Bavon N’sa Mputu : « Avec le PCPCB, nous allons accroître la capacité contributive du secteur forestier au budget de l’Etat ! »

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images-Bavon_N___sa_Mputu_Elima_368736695    Le mercredi prochain, 9 avril 2014, il se tiendra à Bruxelles, siège de l’Union européenne, une grande conférence de la Banque mondiale sur le fonds carbone. Notre pays y prendra une part active. Et ce sera l’occasion pour le ministre congolais de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, Bavon N’sa Mputu Elima, de plaider les intérêts de la RDC, en démontrant aux différents partenaires techniques et financiers, notre capacité de stockage de carbone. Statistiques à l’appui, le patron de l’ECNT va dévoiler que les standards de vérification pour la traçabilité du bois congolais sont désormais respectés, grâce à la mise en œuvre des outils de contrôle des forêts, comme la plate-forme informatique qui pourra renseigner en tout temps et tout lieu, sur la nature et la quantité du bois qui circule. Ce qui, in fine, renforcera la gouvernance forestière.

Cette information a été communiquée, hier lundi 7 avril 2014, aux médias congolais, par le ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, lors du déjeuner de presse qu’il a présidé à l’occasion du lancement de la campagne de vulgarisation du Programme de contrôle de la production et du commerce du bois «  PCPCB ».

A ce sujet, il entend afficher les efforts déployés par le gouvernement pour assurer dans le cadre du processus de l’ITIE, toute la traçabilité du bois congolais, afin de renforcer la transparence des flux financiers découlant de sa commercialisation.  Ce qui permettra à son ministère d’améliorer sa capacité contributive au budget de l’Etat, dans les autres compartiments de la vie nationale et améliorer le vécu quotidien des populations riveraines des forêts.

A la réunion de Bruxelles, la RDC pourrait, si les partenaires accédaient à sa requête, bénéficier des financements liés au crédit-carbone généralement alloué aux pays détenteurs d’immenses forêts qui absorbent les gaz à effet de serre et limitent leurs conséquences sur le climat.

Notre pays étant le second massif forestier du monde après celui de l’Amazonie, et se situant à l’avant-garde du processus REDD +, tout est mis en œuvre pour qu’il soit non seulement éligible, mais bénéficiaire des financements  consentis par la communauté internationale pour soutenir les efforts des gouvernements dans la conservation des forêts.

 

Une campagne de deux mois pour limiter l’abattage sauvage et désorganisé des forêts

 

Signalons que depuis 2009, suite à un cadre légal et réglementaire mis en place, la RDC est en partenariat avec le Japon, pour dresser l’inventaire forestier. Des Allemands sont signalés dans ce secteur forestier avec une série de projets. Et aujourd’hui, un projet pilote REDD est en cours de réalisation dans les districts du Plateau et de Maï-Ndombe, où l’on dispose de stocks importants de crédit-carbone qui va absorber les gaz à effet de serre venant de Kwango-Kwilu.

Parlant de la nouvelle dynamique stratégique adoptée par son ministère, Bavon N’sa Mputu Elima a soutenu qu’avec 156 millions d’hectares de forêts, la RDC entrevoit de grands projets juridictionnels intégrés. Avec la Banque mondiale, son ministère a mis en œuvre un programme visant 12 millions d’hectares de forêts primaires juridictionnelles intégrées destinées à la limitation des gaz à effet de serre. L’agriculture étant considérée comme moteur de la déforestation, comment amener les populations riveraines à ne plus déboiser les forêts ?

Le ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme a dévoilé à ce sujet, quelques projets REDD lancés à Isangi-Mambassa-Kwamouth, des projets volontaires à Maï-Ndombe, ainsi que le Plan national REDD approuvé par les partenaires techniques et financiers dont la Banque mondiale, la BAD, la FAO, le PNUE, le PNUD, et les autres.

Avec des statistiques glanées par-ci par-là, et pouvant donner les chiffres exacts de la production, du commerce local et de l’exportation du bois congolais, l’on devrait maîtriser la gestion de ce secteur stratégique dont on dit qu’il pourrait être d’un grand apport au budget de l’Etat. Et d’ajouter qu’une réflexion est en cours avec les porteurs des projets qui sont des moteurs de la déforestation, notamment les infrastructures et l’agriculture…

Voilà pourquoi avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, au rang desquels la Banque mondiale joue un rôle de proue, le ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme a lancé le programme de contrôle de la production, du commerce et de l’exportation du bois congolais ( PCPCB) . La campagne de ce programme vise la sensibilisation des populations riveraines pour sauvegarder les forêts primaires, et pour assurer toute la transparence sur la traçabilité du bois congolais. Il a signalé la reconversion des titres forestiers. 17 autres sont signés, et 16 couvrant de concessions non rentables ont été reversés dans le domaine public.    J.R.T. 

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