Bahati Lukwebo plaide pour une conciliation entre l’Etat et TFM

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Chaque jour qui passe, les usines de la société minière TENKE FUNGURUME MINING situées au bas de la colline Kwatebala traitent 10.000 tonnes des minerais bruts pour produire 360 tonnes de Cuivre, 35 tonnes de Cobalt et 500 tonnes d’acide sulfurique. C’est le constat fait par la délégation de l’assemblée nationale conduite par Modeste BAHATI Lukwebo qui devrait comprendre huit députés mais seuls six ont effectué le déplacement de Fungurume, notamment Médard MULANGALA Lwakabwanga, Willy NTUMBA Petumpenyi, PASI Za Pamba, MUKENDI Tshambula, MUKALAYI Lama et BAHATI Lukwebo, VANO Kiboko et Georges BYERAGI Safari étant empêchés.

Le petit avion porteur en provenance de Lubumbashi a atterri le mercredi 3 mars sur l’aérodrome de TFM à Fungurume vers 8 h 15 et la délégation a été accueillie par le staff de l’entreprise avec à sa tête Mark HARDIN, directeur des Relations Publiques de TFM, qu’entouraient les autres membres dont Mme Margareth KABAMBA Rachidi, Dieudonné LUKOJI et Richard ROBINSON, directeur des Programmes Sociaux. Le convoi motorisé a effectué un petit tour du côté du Camp BRAVO où logent 2.000 agents des nationalités diverses dans des habitations modernes dotées d’infrastructures d’accueil, dont un magasin des vivres, un centre de santé et surtout des terrains de sports, notamment le football et le tennis, une piscine, un cyber café, une bibliothèque, un bar sous la tente et un restaurant pouvant livrer plus de 10.000 repas par jour pour trois cuisines, notamment européenne, asiatique et africaine. Comme l’a souligné HARDIN « TFM est très sensible aux particularismes de chaque groupe religieux, ethnique. La filiale de Freeport McMoRen Copper and Gold respecte partout le caractère intellectuel de la vie d’entreprise et favorise le rapprochement ». Ce qui a fait exclamer Willy NTUMBA : « au Camp BRAVO ce n’est pas que dodo et bouffe, célibataire comme marié, chacun  y trouve son compte ».

KWATEBALA déjà dompté

Médard MULANGALA et PASI Za Pamba n’ont pas pu retenir leur émotion devant une telle merveille de la technologie à la vue des mouvements de broyage effectués par la fameuse machine dénommée VEERMER sur la colline KWATEBALA. Se rappelant de toutes les visites qu’il avait eu à effectuer sur les différents sites de la GECAMINES à l’époque où il exerçait dans le secteur privé, l’élu de Ndemba n’a pas tari d’éloges sur les performances de cette machine qui consomme 1.400 litres de mazout par jour, extrait 110 tonnes des minerais bruts par jour et coûte un million des dollars Us à l’achat.

Actuellement, pour des raisons de la protection de l’écologie, TFM a recouru à ce genre des machines modernes pour épargner aux hommes les effets néfastes des bruits, de la poussière et de éboulements répétitifs qui ont endeuillé des nombreuses familles, a signalé l’Ingénieur MATUKA Tshinguz. Avant d’indiquer que le VEERMER a comme avantage sur le plan économique d’augmenter la rentabilité de la production et permet aussi de tracer des sillages lors des travaux de concassage des minerais sur cette colline qui avait au départ une hauteur de plus de 3.500 mètres  d’altitude qui est en train de se réduire à vue d’œil, s’est exclamé le député MUKALAYI Lama, élu de Fungurume.

Après le concassage, les sillages tracés par le VEERMER permettent aux géologues de relever des échantillons pour aller les étudier au laboratoire avant de revenir placer des nomenclatures pour diriger les travaux de ramassage des minerais par catégories par des grosses bennes pour les transporter vers les usines d’électrolyse.

Le cuivre de forte teneur

D’une teneur de 2,5 % pour le Cuivre et de 0,3 % pour le Cobalt, les gisements de Fungurume et Tenke sont comptés parmi les plus riches de la planète, a signalé l’ingénieur Nestor MUMANA Kazata, chargé des installations de réception des minerais bruts avant d’être dirigés vers les usines d’électrolyse. Ce qui a intéressé particulièrement MUKENDI Tshambula de Mbuji Mayi était de savoir pourquoi TFM n’exploite pas le fer et les autres minerais contenus dans ses différents sites. D’une part, les gisements sont oxydés, ce qui les rend moins coûteux et les sites montrent des colorations variées à l’œil nu pour permettre l’identification des minerais, a fait savoir l’ingénieur MUMANA. En outre, la faible teneur du fer ne permet pas son exploitation pour couvrir le coût de la production. Idem pour le manganèse et les autres minerais, a-t-il ajouté. TFM utilise des silos pouvant conduire près de 400 tonnes des minerais bruts par heure vers des alimenteuses situées dans des tanks d’une capacité de 3.000 M3 avant de subir une solution cuprocobaltique dans des décanteurs.

