Bancarisation des salaires : le SYECO dénonce la mort d’enseignants et les avortements de femmes

0
32

Dans une déclaration faite à l’issue de son Assemblée générale du samedi, 06 juillet 2013, dans la commune de Limete, le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) a dénoncé plusieurs avatars qui ont handicapé le bon fonctionnement de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.), mais aussi celui de l’Enseignement supérieur et universitaire (E.S.U.) durant l’année scolaire et académique qui vient de s’écouler. Après des débats houleux entre les enseignants que dirigeait le secrétaire général du SYECO, Jean-Pierre Kimbuya, une déclaration a été faite sur les quatre points ci-après : l’évaluation de l’année scolaire 2012-2013 ; la protection sociale des enseignants ; les élections sociales dans la Fonction publique et les perspectives pour l’année scolaire prochaine. Les enseignants ont dit et redit que les constats qu’ils ont faits visent à mieux préparer la rentrée scolaire prochaine en mettant le gouvernement devant ses responsabilités régaliennes.

            Jean-Pierre Kimbuya a salué, sur le plan financier, la bancarisation de la paie des enseignants à Kinshasa, tout en déplorant l’omission de plusieurs enseignants sur les fichiers de paie, les retenues sur les salaires sans aucune justification et la présence permanente des non payés (NP) et la non mécanisation de nouvelles unités. En outre, il s’est félicité de la généralisation de la bancarisation pour près de 243.000 enseignants depuis la paie de Mai 2013 et a déploré en même temps l’échec constaté avec l’impayement dans plus de 150 territoires sur 186. Il a noté l’impaiement de  juin dans tous les territoires au 30 juin. Cette situation a occasionné la mort d’enseignants à Kinshasa et à Kikwit et et avortements des femmes enseignantes devant ainsi parcourir jusqu’à 250 kms, abandonnant ainsi les écoles pendant des semaines. Cela est une catastrophe, s’est-il exclamé et s’est dès lors posé la question sur la qualité de l’Enseignement dispensé.

            Sur le plan pédagogique, il a constaté la gratuité des manuels scolaires pour la création des bibliothèques au primaire mais regrette leur coût élevé au secondaire au détriment des écoles, des élèves et de leurs parents ; ceci suivi du non respect du programme dans l’Enseignement technique et dans plusieurs autres sections. La conséquence logique, selon cette déclaration, est la forte déperdition scolaire liée aux frais élevés exigés dans les écoles transformées en marché. Si Syeco, dans sa déclaration, a fait mention de la réhabilitation de certains bâtiments scolaires, il en déplore la mauvaise maintenance et a épinglé l’institutionnalisation des interrogations générales non prévues dans les prévisions et la sanction infligée aux élèves aux convictions différentes de la confession de l’école fréquentée, sans oublier la sous-qualification pédagogique et scientifique des enseignants dans certaines écoles malgré les frais payés par les parents. En conclusion, le SYECO a demandé au gouvernement, en perspectives de la rentrée scolaire 2013-2014, de prendre en compte cette évaluation et de remédier aux points négatifs en vue d’obtenir une éducation de qualité tant recherchée pour l’Enfant congolais.

SAKAZ

LEAVE A REPLY

*