Blocage de l’accord du 31 décembre : le Rassemblement prêt à actionner le «Plan B»

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Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Après son retour triomphal à Kinshasa le lundi 17 avril 2017, Félix
Tshisekedi est encore sorti de sa réserver hier lundi 24 avril 2017 au
siège de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, son parti.
Des combattants de l’UDPS et du Rassemblement venus des quatre coins
de la capitale pour suivre en live le message de celui qu’ils ont
surnommé « Fatshi », lui ont réservé un accueil délirant.

Des sociétaires du Rassemblement, notamment Pierre Lumbi, Martin
Fayulu, Jean-Bertrand Ewanga, José Endundo, Claudel Lubaya, Christian
Mwando, François Mwamba… ont marqué de leur présence cette « matinée
politique ».
Après avoir harangué la foule, Félix Tshisekedi a promis de donner
incessamment un mot d’ordre au peuple congolais pour récupérer son
pouvoir confisqué. Face aux militants du Rassemblement, la forte
présence des forces de l’ordre aux alentours du siège de l’UDPS
faisait redouter un affrontement. Mais, il y a eu plus de peur que de
mal. Félix Tshisekedi a bouclé son adresse par un appel au calme.

MESSAGE DU PRESIDENT FELIX TSHISEKEDI A L’OCCASION DE LA CLOTURE DE LA
MATINEE POLITIQUE DU RASSEMBLEMENT DES FORCES POUTIQUES ET SOCIALES
ACQUISES AU CHANGEMENT TENUE A KINSHASA LE LUNDI 24 AVRIL 2017
Monsieur le Président du Conseil des Sages,
Messieurs les Présidents des Composantes Membres du Rassemblement,
Mesdames et Messieurs tout protocole observé,
Combattantes et Combattants,
Chers Compatriotes,

Nous sommes rassemblés ce jour pour commémorer l’avènement du
multipartisme, du pluralisme syndical et de la liberté de la presse
obtenus de haute lutte par notre peuple voici exactement 27 ans.
Lorsque le 24 avril 1990, le Président MOBUTU annonce -non sans
émotion dira-t-il, la fin du parti-Etat, à la tête duquel lui-même
trônait sans partage depuis son coup d’Etat de novembre 1965, il
cédait, devant la pression exercée par notre peuple, sous la houlette
d’Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA et de ses compagnons de lutte que sont
notamment Frédéric KIBASSA MALIBA, Marcel LlHAU, Vincent MBWAKIEM,
Gabriel KYUNGU WA KUMWANZA, Anaclet MAKANDA et d’autres encore qui
tous, ont marqué l’histoire de notre pays.
Ici, et devant vous, je salue ces combattants de la liberté et leur
rends en votre nom à tous, l’hommage qu’ils méritent.

Chers Compatriotes,
L’ouverture démocratique du 24 avril 1990 a démontré que rien ne peut
résister à un peuple déterminé à s’affranchir d’un régime
d’oppression.
Quelle que soit la puissance d’un tyran, le peuple demeure le
souverain primaire, à qui revient le dernier mot.

Le 24 avril 1990 est ,devenu, ainsi, l’une des dates marquantes de
l’histoire de la
lutte glorieuse de notre Peuple pour la conquête de sa dignité et des libertés
fonda mentales.
Depuis cette date, les Congolais n’ont cessé de se battre avec
détermination contre les tentatives répétées de ceux qui se sont
succédé au pouvoir dans notre pays, de remettre en cause le nouvel
ordre démocratique issu de la victoire du 24 avril 1990.
De la Conférence Nationale Souveraine à ce jour, des milliers de nos
compatriotes ont payé de leur sang, la défense des acquis
démocratiques.

