Autorités scolaires, experts et partenaires examinent la planification à l’E.P.S.P.

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Le ministre de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.), Maker Mwangu Famba, a ouvert hier, 20 août 2014, à l’Hôtel du Fleuve, dans la commune de la Gombe, une grande rencontre d’évaluation appelée : « La première revue conjointe du Plan Intérimaire de l’Education (P.I.E.), pour le développement du sous-secteur de l’E.P.S.P. ». Cette rencontre, programmée sur trois jours (du 20 au 22 août 2014), se propose de faire le diagnostic sur l’état d’avancement des activités du Plan Intérimaire de l’Education (P.I.E.), un peu plus d’une année et demie après son lancement en 2013. L’importance de ces assises tient au fait qu’elles rassemblent différents intervenants de l’exécution du P.I.E., à savoir les responsables nationaux de l’E.P.S.P. du niveau central et du niveau provincial ; les partenaires éducatifs nationaux ; les partenaires techniques et financiers de l’éducation ; les experts associés à la réalisation de la mise en œuvre de la Réforme éducative en cours dans notre pays.

         Prenant la parole à cette occasion, le ministre a rappelé les objectifs stratégiques poursuivis  par le PIE. Il s’agit d’accroître l’accès des enfants à l’éducation ; d’assurer l’équité des garçons et des filles sans discrimination ; d’améliorer la qualité et la pertinence des enseignements-apprentissages à l’école et la gouvernance du Système éducatif de notre pays. Son souhait est que ces assises confirment les progrès réalisés.

         Il a aussi noté que les travaux permettront de se pencher sur d’autres questions et de formuler des issues ou solutions de sortie. Il a cité, à titre d’exemples, la situation des enfants qui se trouvent hors de l’école, la scolarisation des filles, la gratuité de l’enseignement primaire, le renforcement de la compétence technique et professionnelle des enseignants, l’amélioration des conditions de travail dans les écoles et les bureaux gestionnaires. En outre, il a signalé que les problématiques ciblées par le PIE devront faire l’objet de l’examen et des approches appropriées de remédiation en  vue d’obtenir les résultats recherchés. Il a réaffirmé le fait que la PIE est et reste la boussole qui assure la marche en avant de l’EPSP dans la bonne direction et qui anime tous les intervenants dans l’effort de reconstruire et de développer notre système éducatif.  Enfin, il a invité les ministres provinciaux en charge de l’Education à renouveler et redynamiser leur engagement auprès des responsables et intervenants provinciaux et locaux de l’Education ; cela étant un gage de réussite du PIE et souligné l’attention que le Président de la République accorde à ces assises.

Des réalisations palpables soulignées par les partenaires éducatifs

         Sylvie Fouet, représentante adjointe du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), a noté que la tenue de ces assises est en elle-même un succès. Elle a épinglé quelques réalisations accomplies depuis 2013. La RDC s’est dotée d’une Loi cadre sur l’enseignement national ; elle a préparé une stratégie sectorielle à l’horizon 2024 ; elle a engagé un processus de rattrapage budgétaire en mobilisant davantage des ressources domestiques en  faveur du secteur de l’éducation. La part du budget réservé à l’EPSP (ressources propres) est passée de 5,8% (2010) à 15% (2013), avec la perspective d’atteindre 20% (5 années). Enfin, elle a aussi montré que le PIE a commencé à produire des résultats en ce qui concerne l’accès. Toutefois, elle a constaté que le potentiel du PIE n’est pas encore pleinement exploité.

         La représentante du Partenariat mondial pour l’Education (PME), Tahinaharinoro Razafindamary, a félicité le ministre Maker Mwangu, sous le leadership duquel s’est organisé ces assises. Elle s’est réjouie de la mise en œuvre du PIE et de la qualité des informations mises à leur disposition pour ces travaux. Cela permet aux partenaires éducatifs de mieux intervenir dans ce secteur et d’examiner ce qui a marché ou non dans cette mise en œuvre du PIE. Il a félicité les organisateurs des assises d’avoir invité le Partenariat mondial pour l’éducation en lui permettant de donner son avis.

 

                      SAKAZ

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