Baptême du livre : « Essai de grammaire kanyok : phonologie, morphologie, syntaxe »

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La représentante personnelle du Chef de l’Etat à la Francophonie, Isabelle Tshombe, à procédé, le samedi 05 avril 2014, au baptême du livre « Essai de grammaire kanyok – L32 – Phonologie, Morphologie, Syntaxe », du professeur Timothée Mukash Kalel, linguiste africaniste ; professeur à l’Université de Kinshasa. Cet événement – parrainé par le Ministère de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts – a eu pour cadre la grande salle de conférences de l’Hôtel Africana Palace, dans la commune de Lingwala et devant une assistance nombreuse composée de plusieurs personnalités du monde culturel, politique et scientifique, dont le professeur Ndaywel, commissaire général honoraire du 14ème Sommet de la Francophonie. Prenant la parole en cette circonstance et devant la maîtrise dont a fait preuve l’auteur du livre, Isabelle Tshombe s’est déclarée ébloui tant de talents. Elle s’est dit fière d’être Congolaise. Pour elle, ce livre qui retrace la phonologie, la morphologie et la syntaxe de la langue kanyok et souligne la parenté qu’elle a avec d’autres langues congolaises lui a fait un grand bonheur, car, il est bon de sentir qu’on a une origine et qu’on vient toujours de quelque part. Et lorsqu’on ignore cette réalité à cause d’une pseudo-modernité, a-t-elle souligné, on reste sans aucune personnalité, comme une feuille abandonnée dans le vent. Elle a fini par constater que l’auteur du livre sait au moins ce qu’il est et d’où il vient. Hier considérée par les colonisateurs comme un dialecte, une langue locale destinée à plus ou moins long terme à la perdition, voici que le Kanyok est doté aujourd’hui d’une grammaire, d’une étude morphologique, d’une syntaxe et d’un dictionnaire ; outils qui lui permettront, a-t-elle encore expliqué, de franchir l’éternité des langues ; une éternité qui doit se vivre au quotidien comme pour toutes les grandes langues. Enfin, la Représentante du chef de l’Etat à la Francophonie a établi le lien entre cette manifestation et le Projet « Elan », soutenu par son organisation et qui travaille pour que chaque élève soit scolarisé, dans sa langue maternelle. Faire connaître positivement nos langues et cultures, base d’un développement ancré La présentation de cet ouvrage de 500 pages a été assurée par le Professeur Léon Mundeke Otom’si, directeur scientifique de l’Observatoire des langues. Il s’est basé sur le tire du livre pour dire que c’était là une description synchronique qui présente un état de cette langue de la zone linguistique luba (dont les Ciluba, Kiluba, Kisongye, etc.). Pour lui, c’est une recherche fondamentale de haute facture. Il a démontré que ce livre est une grammaire qui présente les structures linguistiques. Il comprend un avant-propos, une introduction, sept chapitres regroupés en trois grands volets ; la phonologie, la morphologie et la syntaxe et se termine par une conclusion. Pour terminer, il a noté que Clémentine Faïk Nzuji, en lisant ce livre, a félicité l’auteur en lui disant qu’il honorait les Congolais et contribuait à faire connaître positivement nos langues et nos cultures, base d’un développement ancré et durable. Le professeur Ndaywel a insisté sur la nécessité de ne pas suivre ceux qui prêchent la nécessité de briser les liens avec nos traditions et s’est félicité d’avoir en face de lui une communauté qui se prend en charge. Il convient de remarquer que le début de la cérémonie a été marqué par le mot d’accueil d’Etienne Tshibang Munyenz, président de l’Association kanyok ‘TTK’, qui a mis ce moment à profit pour présenter différentes publications sur les Kanyok. SAKAZ

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