Chers Compatriotes,
Au nom de tous les Congolais, je pense à tous nos héros, à tous nos
martyrs tombés au champ d’honneur pour que vive à jamais la
démocratie, l’Etat de.
droit, les libertés publiques, le respect des droits humains et le
progrès social dans notre cher, beau et grand pays, la République
Démocratique du Congo. Je pense aussi à toutes leurs familles avec
lesquelles le Rassemblement partage la même douleur.
En leurs mémoires, je vous demande de bien vouloir vous lever, pour
observer un moment de silence.
Souvenons-nous Mesdames et Messieurs: la première estocade tendant à
briser l’espoir né le 24 avril 1990 vient de Monsieur MOBUTU lui-même.
En effet, en lieu et place du multipartisme intégral et digne de ce
nom, le régime inonde l’échiquier politique, comme mécanisme de
conservation du pouvoir, des partis nourris à ses mamelles et
travestit ainsi la noblesse de cette démocratie naissante.
Comme il fallait s’y attendre, ces manœuvres politiciennes, qui
privaient le peuple de sa victoire pacifique, vont notamment exacerber
des luttes armées anciennes et nouvelles dégénérant en ce qui a été
qualifié de première guerre mondiale d’Afrique.

Les conséquences sur la vie de la nation de ces convulsions, nées de
la volonté du Président de la République de l’époque de demeurer en
place par défi, ont été d’une gravité incommensurable: six millions de
morts en dix-ans.
Certes le Président MOBUTU a été chassé, mais en réalité un groupe
politico-militaire, surgi de nulle part, s’est accaparé du pouvoir,
conduisant le pays à une partition de fait sur fond d’une instabilité
généralisée et d’une situation économique et sociale catastrophique.

Chers Compatriotes,
Fort heureusement, rattrapées sans doute par l’esprit du 24 avril 1990
et appuyées par les partenaires extérieurs, la classe politique et la
société civile vont se retrouver en Dialogue inter-congolais à
Sun-City.
A ce Forum, les Congolais poursuivent trois objectifs: réaliser la
réunification du pays, lui assurer une stabilité politique et lui
garantir l’alternance démocratique de manière à placer définitivement
la République sur le chemin du progrès.
A cet effet, fut scellé un pacte républicain dûment coulé dans la
Constitution de février 2006, approuvée par référendum par une large
majorité de la population. Aux termes de ce pacte, il est stipulé que
le mandat du Président de la République est de cinq ans renouvelable
une seule fois. C’est donc clairement un bail, octroyé par le peuple
propriétaire des lieux, dont la durée est de cinq ans minimum et de
dix ans maximum. Pour que nul ne soit tenté d’y déroger, cette
disposition est verrouillée dans notre Constitution en son article
220.

Chers Compatriotes,
Se doter des règles est une chose. En faire un usage conforme à sa
lettre et à son esprit en est une autre. Où donc en sommes-nous,
depuis la mise en vigueur de la Constitution de 2006 ?

Deux élections présidentielles ont été organisées l’une en 2006 et
l’autre en 2011. Toutes ont été entachées de fraudes et
d’irrégularités au bénéfice de Monsieur Kabila et ont été, de ce fait,
contestées
Par ailleurs, il n’échappe à personne que l’unité du territoire
national n’est que virtuelle, car les frontières de notre pays sont
demeurées à ce point poreuses
qu’elles laissent aux trafiquants et aux bandes armées de tout bord
le loisir d’aller et venir en toute quiétude.
L’autorité de l’Etat est en perpétuelle déliquescence, non seulement à
l’Est dans les provinces du Kivu et du Katanga, mais désormais aussi,
et d’une manière tragique et barbare, dans le Centre du pays au Kasaï.
Aujourd’hui, la réalité de faits a dépassé l’imaginaire. Dans ces
contrées, massacres et autres crimes contre l’humanité sont
quotidiennement perpétrés. Plus de 40 fosses communes ont été
identifiées et des méthodes d’un autre âge ont été utilisées pour
sacrifier des vies humaines au vu et au su du monde entier. Ainsi, à
l’horreur s’est ajouté l’opprobre pour notre pays manifestement
devenu, depuis l’avènement de Joseph Kabila, un non-Etat.
Comment de telles ignominies peuvent-elles se commettre et rester
impunies? Le Rassemblement exige au Gouvernement des explications
ainsi qu’une enquête indépendante internationale.

