Benoit Cerexhe, ministre bruxellois du Commerce extérieur : « Les contrats conclus seront appliqués… »

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Organisée par Bruxelles Export pour la région bruxelloise, la délégation économique belge en RDC, conduite par le ministre Benoit Cerexhe, a clôturé sa mission hier jeudi 18 novembre à Kinshasa. A cet effet, c’est le mercredi 17 novembre à l’ambassade de Belgique à Kinshasa, que ce ministre de la Région Bruxelles-Capitale de l’Economie, de l’Emploi, de la Recherche scientifique, du Commerce extérieur, de la Santé, de la Formation des classes moyenne et de la Fonction publique, s’est entretenu avec la presse pour présenter le premier bilan de la mission.  En liminaire, le ministre bruxellois a fait remarquer qu’il y avait nécessité d’établir des passerelles ainsi que des programmes, au regard des contacts pris avec les milieux, tant officiels que privés. Ainsi, les 65 entreprises belges qui l’ont accompagné se sont essentiellement appesanties avec professionnalisme sur 3 secteurs que sont : la construction, le transport et la mobilité et enfin l’eau et l’énergie. « Le choix de ces secteurs a un caractère stratégique car sans cela l’énorme potentiel de développement du Congo demeurera virtuel » a lancé l’homme d’Etat belge. 

            Témoignant que les membres de la mission ont reçu pratiquement le même message d’«encouragement à investir au Congo» «Benoit Cerexhe a rappelé qu’ils ont visité des projets extrêmement intéressants dont celui de puits carbones dans le plateau de Bateke, l’adduction d’eau de N’Djili etc.

 Pour lui, avec beaucoup de volonté on pouvait avec parfois un investissement peu important, assurer l’approvisionnement en eau de en faveur de près 200 000 personnes. Toutefois, reconnaît-il, les besoins sont immenses et les défis importants. D’où l’annonce de la signature, dans les jours à venir, d’un contrat dans le domaine de la formation dans le secteur de la construction.

            Répondant aux préoccupations de la presse locale, le ministre a joué à l’apaisement face aux inquiétudes de ceux qui pensent que la crise prévalant en Belgique ait une incidence sur ses relations commerciales avec  la RDC. Selon lui, la Belgique n’est pas en crise. Depuis le 1er juillet, tout le monde est unanime pour reconnaître que son pays assure la présidence tournante de l’UE de manière extrêmement satisfaisante. Quant aux contrats conclus, ils seront appliqués parce que le commerce extérieur relève des communautés régionales et ces dernières sont stables.

            Quant à sa perception des 5 chantiers, le ministre qui vient en RD Congo pour la première fois a reconnu, aux dires de ceux qui connaissent Kinshasa, que les choses évoluent, notamment en matière de routes. Il a cependant constaté au vu de l’immensité du pays et des besoins que les défis sont importants.

            Concernant le volet formation, un accord sera incessamment signé dans le secteur de la construction et il y aura davantage d’intéressement sur la certification et la normalisation en collaboration avec les entreprises locales. Reconnaissant par ailleurs, en cette matière, l’absence des entreprises belges à Kinshasa, voire en RD Congo, Cerexhe a indiqué que l’objectif est de créer des partenariats pour travailler ensemble dans certain nombre de grands chantiers.

            Se réservant de tout jugement sur la politique congolaise, il a fait noter que son rôle à lui c’est d’impulser une certaine dynamique commerciale entre nos deux pays dans les domaines du commerce, des transports, de l’eau et de l’énergie, etc. « Pour le reste, cela ne relève pas de mes compétences ! » a-t-il lâché.

 Tshieke Bukasa

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