BCC : le logiciel «B.S.A» en place

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Jadis, exécutée avec un système informatique peu performant et quelque peu dépassé par les innovations technologiques, la supervision du réseau bancaire congolais par la Banque centrale du Congo se fera désormais avec un outil ultramoderne. Preuve que l’Institut d’émission est entré de plain-pied dans la voie de la modernité, afin de se placer sur orbite des banques centrales modernes du monde. 

Les caractéristiques techniques et les nombreux avantages de ce nouveau système informatique qui a pour appellation particulière «  Banking supervision application «  ou BSA en sigle, ont été dévoilés hier, par le gouverneur Jean-Claude Masangu Mulongo, au cours d’une manifestation à laquelle ont pris part, les membres de la haute direction, les cadres de direction et de commandement de la Banque centrale, les représentants de la profession bancaire, des intermédiaires financiers, des opérateurs des réseaux de téléphonie cellulaire et des coopératives d’épargne et de crédit.
Dans ses explications, Jean-Claude Masangu a défini le logiciel   B.S.A. comme étant une application informatique développée par douze banques centrales des pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe ( SADC), en vue de faciliter au niveau de la sous-région, l’harmonisation de la supervision bancaire et le retraçage des activités dans ce secteur.

En favorisant la télétransmission des états périodiques, ainsi que l’automatisation des tâches de supervision des intermédiaires financiers, devait-il préciser, cet outil offre l’avantage de contribuer à la rationalisation, ainsi qu’à l’amélioration et au renforcement de la surveillance du système financier.

 Ce projet dont les quartiers sont basés à Maputo et au Mozambique, est piloté par un comité de « Banking supervision application support office » BSO.
C’est vers fin 2004, a-t-il fait remarquer, que la version initiale du logiciel BSA a été déployée à la Banque centrale du Congo. Cette version, a noté le patron de l’Institut d’émission, avait accusé beaucoup de dysfonctionnements ayant par voie de conséquence, entraîné de retard dans son développement, en raison des contraintes techniques, dont des pannes des serveurs.

Toutefois, avec le récent développement d’une nouvelle version 2.1. du logiciel BSA, il s’est réjoui d’annoncer que les travaux d’exploitation par l’Institut d’émission ont connu de grandes avancées. En effet, les travaux préliminaires d’implémentation de la nouvelle version à la BCC, ont été réalisés du 17 au 30 avril 2010, sous la conduite d’une équipe des consultants de la Banco de Moçambique dépêchée à Kinshasa, par le BSO.
Après une phase expérimentale satisfaisante d’utilisation, le fonctionnement de l’application BSA, aussi bien sur l’interface Web que sur le module Risk analysis automation system, en sigle RAAS, est conforme et ne pose aucun problème particulier. Depuis janvier 2011, la direction de la surveillance des intermédiaires financiers exploite formellement les reportings des banques commerciales transmis par ce canal.

Aujourd’hui, fort d’une part de la technologie de pointe utilisée dans le développement du BSA, et d’autre part, de son architecture qui permet un paramétrage aisé du système, l’application BSA, a fait observer Jean-Claude Masangu, est opérationnelle de manière satisfaisante.
Grâce à cette application, a noté le gouverneur de la BCC, les tâches de superviseur bancaire et des échelons supérieurs sont entièrement automatisées.
Pour terminer, le patron de l’Institut d’émission a convié les responsables des établissements de crédit à créer chez eux, des conditions nécessaires pour un environnement interne en harmonie avec les exigences de cet instrument innovant et de poursuivre l’effort d’appropriation de cet outil par les préposés commis à la tâche de transmission des reportings réglementaires.

J.R.T.

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