La protection de la biodiversité

Les six députés ont été très sensibles au programme environnemental mis en place par TFM. Ce programme s’articule autour de quatre axes, à savoir le suivi de la flore, de la faune, des eaux et des bruits. On prélève des échantillons dans des rivières pour examiner le degré de contagion de eaux par les rejets des usines. Pour cela, TFM a construit des grands bassins pour recueillir les eaux utilisées dans les usines pour être recyclées avant de les récupérer pour ne pas contaminer les nappes phréatiques et les populations. Pour protéger la biodiversité, les ingénieurs de TFM procèdent régulièrement à des prélèvements des espèces rares sur le site de Kwatebala pour les relocaliser ailleurs. Le programme de suivi des bruits consiste à surveiller les sortes d’atténuations à mettre en place pour protéger les populations, a indiqué l’ingénieur NGOYI. Et TFM a alors élaboré une politique de regroupement des villages dans des endroits qui se trouvent loin des bruits et des rejets des usines. Pour lutter contre les érosions, TFM pose régulièrement des agrégats des pierres sur des pentes des collines.

Amoni-Kiboko montre un nouveau visage

Cette politique de regroupement des villages hier situés près des sites d’extraction et des usines se poursuit et le village moderne d’Amoni-Kiboko a connu un agrandissement spectaculaire. Il ya peu n’existait que le village de Kiboko. A ce jour Amoni a été créé et une école et un centre de santé en matériaux durables sont construits pour les deux villages voisins. Cette école peut recevoir plus de 377 élèves en plus d’un terrain de football sans oublier la petite fabrique des fils barbelés pour les travaux de bétonnage des usines financées entièrement par TFM mais confiée à des partenaires locaux.

Ce qui a fait plaisir aux députés nationaux, outre la réinstallation des habitants sur des nouveaux villages en matériaux durables mais surtout la réinstallation de leurs champs. Grâce aux agronomes payés par TFM, a indiqué Mark HARDIN et aux intrants distribués, les villageois pourront améliorer leurs productions pour subvenir à leurs besoins et en vendre aux agents de TFM.

De même, TFM utilise 57 personnes comme agents et instituteurs pour cette école dénommée ITELA. La contribution des parents est de l’ordre de 30 %  et à la longue, l’école va appartenir à l’Etat congolais, a indiqué Mark HARDIN. Le centre de santé a pour objet la production et le contrôle de l’eau potable pour les deux villages réinstallés ainsi que le traitement de la malaria et des maladies d’origine hydrique. Il dispose pour cela d’un laboratoire et un médecin est en permanence sur les lieux. Une clinique mobile bien équipée a comme rôle de procéder à la vaccination et à la sensibilisation pour les maladies endémiques et épidémiques selon un programme établi par les autorités sanitaires de TFM.                    

BAHATI Lukwebo pour une conciliation entre l’Etat et TFM

A la fin de cette visite guidée, le chef de la délégation parlementaire, Modeste BAHATI Lukwebo s’est déclaré satisfait par les réalisations de la filiale de Freeport McMoRan Copper and Gold. « Ce genre d’initiative devrait attirer l’attention de tous les décideurs vu son impact social. Les parlementaires soutiennent le respect et l’application de la convention parce qu’elle a été signée en bonne et due forme par les représentants de l’Etat et surtout parce qu’elle a été promulguée par le chef de l’Etat », a-t-il souligné. Cela, pour inviter le gouvernement et TFM à une conciliation pour mettre de l’eau dans leur vin et arrondir les angles de leur désaccord au sujet de la revisitation du contrat qui les lie depuis 1996. Dans la mesure où 98 % des travailleurs sont de nationalité congolaise. Selon des études économiques menées par le ministère du Travail, en plus de 1.500 sous-traitants, TFM utilise actuellement 2.000 travailleurs à temps plein et chaque emploi direct  créé génère environ quatre emplois indirects. La masse salariale mensuelle est de l’ordre de 2.500.000 dollars Us.

Sur le plan financier, BAHATI Lukwebo a appris que TFM a déjà versé à l’Etat plus de 180 millions des dollars Us en impôts, droits et autres paiements depuis 2006. La Gécamines, quant à elle, a déjà perçu 80 millions des dollars Us à titre de prime de cession et attend 20 millions d’ici trois mois. Sur le plan social, TFM a investi 28 millions des dollars Us pour des programmes environnementaux et sociaux depuis 2006. 174 kilomètres des routes seront réhabilitées et 170 millions des dollars Us ont été mis à la disposition de la SNEL pour la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Nseke. Autant d’investissements de nature à donner un coup de fouet au programme des cinq chantiers prôné par le gouvernement, s’est réjoui l’élu de Kavumu.

Fidèle MUSANGU (Envoyé Spécial à Fungurume)

 

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