Axes stratégiques de la politique gouvernementale

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Chers compatriotes,

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Convaincu de l’imminence d’une troisième révolution plus
républicaine, après les révolutions manquées du 24 novembre 1965 et du
17 mai 1997, nous, Membres de Mission Nouvelle, avons le grand plaisir
de nous mettre ce jour à l’opposé du populisme politique pour
intégrer, en communion avec vous, le monde des valeurs et des idées
éclairantes qui permettent la renaissance, la reconstruction et le
développement intégral de la RD Congo, en étroite coopération avec
tous les peuples travailleurs du monde et les nations éprises de paix,
de justice sociale et de la dignité humaine.
Nous voudrions vivement vous entretenir sur les axes stratégiques de
notre politique gouvernementale visant la réussite et le succès de la
révolution sociopolitique en RD Congo que nous appelons de tous nos
vœux, à la suite des prochaines élections.
À travers ces grands axes, il est précisément question (1) de
réveiller les valeurs éthiques et qualités humaines absorbées par les
exigences d’une succession des systèmes politiques aux contours
démocratiques et républicains flous, (2) d’assurer la vie démocratique
véritable, d’accroitre le niveau de participation politique de tous
les Congolais et d’instaurer un système de contrôle efficace et
soutenu à l’intérieur des partis politiques, (3) de réhabiliter
l’école, gage du développement durable, de la justice distributive, de
l’équilibre familial, de la compréhension mutuelle et de la paix à
l’intérieur d’une nation et entre les nations, entre tous les peuples
de la planète, et (4) de mettre à la disposition du pays un instrument
électronique fiable pour le choix à intervalle régulier de
représentant du peuple, des travailleurs, des étudiants et d’
organisations sociales, économiques et politiques du secteur tant
public que privé.
Par ailleurs, ces axes stratégiques seront soutenus par un train de
mesures coulées sous forme d’actes d’engagements (12 engagements) dont
la promotion et la mise en œuvre seront  garanties spécialement par
notre candidat à la présidence de la république, Monsieur Alain Daniel
Shekomba
Bref, ces grands axes et l’acte d’engagement constituent la charpente
d’un plan longtemps mûri et savamment élaboré pour la libération d’une
démocratie longtemps confisquée et embrouillée, d’en haut, par une
certaine élite et les politiques, et caricaturée quotidiennement, d’en
bas, par une population en quête perpétuelle à la fois  d’un
leadership politique exemplaire et compétitif, de son salut, d’un
système politique sûr garantissant aux Congolaises et Congolais une
prospérité et un bien-être durable à partager constamment avec les
autres peuples de la planète. Ce qui inévitablement fera de la RD
Congo une citadelle des bâtisseurs et de l’harmonie.

Chers compatriotes,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
La RD Congo est malade fondamentalement de ses élites évoluant dans
le secteur éducatif et contribuant exponentiellement à l’exploitation,
à l’avilissement et à l’appauvrissement d’aimables populations
congolaises à travers les partis politiques.
Primo, en RD Congo, comme dans beaucoup de pays africains, les chefs,
présidents ou autorités morales des partis et regroupements politiques
sont assimilables aux chefs coutumiers au sein de leurs formations
politiques respectives. Ils président et règnent à vie. Ils sont
fondateurs et pourvoyeurs de tous les moyens d’organisation et de
fonctionnement de leurs partis politiques, leurs affaires privées dont
la succession à la présidence est généralement assurée par les membres
de la famille biologique : le président fondateur crée le parti
politique et prend en charge le coût de la rédaction des textes
constitutifs par des avocats, le coût de l’agrément du parti politique
au ministère de l’intérieur, met à la disposition de ce parti
politique son charroi automobile pour assurer le déplacement des
membres, une de ses propriétés généralement bien mal acquis pour en
abriter le siège social. La même personne engage des dépenses liées au
fonctionnement et charges diverses, communication, énergies, salaires
du personnel assurant la permanence au siège social et aux antennes
dans les provinces. Pendant que la base, constituée par des personnes
émanant d’une population complètement appauvrie, misérable, sans
pouvoir économique, est incapable d’apporter sa contribution pour le
fonctionnement et l’organisation des activités du parti politique.
