Bancarisation des salaires, coupures à valeur faciale élevée… : la Banque centrale joue l’apaisement

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numc3a9riser0003Le paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat par voie bancaire ainsi que difficultés rencontrées par certains bénéficiaires résidant dans des territoires dépourvus des structures bancaires, la circulation des billets à valeur faciale élevée…, ces sujets là qui ont fait l’objet de la conférence de presse qu’a animée hier mardi 6 août le Directeur Général de la Politique Monétaire et des Opérations Bancaires de la BCC (Banque centrale du Congo), Jean Louis Kayembe.

Parlant de la bancarisation des salaires, le Directeur général de la PMOB (Politique monétaire et opérations bancaires) a fait remarquer qu’il s’agit d’une grande réforme tentée par le gouvernement, et les résultats sont probants.

Cette réforme revêt un double objectif : la maîtrise de l’enveloppe salariale et celle des effectifs des travailleurs par le gouvernement.

A la préoccupation de la presse de savoir où on en est avec la paie dans des zones non couvertes par les structures bancaires.

Jean Louis Kayembe a d’abord reconnu qu’il y a eu effectivement des problèmes à ce niveau. Les fonctionnaires de l’Etat composés en majorité des enseignants desdites zones éprouvent des difficultés pour recevoir leurs salaires à temps.

Remerciant la Caritas Congo pour son appui en vue de remédier à la situation, il a fait savoir que le gouvernement et l’Institut d’émissions travaillent en étroite collaboration sur la question. Des voies et moyens sont en train d’être explorés afin de remédier définitivement à la situation.

            «Tout est mis en œuvre pour qu’il y ait un changement d’ici la paie du mois d’août», a-t-il annoncé.

            Toujours en rapport avec la question liée aux difficultés pour agents et fonctionnaires de l’Etat habitant dans des zones dépourvues de structures bancaires, le Directeur général de la Politique monétaire et opérations bancaires a renseigné que certains accusaient deux à trois de retard de salaires. Mais, ce retard est en train d’être absorbé grâce aux efforts qui sont en train d’être déployés par le gouvernement.

            Pourquoi la paie démarre-t-elle à des périodes différentes dans les banques commerciales, alors qu’elles sont toutes installées dans la capitale?

A cette question, le conférencier a commencé par rappeler que la date officielle retenue par le gouvernement pour la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat, c’est le 20. Avant de faire observer que, suivant le chronogramme établi, les crédits sont disponibilisés par la Banque centrale au plus tard le 10 du mois, et les banques commerciales ont, à leur tour, 5 jours pour faire le ménage et démarrer la paie à partir du 15.

            Toutefois, a-t-il souligné, chaque banque détermine librement par quel groupe démarrer ses opérations de paie. Il y en a qui commencent par la police et l’armée, et d’autres par les enseignants… ainsi de suite.

            Pour la BCC, une fois sa mission accomplie, elle n’a pas à s’ingérer dans la programmation des banques commerciales pour les opérations de paie.

            Quels ont été les critères de choix des banques pour assurer les opérations de paie, parce qu’il y en a qui n’ont pas d’agences à travers la ville ? Conséquence : on assiste à de longues files des fonctionnaires le jour de paie.

Réponse : il y a une structure qui s’en occupe. Elle s’appelle ACB.

            Pourquoi les coupures à valeur élevée se font de plus en plus rares dans les transactions ? En plus, ceux qui en détiennent éprouvent des difficultés pour acheter.

Le DG Kayembe s’est félicité du fait que depuis leur lancement, les émissions des coupures à valeur faciale élevée n’ont pas provoqué la dépréciation contrairement aux craintes exprimées. Au contraire, a-t-il ajouté, la monnaie nationale s’est davantage bien comportée.

            A propos de leur rareté dans les transactions, il a indiqué qu’il s’agissait d’abord d’un essai qui heureusement s’est avéré concluant. Raison pour laquelle la Banque compte augmenter lesdites émissions en vue de faciliter les grandes transactions.

Mais, a insisté le n°1 de la Politique monétaire, tout se fera dans le respect des principes qui ont toujours guidé les banques centrales à travers le monde en termes d’émissions. C’est-à-dire l’émission des billets se fait suivant les besoins des consommateurs.

            Quant à la difficulté d’achat sur le terrain, il a indiqué qu’on ne peut pas s’amener avec  une coupure de 20.000 Fc pour opérer un achat de moins de 5.000 Fc. D’où il conseille aux détenteurs d’opérer un achat judicieux afin d’éviter toute complication.

Dom 

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