philosophie du groupe Heineken qui de son côté, a décidé de conquérir l’Afrique durant ce millenium.

Et pour y arriver, Heineken a  investi ces cinq dernières années, des sommes colossales  en renouvelant et en installant des machines ultramodernes dans ses brasseries présentes en Afrique.

La Bralima, par le biais de son usine de Kinshasa, en a bénéficié l’année passée à travers l’installation de la ligne 5.

Commentant  cette acquisition,  Siepp Himstra, le président d’Heineken chargé de l’Afrique et du Moyen Orient, avait dit ceci : « Adaptée au standard international, la ligne 5 a été mise en place pour augmenter la capacité de production de la brasserie. Un défi repris dans le plan d’investissement d’Heineken ».

En Afrique, le schéma mis sur pied par le premier brasseur européen tourne sur les points suivants :  multiplier les acquisitions, optimiser la distribution et s’approvisionner localement.

Clins d’œil appuyés.

 Les clins d’œil appuyés du groupe Heineken envers le continent noir s’expliquent en partie par les résultats mitigés observés en Europe où le prix de l’orge, une matière première pour la fabrication de la bière, a fait de bonds vertigineux ces dernières années.

Le continent noir connaît un taux de  croissance relativement intéressant.  Quoi de plus normal que le troisième brasseur mondial cible  l’Afrique  ou simplement  les pays émergents africains.

Avec 2,5 milliards d’euros, l’Afrique et le Moyen Orient représentent près de 15 % du chiffre d’affaires total du groupe Heineken contre 12 % en 2011. La production globale de 45 brasseries d’Heineken implantées en Afrique, est passée de 18 millions d’hectolitres à 30 millions d’hectolitres entre 2007 et 2012.

Dans le classement établi par le   premier brasseur européen  en ce qui concerne le continent noir, le Nigeria avec ses filiales Nigerian Breweries et Consolidated Breweries et la RDC avec la Bralima figurent en tête du peloton.

Chiffres éloquents.

 Pour gagner son pari, et au-delà du développement des marques de boissons entre autres, la Primus, Turbo King, Mutzig….  et des innovations en marketing, Heineken mise sur les  acquisitions, la croissance organique et l’optimisation du réseau de distribution.

En sept ans, le géant néerlandais a investi plus de 2 milliards d’euros sur le continent africain dont 400 millions des dollars en 2012.

Expliquant ce choix, Siepp Himstra avait déclaré ceci  : « Nous investissons avec un temps d’avance afin de pouvoir répondre à la demande. Nous construisons des brasseries   technologiquement  à la  pointe pour nous permettre de produire  à faible prix ».

Avec l’installation de la ligne 5, la Bralima produit donc 4 millions d’hectolitres par an.

Au Nigéria, Heineken a fait développer une base des données qui regroupe l’ensemble des distributeurs prenant une longueur d’avance sur la concurrence. Et a même racheté cinq brasseurs locaux.

Heineken a acquis deux brasseries en Ethiopie, plus précisément à Debele et Harar pour 59 et 54 millions d’euros.

La construction d’une nouvelle brasserie  à  Kilinto, à proximité d’Addis Abbeba,  a même été annoncée récemment. Ce projet est évalué à 120 millions d’euros.

Une entreprise brassicole dénommée Heineken East Africa Import Compagny a été installée au Kenya l’année passée.

Développement durable.

            Le géant hollandais en matière de boisson parle beaucoup ces dernières années du « développement durable ». Ce concept s’articule sur le fait que la majeure partie des matières premières sont d’origine locale. En somme, il s’agit de mettre en contribution le secteur agricole, par le biais des coopératives des fermiers avec une chaîne d’approvisionnement intégrée. Cela accroit la productivité et stimule l’économie locale.

Cet engagement se traduit jusqu’ici par 8 projets en riz, sorgho, orge…

Avec des pays suivants : La Sierra Leone, le Rwanda, la RDC, le Nigéria, le Burundi, l’Egypte, l’Afrique du Sud….

            Patrick Villemin responsable des relations institutionnelles en Afrique et au Moyen Orient avait laissé entendre dernièrement que ces projets concernent 100000 familles et plus de 600.000 personnes vont en bénéficier.

            En RDC, a-t-il indiqué, où le  projet riz a été lancé en 2009,  40000 tonnes de riz ont été récoltées grâce à ce programme alléchant.

Cela a occasionné une hausse sensible de la production locale ,  une injection de 20 millions d’euros dans l’économie congolaise et une amélioration notable des conditions sociales des paysans retenus pour ce projet, a-t-il ajouté.

                                                                                                          Jean- Pierre Nkutu

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