BDK, Chebeya, Bazana, Tungulu : Vuemba dit non aux sanctions extrajudiciaires

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Dans une déclaration rendue publique le mercredi 06 octobre 2010 à partir de Bruxelles, où il séjourne depuis quelques jours, le député national Jean-Claude Vuemba condamne, au nom de son parti, le MPCR (Mouvement du Peuple Congolais pour la République), la pratique des « sanctions extrajudiciaires » en République Démocratique du Congo. Commentant le dernier cas en date, il souligne qu’ » il y a manifestement disproportion grave entre le geste et la sanction, hélas, sans appel et insupportable pour notre frère Armand Tungulu. Cet usage répété de la force de façon disproportionnée est devenu une pratique dangereuse dans notre pays dit démocratique ».

            Et de rappeler, en appui à son argumentaire, les cas de Bundu dia Kongo dans la province du Bas-Congo, des insurgés Enyele dans la province de l’Equateur, du Directeur Exécutif de l’Ong la Voix des Sans Voix Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana et maintenant celui de Armand Tungulu.

            « Cette force ou cette démonstration de force ne s’exerce malheureusement pas chez nos frères de l’Est du pays où des millions de Congolais attendent sans résultat la protection de l’Etat de droit », s’indigne Jean-Claude Vuemba. Le député élu de Kasangulu poursuit : « Nous savons que dans tous les pays du monde, quand une offense réelle est manifestée envers le Chef de l’Etat, ça fait automatiquement l’objet des poursuites judiciaires, comme nous avons pu le voir ailleurs : cas du président George Bush en Irak, du Premier ministre Silvio Berlusconi en Italie, etc. Il n’est pas acceptable d’autoriser des instances extrajudiciaires comme la Garde républicaine de rendre justice. Cela est contraire à l’Etat de Droit. Notre conscience de citoyen et de patriote doit être interpellée. Que la justice soit rendue à notre compatriote Armand Tungulu Mudiandambu et autres compatriotes victimes de l’intolérance qui sévit et qui se manifeste par les abus d’autorité répétés ».

            Comme point de chute, le président national du MPCR suggère que le 01 octobre de chaque année soit proclamé « Journée Nationale de la tolérance politique en République Démocratique du Congo ».                   KIMP

 

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