Bondo : crise humanitaire causée par la LRA

0
34

Les incursions des rebelles ougandais de la LRA  en République Centrafricaine continuent à avoir différents impacts en République Démocratique du Congo (RDC). Ainsi, depuis le 26 mars, 58 personnes (hommes, femmes et enfants) sont arrivées dans la localité de KPETE en RDC. Le 28 mars 2010 plus de 50 personnes ont traversé la rivière MBOMU pour s’abriter dans la localité congolaise de KPETE. Cela, suite aux dernières incursions de la localité centrafricaine de RAFAI depuis mars 2010. La paroisse de Rafai fut systématiquement pillée; les missionnaires catholiques furent obligés de fuir, rapporte caritasdev.cd

La deuxième incursion LRA a eu lieu le 21 mars 2010 dans la même localité à 15h00, indique une note d’information du diocèse de Bondo. Hélas, le village ou localité KPETE n’a pas une grande densité de population. Les autochtones vivent de l’agriculture de subsistance. Ce qui constitue une grave difficulté pour la prise en charge alimentaire des réfugiés centrafricains, relève la note. Par ailleurs, KPETE dispose d’un POSTE DE SANTE dépourvu de matériels et des médicaments. Or, des cas des maladies, surtout des enfants sont déjà enregistrés.

 

En outre, la localité de KPETE se caractérise par un climat varié ; Les réfugiés dorment sous les paillotes, en plein air sans couvertures et autres dispositions de protection. Les familles d’accueil et les autres habitants organisent opportunément des aides humanitaires à leur taille.

Or, l’afflux des déplacés centrafricains est continu. « Ceci va augmenter l’ampleur des impacts dans notre région et la nécessité d’une planification des aides éventuelles », alerte le Curé de Saint Cœur de Marie de Baye. Les populations de POSTE D’ETAT SAMBILI ont une psychologie atteinte de peur, d’inquiétude. Dans la localité BAKPOLO, située à 68 Km au Nord de BAYE, un grand nombre de MBORORO y est signalé. Cette présence présage l’éventuelle infiltration des éléments de la LRA, compte tenu de rapports de collaboration entre les deux groupes.  

Guy-Marin Kamandji

LEAVE A REPLY

*