Bancarisation : le gouvernement confirme des avancées… mais l’effort doit continuer

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mukoko_daniel_13_01Le Vice-premier ministre et ministre du Budget,  Daniel Mukoko Samba, a éclairé la lanterne de la représentation nationale sur les avancées réalisées par le gouvernement dans la bancarisation de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat. C’était lors de la plénière d’hier mercredi 21 mai 2014, consacrée à la question orale avec débat lui adressée par  l’honorable Clément Kanku sur l’évolution de la bancarisation.

            Dans sa réplique, il a indiqué que les effectifs d’agents et fonctionnaires de l’Etat bancarisés s’élèvent à 670.081, soit un taux de bancarisation de 74%. Mukoko Samba a précisé qu’il reste encore à bancariser 234.796 agents. Dans ce lot, il faut compter les 135.871 agents, essentiellement des enseignants, qui sont actuellement pris en charge par Caritas, payés comme à l’ancien système, à travers les ordonnateurs provinciaux et comptables publics.

            Ce membre du gouvernement a déclaré qu’à ce jour, le trésor paie chaque mois 1.037.834 agents, et dans cette masse, il faut compter 132.957 retraités civils et militaires, en plus des inactifs de l’armée qui sont encore pour le moment payés via le ministère des Affaires sociales.

            Il a annoncé l’augmentation, au mois de juillet, du nombre d’agents devant être bancarisés, soit 250 médecins et 13.000 enseignants de l’EPSP. Pour le vice Premier ministre et ministre du Budge, vu ces effectifs énormes et systémiques, il n’est pas étonnant que la mise œuvre de la bancarisation de la paie ait rencontré des difficultés.

            Mais doit–on chaque fois abandonner les réformes à cause des difficultés de parcours ? La réponse du ministre est « non ». Il a, à ce propos, fait remarquer que les réformes sont pénibles partout dans tous les pays et font toujours face à des résistances.

            « Et ceux qui ont à perdre dans une réforme, voulant protéger leur territoire, résistent toujours », a-t-il souligné, avant d’ajouter que le plus important est de maintenir le cap, en surmontant ces difficultés, et cela avec la participation de toutes les parties prenantes.

            Face à ces difficultés, le patron du Budget a assuré que grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, un logiciel a été développé pour permettre aux personnes qualifiées de suivre l’exécution.

            Mukoko samba est convaincu qu’à travers le logiciel de la paie sur internet, le gouvernement vient de mettre en place un outil qui permet désormais de répondre aux questions fondamentales restées longtemps sans réponses.

Parlant des retombées de la bancarisation, le vice premier –ministre et ministre du Budget a affirmé qu’en faisant de l’agent de l’Etat un client à part entière des banques, le gouvernement offre à ces derniers la possibilité d’obtenir, comme tout client, des crédits.

            Mukoko Samba s’est réjoui de constater que la bancarisation a enregistré des avancées significatives, notamment la maîtrise des effectifs et la récupération des reliquats placés dans un sous-compte du trésor.

            Au cours du débat, les députés sont revenus sur les souffrances des fonctionnaires de leurs territoires d’origine, contraint des parcourir de longues distances pour atteindre les chefs- lieux des provinces, où se retrouvent les institutions financières en charge du paiement de leurs salaires.

            Jean-Claude Vuemba  a mis en exergue le calvaire des enseignants de sa circonscription électorale de Kasangulu,  obligés d’engager d’autres dépenses pour aller recevoir leurs propres salaires.

            L’auteur de la question orale, Clément Nkaku, a relevé les difficultés ressenties au niveau des institutions financières qui donnent l’impression de ne pas être suffisamment préparées pour effectuer ce genre d’opérations. Quant aux sociétés de téléphonie cellulaire, elles sont vite débordées quand il faut payer les fonctionnaires.

            Mukoko samba a sollicité 48 heures pour répondre à d’autres préoccupations des élus du peuple non abordées au cours de la plénière d’hier.

ERIC WEMBA

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