Chers compatriotes,
Compte tenu de l’extrême gravité des atrocités que je viens de
mentionner, je vous demande une fois de plus de vous lever pour
observer un moment de silence en mémoire des victimes.
Que dire du quotidien du Congolais, balloté entre des écoles sans
bancs, sans manuels scolaires, gratuité de «enseignement non assurée,
des enseignants sous-payés et des hôpitaux sans subsides devenus des
mouroirs. Les entreprises, après un moment de reprise, sont
aujourd’hui pour la plupart à l’arrêt, et aucun investisseur, national
ou étranger, n’ose plus s’aventurer dans une République Démocratique
du Congo placée au bas du tableau du classement mondial dans le
rapport 2017 de « Doing Business ».

Au Congo de Kabila, les chefs de famille, pères et mères, vivent
d’expédients puisque privés d’emplois, mais tentent malgré tout de
rester dignes. Qu’ont donc fait les Congolais pour vivre dans un pays
pourtant béni de Dieu, mais sans accès régulier ni à l’électricité ni
à l’eau potable et sans dispositif de prise en charge de santé. Où
sont donc passés les cinq chantiers? Le régime Kabila, qui est quand
même là depuis 2001, est réduit à ne refaire que le pavement de
quelques routes à Kinshasa, en laissant pour compte celles des
dessertes agricoles, pour y parader des chars de combat, alors que
l’Etat est incapable d’assurer la défense des frontières de la
République sans la MONUSCO. Et le fameux franc congolais monnaie de
l’émergence? Même les taxi-pousseurs préfèrent être payés ,en dollar
américain. Quant au cadre macro-économique dont la rigueur dans son
encadrement allait faire le bonheur des Congolais, il a carrément
disparu des radars.
En dépit du fait que le pays, dont il est à la tête, voit ainsi son
rang décliner inexorablement dans le concert des nations, Monsieur
Joseph KABILA, au pouvoir, je le rappelle, depuis 16 ans dont dix sous
le régime de la Constitution, veut se perpétuer au. pouvoir au terme
de son second et dernier mandat constitutionnel, voulant à son tour
porter la seconde estocade à l’esprit du 24 avril 1990, par la
liquidation du pacte républicain.
En effet, décidé à briguer un troisième mandat alors que la
Constitution le lui interdit, Monsieur Joseph KABILA déploie
délibérément, depuis 2015, la stratégie du blocage du processus
électoral, du chaos institutionnel et de répression de toutes
contestations de son régime qui de plus en plus dérive vers le
totalitarisme.
Ainsi, par la volonté d’un seul homme, défiant tout un peuple, oui, 80
millions de Congolais, la République Démocratique du Congo se trouve,
depuis la fin du second et dernier mandat présidentiel de Monsieur
Joseph KABILA, le 19 décembre 2016, dans la situation cocasse d’un
pays dont les dirigeants à mandats électifs, à tous les niveaux du
pouvoir d’Etat, n’ont plus aucune légitimité démocratique. La réalité
est que la République Démocratique du Congo, croupit dans un régime de
coup d’Etat constitutionnel permanent à peine voilé.
Non, le vaillant Peuple congolais ne peut ni accepter un tel recul ni
rester  longtemps dans une telle crise de légitimité sans se condamner
à végéter  indéfiniment dans la misère et en marge des progrès de
l’humanité.
C’est là le sens de notre combat, c’est là le défi de notre génération.
C’est ainsi que, bien qu’affaibli par les multiples épreuves
corporelles subies durant plus de trente années de lutte, Etienne
TSHISEKEDI WA MULUMBA décide de rassembler les Congolaises et les
Congolais pour non seulement, organiser la résistance, mais davantage
encore, pour combattre la résurgence de la dictature que Joseph KABILA
voudrait continuer à imposer à la nation.       /
Chers Compatriotes,