Voilà que le parti politique devient de facto une affaire privée,
propriété souvent d’un ancien ou actuel mandataire public, ancien ou
actuel membre du gouvernement ou du parlement ou autres, auteurs et
complices des malversations financières et des actes de prédation
appauvrissant et avilissant les populations congolaises.
Secundo, l’élite congolaise a trahi remarquablement le peuple. Par un
sophisme à effet boomerang, elle a contribué à la désorientation de la
jeunesse, de l’opinion publique, à la montée des anti-valeurs et,
comme l’affirme bien le professeur Ka Mana, à la culture de
l’imbécillité collective. Par conséquent, elle est, elle-même, la
principale et la plus grande victime de cette attitude
contre-républicaine. Dans la vie civile, militaire ou policière,
l’élite congolaise est presque effacée de la fonction publique
internationale où la technocratie des diplômés congolais est mise en
doute : les congolais sont de moins en moins nombreux comme hauts
fonctionnaires permanents ou membres du personnel technique que
délégués ou représentants pour des postes politiques, s’agissant de la
présidence ou de l’administration tournante. Les bêtises,
l’incompétence, le gain facile et l’aventurisme de faux diplômés
congolais sont nettement stoppés aux frontières du pays par les
organisations et organismes internationaux. Entre-temps, la
subjectivité bat son plein dans l’évaluation des apprenants dans les
universités et instituts supérieurs congolais, dans des académies et
autres institutions scolaires de la RD Congo.
Il y a aujourd’hui une adéquation criante entre le contenu du diplôme
et le contenu de la tête de son détenteur. Il y a également une
adéquation mortelle entre le savoir-faire ou les compétences
élémentaires ou encore aléatoire de nombreux travailleurs et les
gigantesques ou importantes fonctions qu’ils assument dans la fonction
publique et dans le secteur privé.  Le cas récent d’une ministre
provinciale de la province de Maniema incapable non seulement de
s’exprimer correctement en Français, langue officielle du pays, mais
aussi à dévoiler, face à la presse, les grandes lignes de
l’organisation et du plan d’action du ministère dont elle devait
assurer la tutelle est effroyablement patent.
Cependant, l’origine d’un tel gâchis est lointaine et persistante. À
titre illustratif, une étudiante a terminé ses études universitaires
avec la note grande distinction grâce essentiellement aux facteurs
d’ordre subjectif. Sur 8 cours, elle a obtenu 16/20 parce qu’elle est
de la tribu du professeur, 16/20 encore parce qu’elle est membre du
parti politique du professeur, 16/20 de nouveau parce qu’elle est
membre de l’église du professeur, 17/20 parce qu’elle est voisine du
professeur, 17/20 parce qu’elle fait fonction d’agente d’information
du professeur, 18/20 parce qu’elle est belle-sœur ou concubine du
professeur, 18/20 parce qu’elle est membre d’une même association que
le professeur. Voilà autant de raisons honteuses qui ont engendré la
thèse selon laquelle les problèmes en RD Congo deviennent de plus en
plus nombreux et complexes pendant que le contenu de la tête des
personnes appelées à les régler laisse à désirer!
Incroyable mais vrai, pendant que la mondialisation est une réalité
incontournable aujourd’hui, l’élite congolaise compte les plus grands
tribalistes, les plus grands clientélistes, les plus grands
corrupteurs, les plus grands corrompus et les plus grands saboteurs de
la nation. Elle utilise constamment l’intelligence et la ruse pour des
intérêts égoïstes et partisans. Elle s’efforce sans souci de faire
triompher la mal soutenu par une majorité versée dans l’obscurantisme,
sans manquer de promouvoir l’injustice, le favoritisme, la corruption,
l’exploitation de l’homme par l’homme,… et dissimuler la vérité pure
et basique.

