La BCC invite les Congolais à la culture de l’épargne

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 banque-centrale-bcc« Epargner en République Démocratique du Congo pour un avenir meilleur, oui c’est possible ». C’est le thème retenu pour la célébration de la 4ème édition de la Journée internationale de l’épargne en RDC.
Les festivités commémoratives de cette fête mondiale célébrée chaque 31 octobre, ont commencé hier mercredi 29 et se poursuivront jusqu’à vendredi.
C’est le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo Déogratias Mutombo Mwana Nyembo qui a ouvert lesdites festivités. Cadre choisi : place Echangeur de Limete. Deux membres du gouvernement ont pris part à la cérémonie. Il s’agit de MM. Maker Mwangu Famba et de Rémy Musungayi Bampale, respectivement ministre de l’EPSP (Enseignement primaire, secondaire et professionnel), et ministre de l’Industrie, Petites, et Moyennes entreprises.

Trois interventions ont eu lieu en marge de la cérémonie. A savoir : le mot du représentant des associations professionnelles des institutions financières, l’allocution du représentant de l’ACB (Association congolaise des banques), et le discours d’ouverture officielle des festivités commémoratives de la 4ème édition de la Journée internationale de l’épargne par le Gouverneur de la BCC.
Le représentant des associations professionnelles des institutions de micro-finance a invité les institutions de micro-finance à plus de créativité, en vue de donner satisfaction au plus grand nombre de Congolais en leur permettant d’avoir la possibilité d’épargner.
Pour sa part, l’ACB a saisi l’occasion de la journée de l’épargne pour appeler les Congolais à se débarrasser de la thésaurisation pour cultiver la bancarisation, dont le représentant s’est félicité du résultat obtenu en trois années de l’instauration de cette politique par le gouvernement.
A propos de la bancarisation, il a informé que le taux est passé de 2% en 2011 à 6% actuellement.

La BCC tient à l’amélioration de l’éducation financière des populations

La Journée de l’épargne, a fait savoir Deogratias Mutombo, constitue l’occasion pour la Banque centrale d’attirer l’attention de la jeunesse congolaise sur l’importance et la nécessité de l’épargne, ainsi que les services y relatifs offerts par des institutions financières installées au pays.
Hormis cet objectif principal, la BCC vise également l’amélioration de l’éducation financière des populations congolaises, qui constitue l’un des piliers de l’instauration de l’inclusion financière.
L’intervention du Gouverneur a comporté trois axes ci-après : les points d’articulation de la 4ème édition de l’épargne ; les retombées des campagnes antérieures menées dans le cadre de cette journée ; les perspectives d’avenir pour une meilleure inclusion financière.
Se félicitant du résultat des campagnes antérieures, avec ce taux de bancarisation en augmentation, Deogratias Mutombo a toutefois reconnu que celui-ci est encore faible parce que la majorité des Congolais n’est pas bien renseignée sur des avantages de l’épargne.
« Cependant, les résultats obtenus à ce jour restent faibles, étant donné que la grande majorité de nos populations demeure encore ignorante des bienfaits de l’épargne, dont elle n’a du reste pas la culture, et ne recourt pas systématiquement aux institutions financières pour déposer son épargne lorsque celle-ci peut être constituée ».
Face à la situation, la Banque centrale se propose, avec le concours de tous les acteurs concernés, de poursuivre son action et de participer à l’élaboration d’une stratégie nationale de l’éducation financière visant la conscientisation aux bienfaits individuels et collectifs de l’épargne.

Quatre piliers fondamentaux de l’inclusion

Par ailleurs, l’Institut d’Emission et le gouvernement envisagent d’élaborer une stratégie nationale d’inclusion financière basée sur les quatre piliers suivants :
– La protection des consommateurs des services financiers ;
– La politique d’éducation financière ;
– La sécurisation des établissements de crédit à travers la réduction de la prime de risque lorsque les crédits sont octroyés aux ménages et aux petites et moyennes. La centrale des risques modernisée et les fichiers d’incidents accessibles à toutes les banques en sont des outils de gestion efficace ;
– Le développement harmonieux des infrastructures, à savoir : une meilleure couverture en agences et guichets, un développement des produits grâce aux nouvelles technologies de l’information tels que le mobil banking, les agents bancaires et e i-banking.

Dom

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