Avis de recherche contre le «ver de Guinée»

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Le Secrétaire général a.i. à la Santé Publique, Dr Mukengeshayi,  a procédé le samedi 5 mars, au lancement officiel du système de récompense dans la recherche du ver de Guinée en République Démocratique du Congo (RDC).

Ce lancement a eu lieu dans la salle polyvalente de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), sur avenue des Cliniques, dans la commune de la Gombe.

Ce lancement est intervenu en présence du Représentant de l’OMS en RDC, Dr Allarangar  Yokouidé, du directeur national du Programme national pour l’éradication de la Dracunculose(PNED), Dr  BOKABO Justin, ainsi que des directeurs centraux des programmes spécialisés du ministère de la Santé Publique.

Plusieurs  discours ont été lus pour la circonstance,  notament celui du Secrétaire général a.i. à la Santé publique, celui du représentant de l’OMS en RDC ainsi que le mot du directeur de la PNED.

Procédant au lancement officiel de ce système de récompense, le SG ai à la Santé publique a, au nom du ministre de la Santé publique, affirmé que ce lancement traduit la volonté du gouvernement à contribuer efficacement au processus de certification en RDC.

L’occasion a été aussi pour Dr Mukengeshayi de rappeler à l’assistance que cette maladie avait sévi à l’époque coloniale, précisément entre 1949-1958 où 518 cas avaient été notifiés.

Pour sa part, le Représentant de l’OMS en RDC, Dr Allarangar Yokouidé, a salué un événement de grande portée internationale  pour la RDC.

Le Représentant de l’OMS en RDC a indiqué : «Qu’ il est certes vrai que l’ampleur  de la maladie décroit d’année en année depuis plus de 25 ans ».

            «Qu’il est important de rappeler que dans les années 1980, on estimait à 3,5 millions de cas de dracunculose (ver de Guinée), dans le monde  répartis dans 20 pays dont 16 étaient situés en Afrique.

            Il a précisé qu’en 2004,13 pays dont le Kenya et l’Ouganda ont rapporté 7 cas et 4 cas. Avant de relever qu’en 2014, l’incidence annuelle de cette maladie a chuté de plus de 99%par comparaison avec ce qu’elle était au milieu des années 1980.

            Par ailleurs,Dr Allarangar Yokouidé a déclaré qu’il est impossible de dire à ce jour si cette maladie existe ou pas en RDC, soutenant qu’en 2015, 22 cas seulement ont été notifiés en Ethiopie, au Mali, au Tchad et au Soudan du Sud.

Par contre, il a précisé  que les efforts de tous doivent être mis ensemble pour clarifier cette situation car l’implication de l’ensemble de la communauté s’impose en vue d’une recherche active des cas probables.

            Enfin, Dr Bokabo Justin, directeur national de la PNED, a souligné qu’il s’agit d’une étape importante pour la RDC car ce système de récompense vient ajouter un plus et renforcer  le système de surveillance de la RDC.

            Signalons que le «Ver de Guinée» est une maladie parasitaire invalidante et non mortelle transmise lorsque les gens ont moins accès à un approvisionnement en eau potable.

            Elle se présente sous la forme d’un long ver pouvant mesurer 1à 1m 80 cm de longueur, il  peut faire 10 à 14 mois pour que le cycle évolutif s’achève et qu’il parvienne à maturité pour émerger sur la peau. Il se transmet par l’ingestion d’eau contaminée par des puces d’eau parasitées.

            Actuellement, il  n’existe ni vaccin ni traitement contre le ver de Guinée. Mais il est au point d’être éradiqué  grâce aux stratégies de préventions telles que : le renforcement de la surveillance pour la détection des cas, la prévention de la transmission par le traitement et nettoyage réguliers des lésions, la prévention de la contamination de l’eau de boisson en conseillant le patient d’isoler son ver, le filtrage d’eau, la lutte contre le vecteur et la promotion de l’éducation sanitaire…

Melba Muzola