Chers compatriotes,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Que faire, ensemble, en responsables et en tant patriotes aguerris,
face à ce tableau sombre où la RD Congo est aujourd’hui le plus grand
paradoxe «élite, source de l’ignorance, de l’obscurantisme, de la
décadence, de la petitesse et du malheur collectifs», d’une part, et
les présidents et autorités morales des partis et regroupements
politiques fonctionnant au rythme et en mode « chef coutumier » en
plein 21ème siècle en utilisant les populations qu’ils ont chosifiées,
exploitées et appauvries durant des décennies comme capital et
bouclier humain de leur enrichissement barbare, exponentiel et
égoïste, d’autre part?
La solution réside principalement dans les 3 axes stratégiques et
transversaux suivants autour desquels graviteront les éléments de
notre politique gouvernementale.
1. L’appropriation véritable des partis politiques par la population à
la base par un mode de financement indirect des partis politiques
conférant le pouvoir économique à tous les Congolais majeurs;
2. La création du Centre National d’Évaluation et de Recyclage
Professionnel (CNERP) luttant contre la fraude, la corruption, le
clientélisme, le favoritisme et le népotisme au travail dans le
secteur privé et public
3. La mise en œuvre de la création-Solution « e-Voting » qui assure le
choix transparent et libre des représentants ou délégués du peuple,
des travailleurs, des étudiants et autres catégories sociales,
économiques et politiques
Premièrement, s’agissant de l’appropriation des partis politiques par
la base, il sera question de modifier, de compléter et d’appliquer en
toute priorité  les actuelles lois portant organisation,
fonctionnement et financement des partis politiques, je cite (1) La
loi modifiant et complétant la loi n°04/002 du 15 mars 2004 portant
organisation et fonctionnement des partis politiques en RD-Congo et
(2) Loi n° 08/005 du 10 juin 2008 portant financement public des
partis politiques. Substantiellement, il sera question, dans Loi n°
08/005 du 10 juin 2008 portant financement public des partis
politiques, de prévoir le mode de financement indirect de ces partis
politiques, en ce sens que, par un fonds spécial, l’État rétrocèdera
annuellement pas directement au parti politique, mais à chaque
Congolais majeur un montant libellé en francs congolais, afin de
permettre celui-ci d’apporter sa contribution au parti de son choix.
Chaque parti politique devant être représenté par des vérificateurs
des comptes dont le vérificateur principal.
Il sera ainsi créé le Fonds de Formation Civique et de Participation
Politique (FFCPP), afin de répondre de manière égalitaire aux besoins
de la formation civique des Congolais majeurs et non membres des
partis politiques, d’une part, et de la participation politique des
Congolais majeurs et membres des partis politiques, d’autre part.
Seuls les Congolais majeurs et membres des partis politiques seront
concernés par le financement public des partis politiques.
Dans ce cadre, le financement public est organisé de manière à :
1. Permettre la réappropriation et le plein contrôle des partis
politiques par le peuple transformé et organisé en militants ou
membres des partis politiques dotés du minimum de pouvoir politique;
2. Reconnecter pleinement aux partis politiques les citoyens et les
populations dépourvus de pouvoir économique pendant des décennies s’y
étant sentis longtemps marginalisés, négligés, effacés, éloignés:
l’ensemble du patrimoine du parti politique devant appartenir à tous
les membres de celui-ci;
3. Assurer une plus grande indépendance et la pratique de la
démocratie au sein des partis politiques en favorisant l’organisation
des primaires où tout membre effectif devra être à la fois électeur et
éligible au sein de son parti ou regroupement politique;
4. Stabiliser et consolider la démocratie pluraliste par le
renforcement préalable de la capacité d’action des partis politiques;
5. Contribuer à la moralisation de l’activité politique par une plus
grande transparence;
6. Promouvoir la vertu de l’égalité des chances et de traitement;
7. Doter les partis politiques d’un minimum de moyens pour le
financement de leurs activités politiques.
Les subventions allouées aux partis politiques sont mises à leur
disposition par une Commission interinstitutionnelle relevant du
Ministre ayant les affaires intérieures dans ses attributions. Leur
gestion obéit aux règles de la comptabilité publique et est soumise au
contrôle de la Cour des comptes.
La gestion de ce fond sera essentiellement garantie par les
Technologies de l’Information et de la Communication (TIC): aucun
majeur congolais ou ayant droit à ce fond de fonctionnement des partis
politiques touchera matériellement à l’argent. Celui-ci ne sera
consulté que pour indiquer le parti auquel sa part de numéraire sera
affectée.