Trois temps marquent l’ultime initiative prise par Etienne TSHISEKEDI
WA MULUMBA pour à nouveau tenter de sauver le Congo.
La première étape est la publication, fin 2014, d’une feuille de route
pour la tenue d’un Dialogue devant mettre face à face Monsieur Joseph
KABILA et son camp d’une part et le Président de l’UDPS ainsi que ceux
qui partagent sa vision d’autre part.
Suite à la feuille de r.oute, le Président TSHISEKEDI lance un appel
aux forces politiques et socÎales acquises au changement pour se
rassembler autour de lui, afin de consolider et de promouvoir la
démocratie. A l’issue de leur conférence de Genval du 8 au 10 juin
2016, ces forces, à savoir: UDPS, G7, DYNAMIQUE DE L’OPPOSITION,
ALTERNANCE POUR LA REPUBLIQUE, G14, CONVENTION DES REPUBLICAINS,
MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE, FRONT DU PEUPLE, SOCIETE CIVILE,
créent le Rassemblement, cadre stratégique et unifié de réflexion et
d’action commune.
Cette initiative d’unification des forces politiques et sociales a été
massivement saluée par le Peuple congolais, qui l’a manifesté par
l’accueil triomphal réservé au Président du Conseil des Sages du
Rassemblement, Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, le 27 juillet 2016 et
par sa participation tout aussi massive qu’impressionnante au meeting
organisé le 31 du même mois.
Le troisième temps fort appartient au Rassemblement, qui est parvenu à
imposer au camp de Joseph KABILA la tenue effective du Dialogue
inclusif et la conclusion de l’Accord, dit de la Saint Sylvestre, du
31 décembre 2016, sous la facilitation de la CENCO.
Comme vient de le rappeler la CENCO dans sa déclaration du 20 avril en
cours, les parties prenantes à cet Accord, à savoir, la Majorité
présidentielle et alliés, d’un côté, et, de l’autre, le Rassemblement,
dont j’ai personnellement conduit la délégation, le Front pour le
respect de la Constitution et la Société civile, ont convenu des
fondamentaux qui forment un dispositif juridique et institutionnel
cohérent pour conduire aux élections au plus tard à fin décembre 2017
et dans le respect tant de la constitution que des normes
démocratiques.

Il s’agit notamment de :
1. Pas de modification ni de changement de Constitution pendant la
période préélectorale et électorale ;
2. Pas de référendum pendant la même période
3. Pas de troisième mandat pour Monsieur Joseph KABILA arrivé au terme
de son second et dernier mandat présidentiel le 19 décembre 2016 ;
4. Tenue des élections présidentielle, législatives et provinciales au
plus tard le 31 décembre 2017 ;
5. Redynamisation de la Commission Electorale Nationale Indépendante,
CENI, afin d’assurer son indépendance et sa neutralité;
6. Décrispation politique impliquant la levée de toutes les entraves
aux activités de tous les partis et leaders politiques, la fin du
dédoublement des partis de l’opposition, la libération des détenus
politiques et d’opinion, l’arrêt des procédures judiciaires à
motivation politique ainsi que la libération des médias publics et
privés;
7. Participation inclusive des parties prenantes à la gestion des
affaires publiques pendant la période préélectorale et postélectorale
afin de se sécuriser mutuellement et d’éviter un nouveau blocage du
processus électoral par l’une d’entre elles;
8. Garantie de mise en oeuvre de l’Accord et de bonne fin du processus
électoral non seulement par une institution d’appui à la démocratie,
le Conseil National de Suivi de l’Accord, CNSA, représentatif des
parties prenantes et dirigé par le Président du Conseil des Sages du
Rassemblement, mais aussi par la présentation du Premier Ministre,
chef du Gouvernement de la République. par le Rassemblement à la
nomination du Président de la République.

Chers compatriotes,

L’Accord de la Saint Sylvestre a été approuvé par le Peuple congolais,
toutes sensibilités politiques et sociales confondues. Il est soutenu
par la communauté internationale notamment à travers la résolution
2348 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, les déclarations des
dirigeants de l’Union Africaine et les prises de position respectives
de l’Union Européenne, de la France, de la Belgique et des Etats-Unis
d’Amérique.

