Attendu au Parquet, il saisit le Tripaix Ndjili

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Matondo Mbongo, Akim et un certain Christian, noms autrement identifiés, trois kinois habitant le quartier Esanga, à Kimbanseke, s’entredéchirent au Tribunal de Paix de Ndjili pour une affaire à caractère sentimental et diffamatoire. Enregistrée sous RP 16185,
cette affaire a été  instruite hier mercredi 27 septembre 2017.

D’entrée de jeu, l’avocat du plaignant Matondo a expliqué  aux juges qu’en date du 5 août 2017, Christian, le second prévenu, s’était rendu auprès de son client pour lui faire part d’un coup fourré qui se tramait contre sa personne. Akim en serait l’instigateur.  C’est ainsi
que son client avait saisi le bureau du quartier pour tirer cette histoire au clair.

Alléguant être catcheur et guérisseur, le plaignant a précisé qu’en
date du 3 août 2017, Akim avait sollicité son concours pour qu’il
l’aide à  ramener la sérénité au sein de son foyer. Son épouse s’y
était employée sans succès. Il  lui avait reprochée de se mêler des
problèmes d’autrui. Les choses s’étaient envenimées et sa femme
l’avait fait coffrer au cachot pendant deux jours. Relaxé, il s’en
était pris  à Christian qui selon lui, cherchait à lui créer des
problèmes.  Les trois protagonistes s’étaient retrouvés ensuite au
bureau du quartier. Et là, Christian avait été pointé du doigt pour
avoir « brisé » le foyer d’Akim. Ce dossier devrait être transmis au
Parquet. Et lui,  a préféré saisir  le Tripaix Ndjili, a-t-il indiqué.

Casus belli
Christian, le prévenu principal, a rappelé qu’il s’était rendu
auprès du plaignant un jour vers 12 heures.  Sur son insistance, il
était revenu auprès de son hôte vers 15 heures.
Mais, Matondo avait minimisé ce problème et il était rentré
calmement chez lui.
Finalement, un compromis avait été trouvé : la plainte allait être
retirée au bureau du quartier pour ne pas atterrir au Parquet.
Le prévenu Akim s’est défendu d’être le pyromane, qualifiant Christian
d’être son « homme de confiance » et le plaignant  son  frère.
Il a révélé qu’un jour, de retour d’un culte dominical, il avait été
surpris de voir son épouse refuser de lui donner la bise habituelle.
Désemparé, son désarroi s’était accru quand il avait constaté que son
épouse était  très montée contre lui. A force d’insister, sa femme lui
avait expliqué qu’il s’était rendu coupable d’un cas flagrant
d’infidélité.
Ayant questionné son épouse et celle de Matondo, une chose s’était
avérée vraie : Christian, « l’homme de confiance » s’était illustré
par un montage grossier.   Après une semaine de brouille,  il ne
s’expliquait pas comment la réconciliation tentée par l’épouse du
plaignant avait amplifié les choses. Pire, Matondo s’était chamaillé
avec son épouse pour se retrouver ensuite au cachot.
Entretemps, il s’en était pris sérieusement à Christian, coupable
selon lui, d’avoir semé la zizanie dans son foyer et celui de son ami
Matondo.                        Le second prévenu a affirmé ne pas comprendre l’attitude
de son « homme de confiance » qui est très élégant à l’endroit de son
épouse. Il a ajouté qu’en raison de la lenteur prise par Christian
pour retirer la plainte au bureau du quartier, le dossier en question
avait été transmis au Parquet.
Le juge président a ordonné la comparution  à la huitaine du chef de
quartier et d’autres témoins proches du dossier.
JPN