En effet, chaque parti politique bénéficiera d’un volume de
financement en Franc congolais, au prorata du  nombre des membres
inscrits en sa faveur pour transfert de leurs contributions de
participation politique (cette phrase remplace la disposition suivante
de l’actuelle loi portant financement des partis et regroupements
politiques :    L’éligibilité à ce financement est soumise à un certain
nombre de conditions, notamment: être représenté au moins à une des
assemblées délibérantes et introduire une demande écrite à la
Commission institutionnelle prévue dans la présente Loi).
Le fonds destiné aux dépenses de fonctionnement et autres activités
des partis politiques dans les proportions et limites ci-haut
déterminées est réparti à part égale entre tous les congolais majeurs
s’identifiant individuellement membre d’un parti politique.
Substantiellement, la réforme s’opèrera plus sur l’Article 7 qui
stipulera ce qui suit :
Le financement de parti politique dépendra du Fonds de Formation
Civique et de Participation politique.
Le financement public des Partis politiques relèvera de Fonds de
participation politique.
Le financement public des Partis Politiques est indirect. Il est
accordé à ceux-ci par l’intermédiaire de leurs membres respectifs
après avis favorable des Vérificateurs de Transferts.
La subvention est allouée aux partis politiques sur la base des
listes électorales publiées par la CENI avant la tenue des élections à
venir. Celle-ci est égale à un montant annuel total proportionnel au
nombre d’électeurs membres des partis politiques inscrits sur les
listes électorales.
La subvention allouée à un Parti Politique est égale à un montant
annuel proportionnel au nombre de ses membres effectifs et enrôlés.
Est considéré membre effectif d’un parti bénéficiaire du Fonds de
Participation politique, tout membre d’un parti politique, électeur
inscrit sur les listes électorales officiellement publiées par CENI
et porteur d’une carte électorale justifiant cette qualité.
Le financement sera alloué dans un délai minimal de 3 mois à compter
de la publication officielle des listes électorales.
D’autres chapitres et articles font également l’objet de modification
et complément, notamment en ce qui concerne des conditions
d’éligibilité au financement public.
Article 3
Sans préjudice des dispositions des articles 7, 10 et 11 de la
présente Loi, tout parti politique doit réunir les conditions
suivantes pour bénéficier des subventions de l’État:
1. être régulièrement enregistré au Ministère ayant les affaires
intérieures dans ses attributions;
2. avoir un siège connu et attesté par un titre de propriété ou par un
contrat de bail;
3. disposer d’un compte bancaire ayant un solde créditeur d’au moins
2.500.000 FC ;
4. tenir une comptabilité régulière et disposer d’un inventaire de ses
biens meubles et immeubles et produire l’attestation fiscale du
dernier exercice;
5. tenir compte de la parité homme/femme, lors de l’établissement des
listes électorales;
6. introduire une demande écrite à la Commission administrative
indépendante prévue aux articles 12 et suivants de la présente Loi.

Chapitre IV: De la Commission Administrative Indépendante et du Corps
des Vérificateurs des Transferts
Article 11
Les subventions allouées aux partis politiques à des fins de
fonctionnement ou de campagnes électorales sont fixées et mises à leur
disposition par une Commission Administrative Indépendante.
Article 12
La Commission Administrative Indépendante comprend des délégués élus
au sein du Corps de Vérificateurs des Transferts nommés par les Partis
Politiques.
Les membres de cette Commission sont nommés par le Ministre ayant les
affaires intérieures dans ses attributions, sur proposition du Corps
de Vérificateurs des Transferts.
Les missions de la Commission administrative indépendante sont:
1. tenir un fichier des partis politiques éligibles aux financements publics;
2. examiner les demandes de financement des partis politiques;
3. déterminer les modalités pratiques d’octroi des crédits aux partis
politiques bénéficiaires;
4. déterminer le mode de calcul et les montants des crédits à allouer
aux partis politiques au regard des articles 4, 5, 7, 9, 10 et 11 de
la présente Loi;
5. ordonner le virement des crédits aux comptes bancaires des partis
après avis favorable des vérificateurs des transferts.
