La BCC, le gouvernement et les institutions financières s’engagent à booster l’épargne

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banque-centrale-bcc « Oui, il est possible d’épargner en RDC » : c’est la conclusion à laquelle les panels institués en marge de la célébration de la 4ème édition de la Journée Internationale de l’Epargne, sont parvenus.

            Pendant trois jours, soit du 29 au 31 octobre 2014, d’éminents professeurs d’université et autres scientifiques de haute facture ont animé plusieurs modules ayant permis des échanges fructueux, notamment autour de la problématique de la notion d’épargne en République Démocratique du Congo. Tout est parti de la question de savoir s’il était possible d’épargner en RDC, et particulièrement pour les gagne-petit.

            Dans son discours de clôture, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo a souligné que cette journée dédiée à la sensibilisation des Congolais à l’épargne était non seulement célébrée à Kinshasa, mais également dans d’autres villes de l’arrière-pays, notamment Bukavu, Kikwit, Kananga, Lubumbashi, Matadi, Mbandaka, Mbuji-Mayi, Uvira, Walungu.

            « Pour la Banque Centrale du Congo, cette action d’envergure nationale préfigure un grand projet d’éducation financière de la population sur le rôle, l’importance et les bienfaits de l’épargne  ainsi que sur les services offerts par les institutions financières au pays », a souligné Déogratias Mutombo Mwana Nyembo.

            A propos de l’épargne, il a indiqué que les travaux de panels ont révélé que le Congolais épargne sous plusieurs formes, aussi bien dans l’informel que dans le formel. A ce sujet, le Gouverneur s’est interrogé sur l’intérêt et l’opportunité de la campagne de sensibilisation menée à travers le pays. Avant de répondre que les activités de sensibilisation à l’épargne menées visent plutôt à donner l’instruction nécessaire au public en vue de créer les conditions essentielles pour canaliser l’épargne informelle vers le circuit formel. Plusieurs raisons expliquent cette démarche, à savoir :

–           Une épargne constituée dans une institution financière agréée par la BCC est en sécurité et porteuse d’intérêts ;

–           Une réserve individuelle permet d’assurer des revenus qui seront importants dans le futur et d’envisager l’avenir en toute confiance ;

–           L’épargne collectée constitue des ressources locales à moindre coût indispensables pour le développement économique.

Par ailleurs, des recommandations ont été faites à l’issue des travaux de panels. Elles s’adressent respectivement au gouvernement, à la BCC, aux institutions financières, ainsi qu’à la population.

            Au gouvernement, on recommande de maintenir un environnement politique apaisé ; de s’engager dans l’élaboration de la stratégie nationale d’inclusion financière qui intègre la politique d’éduction financière ; de mettre en place une fiscalité incitative ; de revoir la parafiscalité qui entrave le développement harmonieux du petit commerce ; de développer les infrastructures susceptibles de favoriser l’implantation des institutions financières à l’intérieur du pays ; d’améliorer le climat des affaires dans sa globalité.

A la Banque centrale, il est recommandé de maintenir la stabilité macroéconomique ; contribuer à l’élaboration rapide de la stratégie nationale d’inclusion financière ; renforcer la supervision du système financier de manière à assurer la consolidation des institutions financières ; développer une réglementation incitative à l’épargne ; s’impliquer dans la réduction des coûts des services financiers et la protection efficace des épargnants.

Aux institutions financières, les panels recommandent de déployer davantage les activités dans l’arrière-pays en vue de s’approcher de la clientèle ; revoir à la baisse les coûts des services financiers ; développer les produits adaptés aux besoins réels des populations ; systématiser l’éducation financière de la clientèle.

            A la population, il est demandé de gérer de façon responsable le revenu afin de dégager l’épargne ; inculquer la culture de l’épargne aux jeunes enfants ; choisir judicieusement le lieu de dépôt de l’épargne.

            En outre, pour renforcer la confiance du public dans le système financier et garantir une mobilisation accrue de l’épargne interne, la BCC s’est engagée dans un vaste programme destiné à renforcer le secteur financier par la mise en œuvre de plusieurs réformes spécifiques. C’est le cas de :

– La révision des textes légaux et réglementaires en vue de les adapter aux standings internationaux et assurer une gestion saine et professionnelle de notre système financier ;

– Le renforcement de la surveillance des institutions financières ;

– La modernisation du système national de paiement;

– La mise en place d’un fonds de garantie de dépôt;

– L’introduction prochaine du crédit-bail ;

– L’introduction de nouveaux produits découlant de nouvelles technologies de l’information qui permettent de rapprocher les institutions financières de la population ;

– La modernisation de la centrale des risques ;

– L’élaboration d’une stratégie nationale d’inclusion financière, dont l’éducation financière est un pilier important pour faciliter l’accès aux services financiers de base.

            Il sied de signaler que le Gouverneur Deogratias Mutombo a été précédé par d’autres intervenants, dont le représentant des partenaires au développement, le représentant des associations professionnelles des institutions de micro-finance, le représentant de l’ACB (Association Congolaise des Banques).

Après lui, c’était le tour des membres du gouvernement, en l’occurrence le ministre de l’EPSP Maker Mwangu Famba, et le ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, Modeste Bahati Lukwebo et représentant personnel du Premier ministre.

Dom           

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