Bientôt 25 containers d’huile végétale périmée sur le marché

0
89

Au total une cargaison de 677.500 litres d’huile végétale emballée dans 25 containers, provenant d’un fournisseur malaisien, ont été importés pour le compte de « HELP THE CHILDREN ». Mais là où le bat blesse, c’est quand ces containers d’huile ne répondent pas aux normes de salubrité requises pour dépassement des dates de péremption fixée à 2013 et 2014 et sont déclarés, par le fait même, impropres à la consommation humaine et animale. Et pourtant, l’Union des Consommateurs du Congo (UNION) vient d’être informée du projet de mise sur le marché de cette commande périmée. Pour protéger les consommateurs de la Rdcongo, elle se trouve dans l’obligation d’alerter l’opinion publique et les autorités. Ces précisions sont contenues dans un communiqué de presse, signé par Stanislas Mundanda N. Tharo, secrétaire général adjoint, et déposé dans nos bureaux le week-end. On signale que ces 25 containers sont entreposés à trois endroits : à AMICONGO ; à ONATRA/ TCPK et à TCK SOCOPAO.

Le communiqué note que le constat du caractère avarié de cette huile a été fait par le service provincial de Quarantaine animale et végétale sur base du contrôle de quelques trois containers opéré le 25 mai 2014. C’était dans sa correspondance n°1201/048/SQAV/-KIN/CP-08/204 du 27 juin 2014 adressée à son Coordonnateur, par laquelle il exige la destruction pure et simple de ces produits devenus toxiques. Dans son communiqué, l’UNION de Consommateurs du Congo déplore la tergiversation dans le processus de destruction de cette huile déclarée impropre à la consommation humaine et animale et soutient la réquisition du Procureur général de la République du 06 janvier 2015 exigeant une autre analyse, afin de préciser la destination réelle de cette huile au cas où elle n’est pas effectivement propre à la consommation.

Pour l’UNION, la lenteur observée dans ce processus risque de donner l’occasion à l’importateur de vendre frauduleusement cette huile, au risque de détruire la santé des consommateurs du Congo. Elle demande que la destruction de cette marchandise soit publique, devant les associations des consommateurs et de défense de droits de l’Homme pour garantir la quiétudes des consommateurs.

SAKAZ