7. examiner les rapports de gestion des subventions de l’État
accordées aux partis politiques;
8. transmettre les copies desdits rapports à la Cour des comptes et au
Ministre ayant les affaires intérieures dans ses attributions, et
rendre compte au corps de vérificateurs des transferts.
Article 14
La Commission Administrative Indépendante émarge au budget de l’État.
Ses membres bénéficient d’un jeton de présence dont le montant est
fixé par le Ministre ayant les affaires intérieures dans ses
attributions.
Le Corps des Vérificateurs des Transferts dépend, dans sa structure
et dans son fonctionnement, des partis politiques l’ayant mandaté.
Article 15
L’organisation et le fonctionnement de la Commission Administrative
Indépendante  et du Corps des Vérificateurs des Transferts, chacun en
ce qui le concerne, sont fixés par un règlement intérieur.
Article 18 :
Sans préjudice des dispositions de l’article 21 de la Loi n° 002 du 15
mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis
politiques, ceux-ci s’engagent à déclarer leurs dépenses de
fonctionnement au plus tard le 31 mars de chaque année et les dépenses
électorales au plus tard trois mois après le scrutin.
Chaque parti politique désigne un vérificateur des transferts, un
gestionnaire national et des gestionnaires locaux des fonds,
conformément à ses statuts.
Il en informe la Commission Administrative Indépendante et le
Ministre ayant les affaires intérieures dans ses attributions.
Article 19 :
Les gestionnaires locaux des partis politiques font régulièrement
parvenir les états financiers de leurs entités au gestionnaire
national.
Article 20 :
Le gestionnaire national établit un rapport financier sur les dépenses
de fonctionnement et/ou les dépenses électorales du parti, en trois
exemplaires et le transmet à la Commission Administrative
Indépendante.
Article 21 :
La Commission Administrative Indépendante examine le rapport financier
du parti politique.
Elle statue, le parti politique entendu, dans les deux mois de la
réception du rapport. Passé ce délai, le rapport est réputé approuvé.
La procédure d’audition est déterminée dans le règlement intérieur de
la Commission Administrative Indépendante.
Article 22
Le rapport final de la Commission Administrative Indépendante indique:
1. le montant total des dépenses engagées pour le fonctionnement ou
pour la campagne électorale;
2. les observations éventuelles;
3. toute violation des dispositions de la présente Loi;
4. la mention « lu et approuvé», « lu et approuvé sous réserve» ou «
lu et rejeté ».
En cas d’approbation sous réserve, ou de rejet du rapport financier
d’un parti politique, la Commission lui retourne le rapport contesté
avec des remarques écrites et motivées.
Le parti politique dispose d’un mois pour répondre aux remarques
formulées, sous peine des sanctions prévues à l’article 26 de la
présente Loi.
Avantages rénovateurs : en tant que contribuable de son parti
politique, chaque congolais majeur, quelle que soit sa classe sociale,
sa race, son sexe et son appartenance religieuse, aura la chance
d’être à la fois éligible et électeur dans la course pour
l’organisation et la direction de son parti-politique, d’en assurer le
contrôle en permanence des activités ainsi que égalité des chances
lors de l’établissement des listes électorales pour solliciter les
suffrages sous le label du parti politique.
Ce mode de financement pourrait également contribuer à
l’assainissement de l’espace politique par l’élimination des partis
alimentaires, sans organisation crédible ni projet de société viable.

Chers compatriotes,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
En ce qui concerne le deuxième axe stratégique et transversal ayant
trait à la création du Centre National d’Évaluation et de Recyclage
professionnels (CNERP) qui vise la réhabilitation de l’école, de
l’université, de l’académie et de l’éducation nationale, l’éthique et
l’émulation en RD Congo, il sera question de mettre en place une
structure unique et fortement décentralisé pour l’évaluation des
candidats destinés à un poste à pouvoir dans le secteur public ou
privé : aucune entreprise et aucun service public et privé ne pourra
embaucher de lui-même ou d’elle-même. Toutes les évaluations des
personnes civiles et hommes en uniformes (armée et police) sur
l’ensemble du territoire congolais seront organisées par le CNERP. Des
professeurs nationaux et étrangers seront chargés d’évaluer de manière
anonyme des candidats soumis aux tests ou concours.
