Bibwa-Mpasa-Mikonga : le manque d’eau dérange

0
60

La banlieue de Kinshasa a solidement pris corps dans la commune de la N’Sele. Les quartiers Bibwa, Mpasa et Mikonga grouillent de monde depuis plusieurs décennies. Cependant, plusieurs obstacles se présentent dans leur vécu quotidien. Le plus ennuyeux est le manque d’eau. Dans cette partie de la capitale, tout le monde a les yeux tournés vers la Regideso, à laquelle on attribue une vieille promesse non tenue relative à un projet de raccordement en eau potable.

            Face à l’inexistence d’une desserte en eau potable, les ménagères n’ont d’autre alternative que de se tourner soit vers les puits de forage, soit vers l’eau des sources de fortune. Les exploitants des pompes aspirantes et bornes fontaines ont transformé l’eau en fonds de commerce. Un bidon de 5 litres se négocie à 20 FC.

            Pour les familles nombreuses, la facture journalière peut facilement se situer entre 500 FC et 1.000FC. C’est toute une fortune à mobiliser mensuellement pour les résidents de cette contrée, peuplée en majorité par des ménages à revenus modestes. En plus du coût financier, le transport des bidons d’eau, une dizaine par jour en moyenne, sur une distance variant entre 1 et 2 kilomètres, exige une forte dépense d’énergie musculaire et de calories.

            En résumé, la recherche de l’eau est une corvée quotidienne. Les habitants de Bibwa, Mpasa et Mikonga invitent les gouvernants de la ville à prendre à cœur leurs doléances en ce qui concerne le manque d’eau potable dans leurs quartiers, où ne cessent d’affluer, chaque mois, de nouveaux propriétaires des maisons, voire des locataires.

Rachel Bakatshilela Ngalula (Stg/Ifasic)  

 

LEAVE A REPLY

*