Bill Richardson à l’écoute de l’Opposition politique

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Bill Richardson, ancien ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique aux Nations, s’était rendu célèbre en 1997, en marge du projet des négociations entre Mobutu et Laurent Désiré Kabila, alors chef de la rébellion regroupée sous le label de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques du Congo), en tenant un langage au Maréchal du Zaïre. Il lui avait demandé, sans fioriture, les yeux dans les yeux, de quitter le pouvoir, s’il ne tenait pas à voir son cadavre traîné dans la rue et dévoré par les yeux, comme celui du Guinéen Sékou Touré. C’est ce jour-là que les faucons de l’entourage présidentiel avaient compris que Washington avait définitivement lâché celui qui avait juré de se maintenir au pouvoir par défi et de vendre chèrement sa tête.

C’est ce célèbre diplomate qui vient de séjourner à Kinshasa. Vendredi et samedi, il s’est entretenu avec beaucoup au sujet de l’état d’avancement du processus électoral congolais. On retient particulièrement de son agenda sa rencontre, à l’Hôtel Memling, avec l’Opposition politique, dont la délégation était composée de Jacquemain Shabani (UDPS), Eugène Diomi (DC), Martin Fayulu ( Ecide), etc. Bill Richardson a interrogé ses interlocuteurs au sujet de la fiabilité du processus électoral, de l’organisation et du programme de gouvernement de l’opposition politique qui soutient la candidature d’Etienne Tshisekedi, de la position de cette famille politique dans l’hypothèse du report ou du découplage des élections présidentielle et législatives nationales, etc.

L’opposition politique en a profité pour relever les faiblesses qui empêchent la transparence du processus électoral, les entraves aux libertés publiques, les violences préélectorales et électorales, notamment les derniers incidents provoqués à Kinshasa et Mbuj-Mayi par les milices pro-pouvoir. Quel est le message apporté aux autorités congolaises par celui qui avait annoncé à Mobutu la fin de son règne ? Il est difficile de savoir. Mais, de nombreux observateurs pensent que le passage de Bill Richardson par Kinshasa est plein de non-dits qui pourraient avoir un sens dans les semaines à venir.

Kimp

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