Dans le cadre du Centre de recyclage, dès le début de la prochaine
législature, une évaluation générale sera organisée dans tous les
services et entreprises publics et privés, des secrétaires généraux
jusqu’au grade de chef des services et grades assimilés en passant par
les directeurs. Chaque cadre ou dirigeant sera questionné sur les
attributions, la nature, l’utilité, le contenu et la consistance  de
son poste ou ses fonctions. Par ailleurs, pour motif de préservation
de la production et des activités de la reconstruction et du
développement, l’État congolais sollicitera la tolérance et
l’implication des églises, afin que les évaluations se déroulent tous
les dimanches, pour une moyenne d’une demi-journée dominicale manquée
par travailleur ou croyant congolais. Tous les centres d’évaluation
seront de proximité par l’usage des infrastructures existantes et
adaptées au mode d’évaluation à appliquer.
L’évaluation générale pour éventuel recyclage et les évaluations
d’embauche constituent une stratégie efficace pour lutter contre la
corruption et le favoritisme dans l’évaluation des apprenants de
l’école fondamentale à l’université ainsi que dans le recrutement et
la promotion au sein ses services des entreprises publics et privés.

Chers compatriotes,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
La plupart des jeunes congolais se souviennent que, à l’école et à
domicile, ils ont été fouettés, chicotés, sanctionnés sévèrement par
les enseignants et les parents pour avoir subtilisé un stylo,
soustrait une feuille de papier du cahier de son voisin de classe, ou
pour avoir menti. Aujourd’hui, l’université terminée, ce sont les
mêmes personnes qui leur ont appris le respect du bien commun, les ont
chicotés et fait fouetter pour vol ou mensonge, les entraînent dans
des pratiques immorales et contre-républicaines telles le détournement
des deniers publics, la corruption, la règle du moindre effort, la
culture de l’immédiateté… dans le seul dessein d’accumuler
exponentiellement des biens ou de s’enrichir sans cause, sans avoir
produit réellement en qualité ou en quantité ou volume de sa
rémunération: ce qui constitue une forme d’exploitation de l’homme par
l’homme. Ils sont très nombreux dans la fonction publique, dans la
police, dans l’armée, dans la magistrature, des personnes et jeunes
incompétents, paresseux, absentéistes, indisciplinés et fruit d’un
recrutement fantaisistes ou sur des bases subjectives, occupant des
postes et touchant des salaires mirobolants qu’ils ne méritent pas.
Qu’ils sachent que leur enrichissement est malhonnête et sans cause.
Sans motif objectif, ils ont  l’habitude, depuis des années, de rester
immobiles et oisifs en faisant marcher et courir les autres au
travail. Le vent de la présente révolution les fera travailler en
marchant et en courant comme tout le monde. Ils ne sont pas bons et
dignes citoyens congolais. Car ils profitent injustement du travail et
des énergies des autres citoyens. Parce qu’ils sont compatriotes bien
aimés à ne pas laisser sombrer dans le chômage, la pauvreté et la
misère, une solution toute teintée de méritocratie est déjà envisagée
en leur faveur. Une admission aux enseignements leur sera d’ores et
déjà réservée au CNERP en vue d’une renaissance professionnelle qui
fera de tout Congolais réellement un digne, respectueux et respectable
agent de développement, au lieu de constituer un élément absorbant de
l’économie nationale et une source de la misère et de la pauvreté des
millions des Congolais.
La RD Congo n’est pas un État providence. Elle a pour vocation le
développement national et durable par l’utilisation en priorité de ces
meilleures compétences et ses travailleurs les plus compétitifs, les
plus expérimentés qui engendreront rapidement la création des
multiples emplois. La RD Congo, traversant une crise multiforme, n’est
pas en droit de favoriser et de protéger des personnes incompétentes,
paresseuses et indisciplinées dans son système de production urgente,
de reconstruction, de sécurité et de défense nationale et
internationale.
