Auto-régulation : la stratégie de lampe-témoin

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CSAC-scanné-0011Dieumerci Mutombo, Directeur de cabinet du ministre des Médias, Relations avec le Parlement et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, a lancé hier jeudi 07 novembre 2013 à l’Hôtel du Fleuve Congo, au nom de Lambert Mende en mission à l’étranger, le site internet « Allo Omec » appelé à servir de soubassement au monitoring électronique de l’Observatoire des Médias Congolais (Omec). Son adresse électronique est www.alloomec.net. C’est le second portail web mis en service au bénéfice de l’instance d’autorégulation des médias en République Démocratique du Congo, après la réactivation, le lundi 04 novembre 2013, de son site web officiel, dont l’adresse de référence est www.omecrdc.net. Les deux sites vont fonctionner séparément, sous le contrôle des Secrétaires Techniques et Observateurs de l’Omec spécialement formés pour leur suivi.

Dans son mot de circonstance, le président de l’Omec, Polydor Muboyayi Mubanga, s’est réjoui de l’innovation que constitue le passage du monitoring traditionnel à celui basé sur l’internet mais aussi de la possibilité désormais offerte aux consommateurs des produits médiatiques de rechercher et dénoncer les atteintes à l’éthique et à la déontologie. Il a salué l’avènement de cet site comme un complément à la gamme des moyens déjà mis en œuvre pour l’autorégulation des médias, dont l’objectif est l’amélioration qualitative des contenus de la presse congolaise.

            Selon le président de l’Omec, cet outil technique représente aussi un raccourci pour les membres de l’Omec, leurs collègues d’autres organisations professionnelles des médias ainsi que les consommateurs des médias – de Kinshasa comme des provinces – dans le processus d’alerte aux atteintes à la déontologie ou à la liberté de presse. Il n’est plus nécessaire, comme par le passé, de perdre un temps fou dans les déplacements à pieds, en voiture ou par avion avant de joindre le siège de l’Omec.

Il a fait état également de la mise à la disposition du public des numéros verts, susceptibles d’être utiles sous le régime de la gratuité totale, pour saisir l’Omec des cas d’atteinte à l’éthique et à la déontologie, de menace ou d’arrestation d’un journaliste dans l’exercice de son métier. Il a clos son propos en émettant le vœu de voir le monitoring électronique ou téléphonique rapprocher davantage l’Omec de tous les segments de la société congolaise.

            Intervenant après le président de l’Omec, le Directeur général de la société « Altitude Concept », Honoré Nzambu, a souligné les prouesses techniques réussies par son personnel congolais pour réaliser le site www.alloomec.net en un temps record, conformément aux attentes de l’instance d’autorégulation et de ses bailleurs. Il a rassuré tout le monde au sujet de la facilité d’accès au portail de l’Omec et de l’usage des téléphones verts, dont les messages vocaux peuvent être envoyés, en plus du français, dans les quatre langues nationales. Et pour attester de la viabilité de ce site, il s’est livré à une longue démonstration technique en rapport avec les facilités offertes aux professionnels des médias et au public désireux de participer au monitoring des médias ou d’être informés  sur les activités de l’Omec (communiqués de presse, rapports de monitoring, rapports d’ateliers, ouvrages publiés, etc).

            Carine Kanyeba, qui a parlé au nom du Programme interbailleurs des Médias pour la Démocratie et la Transparence en RDC, a indiqué que le financement du site www.alloomec.net s’inscrivait à la fois dans le cadre de l’amélioration de l’autorégulation des médias, de l’accès du public à une information plurielle et de meilleure qualité qu’avant, de la recherche de l’ouverture de la société congolaise à la démocratie, etc.

Intervenant en dernier ressort, le Directeur de Cabinet du ministre des Médias, Relations avec le Parlement et Initiation à la Nouvelle Citoyenne, a félicité l’Omec et ses bailleurs pour leur volonté de lutter plus efficacement contre les dérives éthiques et déontologiques et ainsi pousser les chasseurs de nouvelles à plus de responsabilité et de professionnalisme dans la pratique de leur métier. Selon la tutelle des médias congolais, la haute surveillance que le public est appelé à exercer sur les productions médiatiques pourrait participer à la culture de l’excellence au sein de la corporation.

                                                                                                              Kimp

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