Banque mondiale : une vitrine ouverte pour les médias

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Depuis des années, sur les ruines des hôpitaux et des dispensaires d’Etat en état de délabrement avancé, des murs lézardés de certaines écoles désertées de l’arrière-pays, des routes défoncées, impraticables et pleines des cratères, des ponts croulants prêts à s’effondrer au passage des camions de gros tonnages, les populations locales de nos provinces se réjouissent de voir surgir aujourd’hui, comme dans un rêve, des hôpitaux réfectionnés et bien équipés, des écoles réhabilitées redevenues fréquentables, des routes élargies et praticables, et des ponts reconstruits assurant à un rythme ininterrompu les échanges commerciaux entre les provinces, les districts et les territoires.  

La RDC s’est transformée en un véritable chantier. Derrière  ces nombreuses réalisations, il y a la volonté du gouvernement congolais d’améliorer le vécu quotidien de nos populations, traduite dans un programme de réfection des infrastructures routières, scolaires et sanitaires. Il y a aussi la Banque mondiale qui a financé tous ces projets de développement, et dont l’exécution est supervisée par des agences placées sous sa tutelle. Signalons que des évaluateurs oeuvrant au siège de cette institution de Bretton Woods de Washington, viennent contrôler sur le terrain, la qualité du travail réalisé. Ce qui justifie le sérieux injecté dans la réalisation de ces projets jusque dans les coins enclavés.

C’est pour recueillir des critiques sur la manière dont les projets sont exécutés dans le cadre de divers chantiers de réhabilitation des routes, des ponts, des bâtiments des hôpitaux et des écoles, que la Banque mondiale, dans un souci de transparence  et de dialogue, a lancé des journées portes ouvertes  donnant la visibilité sur ses actions à l’échelle de chaque province. Des sénateurs, des députés, des opérateurs économiques et certains dirigeants des provinces en profitent pour suivre les exposés, et voir par vidéo-projecteur, les  réalisations de la Banque mondiale, ainsi que des panneaux et des affiches qui illustrent le développement au niveau provincial.

Par toutes ces actions, comme il faudrait le souligner, la Banque mondiale a réussi à désenclaver d’immenses territoires, raccourcir la distance séparant des districts, joindre les centres de production agricole aux centres de commercialisation, permettre le stockage des produits agricoles pour leur meilleure conservation. Et enfin, susciter l’accroissement de la production agricole, assurer son évacuation vers des centres de consommation, tout en entrevoyant l’exportation du surplus.

Engager le dialogue, évacuer les blocages et enclencher le développement

Quelquefois, lors des discussions, il est apparu qu’à la suite de certains projets de lois en veilleuse au parlement, certains projets de développement étaient paralysés, alors qu’ils devaient régir le fonctionnement de certains secteurs de développement et favoriser la réalisation de certains projets prioritaires.

Il est arrivé que des opérateurs économiques aient pu à cette occasion, localiser les principaux goulots d’étranglement qui empêchent le décollage économique de chaque province. Ces entrepreneurs exposent leurs difficultés en définissant ce qui à leurs yeux, constituent des priorités qui ne cadrent pas quelquefois, avec les préoccupations des administrateurs des territoires, des gouverneurs de provinces et même de certains ministres.

Ainsi, l’on s’est rendu finalement compte que seuls les acteurs de développement du terrain peuvent mieux définir et localiser les problèmes de réhabilitation des infrastructures routières, scolaires et sanitaires. La Banque mondiale va même plus loi, en favorisant le renforcement des capacités des fonctionnaires des administrations provinciales pour une amélioration de la gouvernance et de l’expertise des agents de l’Etat.

C’est donc dans le cadre de la transparence et du dialogue que la Banque mondiale organisera le 18 juin prochain, à son siège, sur boulevard Tshatshi n° 49,  à Gombe, une journée «  Portes ouvertes » pour les médias. Thème choisi : accélérer la mise en œuvre des projets pour accroître les résultats.

            Le directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la république du Congo, M. Eustache Ouayoro, profitera de cette rencontre pour déployer le panorama des réalisations de son institution, mais aussi écouter ce que la presse en pense.  Un coup d’œil sera braqué sur les perspectives d’avenir de la coopération entre cette institution de Bretton Woods et le gouvernement congolais.

                                                                                                      J.R.T.   

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