Jeunes favorisés dans les structures étatiques, l’heure a sonné de
relire leurs notes de cours et se replacer en bonne et due position,
quant à leur cursus académique ou leur carrière professionnelle. Que
les jeunes se libèrent de clubs ou cartels d’anti-valeurs qui ne
sauront plus leur garantir leurs positions actuelles sans valeurs, ni
compétences encore moins la discipline professionnelle requise. Tout
jeune averti a aujourd’hui hâte d’être travailleur et bâtisseur d’une
république éprise de justice pour le développement d’un monde plus
juste et plus prospère.
D’ailleurs, une opinion universellement reconnue épingle trois
sources d’accumulation de richesse: le travail, l’héritage et la
loterie. Cependant, tout découle fondamentalement du travail. Et,
généralement du travail bien fait.  L’héritage et la loterie, à bien
penser, trouvent leur origine indirectement dans le travail:
l’héritage découle du travail généré par une ou plusieurs personnes au
fil des années, des décennies ou des siècles, d’une part, et la
loterie rassemble les masses d’argent émanant des travailleurs les
mieux payés aux travailleurs les moins rémunérés ou les ouvriers,
d’autre part. Même l’homme a hérité la terre que Dieu, d’après les
Saintes écritures, avait créée en ayant travaillé pendant six jours
pour se reposer le septième jour. Donc, les jeunes doivent compter
plus sur le travail que sur les faveurs ou le favoritisme, les
largesses, les libéralités, le tribalisme, l’injustice pour s’enrichir
et prospérer durablement.

Chers compatriotes,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Le troisième axe de notre politique gouvernementale a trait à la
création d’une application de vote électronique dénommée « Voting Plus
». Téléchargeable gratuitement sur play store pour tous les terminaux
Android et app store pour les IPhone ou utilisable en version web,
cette application inédite permet de créer des parlements ou des
assemblées virtuelles avec un suivi de vote en temps réel, assorti de
l’économie en emploi du papier et du temps, tout en éliminant la
barrière « espace ».
Inconditionnellement, l’application « Voting Plus » est la
contribution du mouvement sociopolitique « Mission Nouvelle » à
l’épanouissement  de la démocratie et, particulièrement, la
transparence dans l’adoption des lois et autres options ayant trait au
fonctionnement des institutions de la RD Congo, en particulier, et de
tous les pays du monde dont l’Afrique, en général. Substantiellement,
la dématérialisation des opérations de vote par une création
totalement congolaise a pour avantages : la réduction drastique des
coûts liés aux opérations de vote, la réduction du temps de traitement
et de compilation des résultats, la garantie de la transparence des
opérations et du processus (suivi du processus de traitement et de
compilation des résultats de vote en temps réel), élimination des
facteurs de fraude.
Somme toute, cette application est ainsi créée afin de promouvoir
spécialement la démocratie en Afrique et éviter le recours à la force
et à la violence par les politiciens africains. L’application «Voting
Plus » permet aussi de contourner les motifs de non organisation des
élections à intervalles régulières, notamment le manque des moyens
financiers, le coût important des moyens logistiques, la crainte ou la
psychose de la fraude électorale.  Monsieur Alain Daniel Shekomba et
quelques membres de « Mission Nouvelle » animeront une conférence
publique au cours de laquelle il fournira des explications techniques
et plus de détails sur l’usage de L’application « Voting Plus ».
Pour la démocratie et la bonne gouvernance, « Mission Nouvelle », ne
se limite pas aux discours, mais elle agit en apportant des solutions
concrètes aux problèmes auxquels est confrontée la société congolaise.
Résultat d’une recherche durant des années, cette application est
l’illustration éloquente de la gamme des solutions déjà conçues par
les experts de ce mouvement dans tous les domaines, notamment pour
l’amélioration du fonctionnement des institutions, des conditions de
vie et d’existence des populations de la RDC, en particulier, et de
l’Afrique, en général ».
