Banque Centrale du Congo : le CPM rassure

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banque-centrale-bccLe Comité de politique monétaire a tenu, ce lundi 14 juillet 2014, sa sixième réunion ordinaire de l’année, sous la présidence de Monsieur Deogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, son Président.

Comme à l’accoutumée, le Comité a procédé à l’analyse de l’évolution récente de la conjoncture internationale et nationale, apprécié les vulnérabilités susceptibles d’influer négativement sur les perspectives à court terme en matière de stabilité des prix et adopté des décisions de politique monétaire.

De l’évolution de la conjoncture, il convient de retenir:

Sur le plan international:

Le Comité a noté que la reprise de la croissance économique se poursuit, confortée par le regain de dynamisme de l’activité dans les pays industrialisés. Il a relevé que le ralentissement de l’activité économique dans les principaux pays émergents fait peser des incertitudes sur les perspectives de l’économie mondiale.

Concernant les économies africaines, le sommet de l’Union africaine tenu à Malabo, du 26 au 27 juin 2014, sous le thème de l’agriculture et la sécurité alimentaire» a donné l’occasion aux Chefs d’État et de Gouvernement africains de réitérer leurs engagements de booster l’agriculture sur le continent afin de parvenir à l’autosuffisance alimentaire. Pour y parvenir, les pays devront affecter, de manière continue, au moins 10% de leurs budgets nationaux à l’agriculture.

 Sur le plan natjonal :

Les estimations provisoires tablent sur une croissance de 8,8 % du PIB réel en 2014 contre une projection de 9,5 %. Cette révision des performances économiques à la baisse en 2014 est liée notamment au comportement de la demande mondiale des matières premières, particulièrement pour le cuivre dont les cours ont été plus faibles que prévus,

Cependant, par rapport aux réalisations de 2013 de 8,5 %, ce niveau de croissance, qui dépasse de 3,4 points la moyenne projetée pour l’Afrique subsaharienne demeure robuste. Le maintien de l’activité est attesté par le bon comportement du solde brute d’opinions des chefs d’entreprises qui affiche 20,9 % en moyenne sur le premier semestre 2014 contre 17,1 % à la période correspondante de 2013.

En ce qui concerne le niveau général des prix à la consommation, le Comité a noté que l’inflation demeure sous contrôle. En effet, le taux d’inflation à fin juin est ressorti à 0,7 %, soit 1,4 %en glissement annuel contre un objectif de 3,7%. Cette situation s’explique par la détente des prix de produits alimentaires importés et le prix à la pompe qui vient de monter. Les tendances à court terme indiquent globalement de faible risque d’inflation.

Sur le marché des changes, le Comité a apprécié le maintien de la stabilité du taux de change à fin juin. En effet, de fin juin 2013 à fin juin 2014, le taux de change est passé de 917,49 CDF le dollar à 926,1 CDF à l’indicatif et de 925,00 CDF à 931,25 CDF le dollar au parallèle.

Examinant l’évolution des réserves de change au terme du premier semestre, il a été observé un accroissement de 13 millions de USD, situant l’encours des réserves à 1.739,87 millions de USD, ce qui correspond à 8,31 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres,

Quant à l’évolution des conditions monétaires, le Comité a noté que le taux moyen pondéré des transactions sur le marché interbancaire s’est établi à 1,7 % en moyenne au cours des six premiers mois de 2014 contre 2,5% à la période correspondante de 2013. Sur le marché en banque, le coût moyen des ressources levées auprès de la BCC au premier semestre 2014 a été de 3,0 % sur les facilités et 2,0% sur les prêts à court terme venant de 7,0 % et 5% respectivement une année plus tôt.

L’encours des Bons BCC, du fait de la demande de plus en plus croissante de la monnaie nationale par les banques, a connu une décrue, contribuant à injecter 11,.5 milliards de CDF sur le mois et près de 75 milliards sur le semestre.

Cette injection de la liquidité a été dictée par le souci de répondre aux besoins croissants de l’économie dans un contexte de stabilité et de contraction des agrégats monétaires.

Au regard de la stabilité remarquable du cadre macroéconomique et afin d’améliorer la collecte des dépôts en monnaie nationale indispensables au financement des activités productives intérieures, le Comité de politique monétaire, se fondant sur ses analyses, a décidé d’ôter et d’alléger toute contrainte sur les dépôts en monnaie nationale. Ainsi, le coefficient de la réserve obligatoire passe désormais de 3,0 % à 0,0% pour les dépôts à terme et de 7 %à 5 %pour les dépôts à vue.

Concernant les coefficients de réserve obligatoire sur les dépôts en monnaie étrangère, aussi bien à vue qu’à terme, ils restent maintenus respectivement à 8% et 7%. Quant au taux directeur, il reste inchangé à 2 %.

Enfin, le Comité de Politique Monétaire encourage le Gouvernement à poursuivre, voire accélérer la mise en oeuvre des réformes structurelles, gages d’une croissance économique vigoureuse, verte et inclusive.

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa,

le 14 juillet 2014

Deogrtias MUTOMBO MWANA NYEMBO

Président

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