Barreau de Matete : des avocates échangent autour de la justice internationale

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justice-balance«Femme face à la justice Internationale», c’est le thème d’une conférence dédiée aux avocates débattu le jeudi 20 mars 2014.

Organisé par l’Unité de sensibilisation de la Cour pénale Internationale en collaboration avec le Barreau de Matete, ce moment d’échanges et de partage a eu pour cadre la salle de conférences de ce même Barreau situé sur la quatrième rue Limete.

Procédant à la clôture de cette conférence, le batônnier KAYUDI n’a pas manqué de dire sa satisfaction à l’issue de ces échanges fructueux, riches et vifs.

Le batônnier du Barreau de Matete a rappelé qu’il s’agissait d’un sujet d’actualité à la fois intéressant, mais aussi enrichissant pour ses confrères.

Le batônnier KAYUDI a également réitéré sa gratitude aux chefs des offices, ainsi qu’à l’Unité de sensibilisation de la CPI et de rappeler que le devenir de la femme avocate se mesurera par rapport au fruit qui est le travail. Le Barreau de Matete reste disposé et déterminé à accompagner les femmes avocates, afin que celles-ci atteignent les niveaux les plus élevés.

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du mois de mars dédié à la femme.

Appelé à intervenir sur le sous-thème : «Lutte contre les violences sexuelles par rapport à la Cour pénale internationale », Patrick Tshibuyi, chargé de sensibilisation au Bureau de représentation de la CPI à Kinshasa, a rappelé que cette activité était organisée dans le cadre d’un programme qui vise essentiellement les praticiens du droit.

Lors de son exposé, il a signalé que le Statut de Rome ne donne pas une explication nette par rapport aux violences sexuelles.

Les hommes peuvent aussi être victimes de violences sexuelles. Il a indiqué que le cadre de la commission de faits et l’intention étaient des éléments déterminants.

            Patrick Tshibuyi a expliqué que le cas d’une attaque généralisée ou systématique dirigée contre une population et l’intention sont déterminants pour que les violences sexuelles soient prises en tant que crimes contre l’humanité.

            Il a fait savoir que les violences sexuelles, conformément au Statut de Rome, pouvaient être commises autant en temps de paix ou de guerre. Il a déclaré que les fonds au profit de victimes et l’Unité d’aide aux victimes figurent parmi les avancées significatives que la cour avait connues, avant de souligner que la Cour est un modèle qui peut inspirer plusieurs Etats.

            Pour sa part, Me Carine Bapita, avocate au Barreau de Matete et représentante légale des victimes à la CPI, a eu à partager son expérience  personnelle avec ses consoeurs avocates.

            De son côté, elle s’est appesantie sur le rôle de la femme dans la justice pénale internationale, cas de la CPI. Elle a exhorté ses consoeurs à faire preuve de courage, d’abnégation, mais aussi de détermination.

Melba Muzola

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