Nous sommes confiants qu’avec le soutien de la population congolaise
et des électeurs avertis, « l’application « Voting Plus »  avec tous
ses avantages économiques et environnementaux sera facilement et
rapidement mis en service en RD Congo, afin d’offrir la possibilité de
vote dématérialisé du  meilleur chanteur ou meilleur présentateur de
Télévision au président de la République élu en passant par le député
provincial, le député national ou le sénateur.

Chers compatriotes,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
En conclusion, toujours accompagnés par les 12 engagements annoncés
de notre candidat à la présidence de la République, (1)
l’appropriation véritable des partis politiques par la population à la
base par un mode de financement indirect des partis politiques
C’est-à-dire l’État dote les Congolais majeurs du pouvoir économique
minimal en leur rétrocédant un montant annuel pour lequel chaque
majeur congolais indique le parti politique de son choix comme
bénéficiaire, (2) la création du Centre National d’Évaluation et de
Recyclage Professionnel (CNERP) qui impose entre autres l’évaluation
général des cadres et dirigeants du secteur public et privé, et (3) la
mise en œuvre de la création-Solution « e-Voting » qui assure, dans la
transparence, en toute liberté et avec efficacité, le choix des
représentants dans les secteurs public et privé : voilà les 3 axes
stratégiques et transversaux du programme gouvernemental de Mission
Nouvelle qui sollicitent pas un seul billet de Franc congolais ou de
dollar américain aux Congolaises et Congolais, mais seulement et
uniquement la clairvoyance, le discernement, le sens visionnaire, le
sens de responsabilité, la foi, la volonté, l’amour de soi-même, du
prochain et des générations futures, le désir du changement de système
de gestion de la république et de la classe politique, l’éradication
de la misère et de la pauvreté, ainsi que l’égalité des chances en RD
Congo.
Les Congolais devront essentiellement mettre fin à l’exploitation ou
à la manipulation par les présidents et dirigeants des partis
politiques. Il est grand temps de se libérer de cet envoûtement de
masse et du fanatisme aveugle qui a gardé pendant plus de 40 ans des
générations des familles sur les gradins des pourtours depuis le stade
du 20 mai ou Tata Raphael jusqu’à ce jour au stade omnisport des
Martyrs pendant que les chefs des partis et leurs petits fils se
réservent continuellement des places de luxe dans les tribunes
d’honneur, tribunes centrales et rarement aux tribunes latérales. Tout
le monde a droit d’accéder à la richesse nationale et à la prospérité
individuelle. Il est anormal qu’aucun des membres d’une famille
nombreuse de plus de trois générations habitant les commune de Masina,
de Nsele ou Maluku ne soit capable, sur une période 40 ans, de se
procurer une seule place à la tribune latérale au stade Tata Raphael
ou au Stade Omnisport des Martyrs. Aux congolais et congolaises de
savoir discerner et de choisir pour des alternatives innovantes et
libératrices, comme l’indique Mission Nouvelle. Lesquelles
alternatives assurent l’idéal selon lequel « tout pauvre soit seul
responsable de sa pauvreté et tout riche seul artisan de sa richesse
».

Chers Compatriotes,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Étant donné l’existence séculaire de l’école et plus de 60 ans
d’existence de l’université en RD Congo, chaque leader politique devra
brandir son diplôme et ceux de ses collaborateurs en indiquant
l’utilité de tous ces diplômes à la présidence de la République, au
gouvernement, au parlement et autres institutions et services publics
du pays, au 21ème siècle et au 3ème millénaire!
Ne laissons pas la RD Congo entre les mains de faux et d’apprentis
intellectuels. Par cette attitude contre l’école méritoire, nous nous
éloignerons davantage des enjeux vitaux de la vie internationale et
nous perdrons même les plus résistants et précieux acquis de nos
traditions, en intoxiquant pleinement l’avenir d’innombrables
générations RD Congolaises.
Tous les moyens seront bons pour empêcher l’installation ou le retour
à la Zorro de faux et d’apprentis intellectuels au sommet de l’État et
dans les institutions de la République : ces faux « milliardaires » et
faux « bourgeois » dégageant excessivement l’odeur de la misère et de
la pauvreté à travers les rues et sentiers de la République
démocratique du Congo.

Alain-Daniel Shekomba
(Président National de Mission Nouvelle)
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