Bientôt un forum sur le financement de l’économie congolaise

0
50

 

Dans le souci de voler au secours de l’économie congolaise, comme c’est le cas dans bien des pays de l’hémisphère Nord, la Banque centrale du Congo veut susciter avant tout un débat national sur cette question épineuse qui revient à la surface chaque fois que l’économie éternue. Pour le vice-gouverneur de la BCC qui a annoncé ce projet à la presse, à l’issue de la 1ère réunion du Comité de politique monétaire, tenue vendredi dernier dans la salle des conférences de l’Institut d’émission, l’objectif poursuivi par la Banque centrale du Congo sera double.

 Il s’agit en premier lieu d’identifier tous les écueils qui entravent l’accessibilité au crédit. En effet, à travers des échanges avec les banques commerciales, les organismes de financement à l’économie, la Fédération des entreprises du Congo, les représentants des milieux universitaires, des libéraux et des chercheurs, Jules Bondombe Assango espère voir ce forum diagnostiquer tous les goulots d’étranglement des crédits, et recenser les principales faiblesses de notre système financier. Cette rencontre devra, en second lieu, à proposer des pistes de solution aux problèmes de l’accès au crédit qui devrait s’étendre à la majorité de petits opérateurs économiques. En pilotant cette initiative, comme il a eu à le souligner, la BCC tient également à résoudre l’éternel problème de taux d’intérêts prohibitifs aux crédits bancaires, dont on sait qu’ils ont été pour beaucoup dans le désinvestissement dans notre pays. L’institut d’émission veut inverser la tendance et booster le redécollage de l’économie congolaise. Quant à la date, au lieu et aux thématiques de ce forum, le président intérimaire du CPM  s’est réservé à livrer des détails sur l’organisation matérielle de ce forum qui n’en est encore qu’à l’état de projet.

Répondant à une question du Phare sur les perspectives de l’économie mondiale en 2013, Jules Bondombe Assango s’appuyant sur les prévisions faites par le FMI, note une accélération de la croissance mondiale en 2013, étant donné que les facteurs à l’origine de la faiblesse de l’activité mondiale en 2012, devront perdre en intensité. Le FMI, a-t-il fait savoir, prévoit une croissance mondiale de 3,5 % en 2013, soit une progression de l’activité économique de 0,3 point au-dessus des réalisations de 2012.

Dans ce contexte, le vice-gouverneur relève que la croissance économique en Afrique subsaharienne devrait demeurer robuste, avoisinant 5,8 % en 2013. Outre le regain de l’activité mondiale, il fait observer que cette évolution procède également de la qualité des politiques économiques mises en œuvre dans bon nombre des pays.

Sur le plan national, selon des informations en sa possession, les estimations tablent sur un taux de croissance de 8,2 % en 2013, contre 7,2 % en 2012. Par ailleurs, les premières tendances dégagées par les enquêtes de conjoncture font état du raffermissement de la confiance des entrepreneurs dans l’évolution de la conjoncture intérieure. Ce qui à son avis, dénote un dynamisme de l’activité économique en RDC. Jules Bondombe Assango réalise que la stabilité se consolide sur les trois principaux segments des marchés, à savoir le marché des biens et services, le marché de change et le marché monétaire.

Epluchant les paramètres de ces trois marchés, le vice-gouverneur note aussi que le taux d’inflation en rythme hebdomadaire s’est situé à 0,03 % à la 3 ème semaine du mois de janvier 2013, soit 0,051 % en cumul annuel et 0,846 % en glissement annuel contre l’objectif volontariste de 4 % fixé dans le cadre du Programme autonome du gouvernement.

Jules Bondombe demeure optimiste quant à la longue stabilité des taux de change. La BCC a en effet, enregistré au 24 janvier 2013, une appréciation de 0,4 % sur le marché libre et une dépréciation de 0,3 % sur le marché parallèle. En ce qui concerne le marché interbancaire, le président intérimaire du Comité de politique monétaire fait savoir qu’il a été observé une accalmie après l’intervention de la BCC en date du 7 janvier en vue de contrer la surchauffe enregistrée sur le marché au cours de cette période. Cependant, c’est sur le marché monétaire qu’il a été noté une variation  de l’encours de Billets de trésorerie demeurée nulle depuis la 2 ème semaine de janvier. Mais, rapprochée à fin 2012, l’évolution de cet instrument de politique monétaire renseigne une ponction de 20 milliards de FC. Et la marge de positivité du taux directeur réel  s’est établie à 3.2 points.

Sur base de cette lecture de l’évolution de la conjoncture de l’économie congolaise, les membres du Comité de politique monétaire élargi sont demeurés satisfaits du dynamisme de l’activité bancaire avec deux facteurs déterminants. Il s’agit de l’accroissement des volumes des crédits à l’économie, et aussi des dépôts bancaires, principalement en monnaie locale au cours de 2012, par rapport à 2011.

Cet organe-conseil du gouvernement a décidé le maintien du dispositif actuel de la politique monétaire avec un taux directeur de 4 % et un coefficient de la réserve obligatoire à 7 %, tandis que la régulation de la liquidité continuera à s’effectuer au moyen des adjudications des billets de trésorerie.

Jrt

 

LEAVE A REPLY

*