Contrairement à ce qui se dit et se fomente au niveau des officines
du pouvoir en place, le combat que mène le Rassemblement n’est pas, et
ne peut être, celui des postes ministériels, quels qu’ils soient. Au
contraire, si le Rassemblement tient à l’application intégrale de cet
Accord, notamment en ce qui concerne le Premier ministre et le
Président du CNSA, c’est parce que ces deux positions jouent un rôle
déterminant quant au respect de l’Accord et quant à la garantie de la
tenue effective des élections dans les délais convenus.
Souvenons-nous: par l’înstrumentalisation du gouvernement, de la CENI
et de la Cour Constitutiqnnelle Monsieur Kabila a réalisé son objectif
de ne pas organiser les élections dans les délais constitutionnels.
Au risque de faire preuve de naïveté, on ne peut donc raisonnablement
espérer la tenue des élections au plus tard le 31 décembre 2017 en
laissant la Majorité Présidentielle seule aux commandes de l’Etat,
elle qui les a bloquées et multiplie des stratagèmes pour qu’elles
n’aient pas lieu avant longtemps.
A cet égard, le Rassemblement condamne avec véhémence la nomination
unilatérale à la primature de Bruno Tshibala, en date du 7 avril 2017,
alors qu’il a été formellement exclu de l’UDPS et donc du
Rassemblement le 4 mars 2017. Cet acte, procède de la stratégie de
Joseph Kabila de faire échec à l’Accord de la Saint Sylvestre, de
distraire l’opinion et de gagner du temps en attendant de trouver
l’opportunité de faire le référendum constitutionnel qui lui
permettrait de rester au pouvoir indéfiniment.
C’est pourquoi, après gue la CENCO ait recadré le débat sur les deux
points restés en discussion concernant l’Arrangement particulier, le
Rassemblement appelle l’autre partie prenante à s’investir, comme lui,
dans la finalisation de cet instrument en vue de sa signature sous les
bons offices du Secrétaire Général de l’ONU, conformément au point 7
de la résolution 2348.
Le Rassemblement lance un appel aux Chefs d’Etats africains,
particulièrement aux’ Présidents de l’Union -Africaine, de la SADC et
de la CIRGL pour qu’ils s’impliquent aux côtés du Secrétaire Général
de l’ONU, et dans le cadre de la résolution 2348 en vue d’un
dénouement rapide de la crise congolaise.
Dans le même but, le Rassemblement reste disposé à rencontrer le
Président  KABILA pour discuter des points restés pendants, à savoir:
la nomination du Premier Ministre, la présidence du CNSA et la
décrispation politique.

Chers compatriotes,
Toute approche qui s’écarte de l’Accord du 31 décembre 2016 ne fait
que précipiter la RDC dans le chaos, programmé par le pouvoir, et
éloigne la perspective des élections au courant de cette année, unique
solution démocratique et durable à la crise actuelle, fabriquée de
toutes pièces par Joseph Kabila pour son confort personnel.

Aucun autre schéma que l’application rigoureuse et de bonne foi de
l’Accord n’offre la possibilité d’instaurer un environnement politique
apaisé et un cadre institutionnel approprié pour garantir aussi bien
la tenue effective des élections comme convenu que les chances égales
ainsi que le libre exercice des activités politiques à tous les partis
et à tous les candidats.
Tout en restant ouvert à la recherche d’une solution compatible avec
ce qui précède, le Rassemblement ne cautionnera aucune violation de
l’Accord de la Saint Sylvestre, sous quelle que forme ou prétexte que
ce soit.

Chers Compatriotes,

La démocratie obtenue le 24 avril 1990 a été une conquête sublimée par
le sang des martyrs. Il nous appartient d’en préserver les acquis.
Pour chacun de nous, c’est une exigence de rester mobilisé, engagé et
vigilant. Il en va de l’intérêt fondamental des 80 millions des
Congolaises et des Congolais.
Aussi, et je le répète : nous devons tous comprendre, en ce compris
Joseph Kabila, que sans l’application de l’Accord, toutes les
institutions de la République à mandat électif sont illégitimes.
Ainsi, par ma voix, le Rassemblement demande au peuple congolais de se
tenir prêt pour observer le mot d’ordre qui sera donné en temps
opportun de ne pas reconnaître toutes ces institutions illégitimes.

Vive le Rassemblement
Vive la République
Je vous remercie
Félix Tshisekedi Tshilombo
Président