Bois : Greenpeace accuse l’administration

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justice6L’ONG Greenpeace Africa a organisé une conférence de presse le lundi 3 mars 2014 au  Cepas, afin d’attirer l’attention de l’opinion publique et des décideurs politiques sur la mauvaise gestion des forêts congolaises. Ces informations sont du reste consignées dans un rapport  intitulé « Couper ! L’exploitation forestière illégale en République Démocratique du Congo- un mauvais scénario » et publié depuis le 04 mars 2013.

La conférence était animée conjointement par Raoul Monsembula,  Coordonnateur national et Paulo,  Conseiller international  forêt de Greenpeace. Au cours de cette séance d’échanges, les orateurs ont donné une vue globale de la problématique de l’exploitation illégale du bois en territoire congolais. Ils se sont particulièrement appesantis sur les conflits sociaux qui opposent les communautés locales aux entreprises d’exploitation dans la province de l’Equateur.

Une année après  la publication de leur rapport, les membres de cette Ong ont constaté que rien n’a changé. Leurs analyses se basent sur  les violations répétées de la législation par les exploitants, les plaintes récurrentes des communautés locales ainsi que la mauvaise gestion des forêts par l’administration.

Les deux intervenants  ont, en outre,  évoqué la question relative au non respect du « Règlement Bois de l’Union Européenne » (RBUE) par les entreprises œuvrant en RDCongo. Pourtant, il y a l’impérieuse nécessité de protéger la plus grande deuxième forêt tropicale du monde, qui fait vivres des milliers d’autochtones et qui constitue par ailleurs une des réponses au problème du réchauffement climatique de notre planète.

Il a été constaté aussi que depuis plusieurs années, le marché du bois en Europe est envahi par le bois exploité illégalement et provenant de la République Démocratique du Congo.

Pour Greenpeace, le non respect des lois congolaises par les entreprises d’exploitation et l’octroi illégal des permis d’exploitation industrielle aux sociétés prouvent que l’administration congolaise connaît de sérieux problèmes de fonctionnement. On note le manque de contrôle, par les responsables du secteur, de la quantité exacte des grumes destinées à l’exportation, leur marquage incorrect compromettant leur traçabilité, la délivrance complaisante des permis de coupe, etc.

            Les orateurs ont nommément cité le cas de Sicobois, une entreprise implantée au nord de la province de l’Equateur, qui exploite illégalement le bois mais dont le personnel s’illustre aussi dans des actes de maltraitance vis-à-vis des populations locales.

            Les témoignages rendus par des victimes résidant dans la cité de Lisala ainsi que dans les villages de Mondunga Mombilo ont conforté Greenpeace dans sa prise de position.

    A cet effet, Greenpeace France a déposé une plainte en vertu du RBUE après l’exposition d’un lot de grumes de Sicobois, soupçonnées avoir été illégalement exportées et entreposées dans le port de Caen.

Dorcas NSOMUE  

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