Bemba en appel : le MLC se remobilise

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mlcLe Mouvement de Libération du Congo ne s’avoue pas vaincu, en dépit de la condamnation de son chef, Jean-Pierre Bemba, à 18 ans d’emprisonnement par la Cour pénale internationale.

Les cadres et militants de cette formation politique, qui s’étaient donnés rendez-vous dans toutes les fédérations de Kinshasa et devant de petits écrans, hier mardi 21 mars, pour suivre en direct le verdit du long procès de Chairman, ainsi que ceux amassés dans la concession du siège interfédéral du MLC sur l’avenue de l’Enseignement, continuent à garder l’espoir quant à la libération prochaine de leur président national.

Aussitôt après le prononcé du verdict par la juge de la CPI sur le sort réservé à l’ancien seigneur de guerre de Gemena, ses partisans rassemblés pour la circonstance, ont été vite réconfortés par la réaction des dirigeants du MLC.

Alexis Lenga, président du groupe parlementaire MLC et Alliés, qui a appelé les militants de son parti à ne céder ni au désespoir, ni à la fatalité, a annoncé que la défense de Bemba ira en appel pour faire annuler la peine infligée injustement à Jean-Pierre Bemba ou  la faire réduire sensiblement.

Le président du groupe parlementaire MLC en a profité pour dénoncer le caractère politique de ce procès contre le challenger de Joseph Kabila à la présidentielle de 2006 en République Démocratique du
Congo.

Alexis Lenga a accusé les juges de la Cour Pénale Internationale de faire du cas Bemba, un champ d’expérimentation en tâtonnant  à toutes les étapes de son procès.

Fidèle Babala a quant à lui dénoncé le fait que la Cour pénale Internationale a condamné Jean-Pierre Bemba sans pour autant démontrer sa responsabilité pénale dans les crimes commis par les troupes du MLC
en République Centrafricaine.

Prenant la parole en dernier lieu, la secrétaire générale du MLC, Eve
Bazaiba, a tiré à boulets rouges sur les juges de la Cour pénale
internationale, qui consomment plus de 80 % d’un budget de 163
millions de dollars alloué à cette juridiction internationale, alors
que les victimes de différents crimes ne bénéficient que de 10 %.
Pour la secrétaire générale du MLC, la Cour pénale internationale,
créée grâce au Statut de Rome, pour mettre fin à l’impunité des
auteurs des crimes de guerre et crimes commis contre l’humanité, s’est
muée en un véritable business.
Elle a également dénoncé la complicité du pouvoir en place qui a
collaboré avec la CPI dans le but d’éliminer son chef de la course
présidentielle.
Bazaiba est convaincue que Bemba est l’adversaire politique le plus
redouté par le pouvoir en place.
L’élue de Basoko a lancé un appel à la mobilisation des cadres et
militants du MLC et leur a recommandé des séances de prières pour
faire échec au plan satanique de sa neutralisation de Igwe par les
ennemis du peuple congolais.
ERIC WEMBA