Attaque des Enyele à Mbandaka

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Un ancien ministre provincial dénonce la chasse aux sorcières

 Roland Ngboza, ministre honoraire des Travaux publics du gouvernement provincial de l’Equateur et président sectionnaire du Mouvement de Libération du Congo/Karawa, a animé un point de presse hier lundi 3 mai 2010 pour dénoncer l’arrestation de ses enfants au motif d’avoir donné de l’argent à un ancien soldat de l’Armée de Libération du Congo, Wezago, afin d’exécuter particulièrement une sale besogne lors de l’attaque de Mbandaka, le 4 avril dernier. Dénonçant ce qu’il qualifie de « chasse aux sorcières », il récuse cet acte arbitraire effectué sur simple dénonciation de Wezago jusqu’au point d’entrainer d’autres arrestations telles celles de Roger Kwawa et maman Ntumba, respectivement chauffeur et cuisinière de l’ancien gouverneur Makila. « Comment alors expliquer que, sur base des allégations mensongères du quidam Wezago, les agents de sécurité se permettent le loisir de soupçonner le député provincial Wazia, élu de Businga, de vouloir attenter à la vie de son collègue Kalonda, élu de Bumba, tous deux étant du MLC ? » s’est-il interrogé. Avant de se demander comment ses enfants et ceux du député Wazia sont arrêtés aujourd’hui au motif d’avoir donné de l’argent (500.000Francs congolais) au fameux Wezago.

 Tout en fustigeant le climat de terreur entretenu à Mbandaka par les autorités provinciales,  Roland Ngboza invite les autorités tant nationales que provinciales, à veiller à la sécurité des personnes et de leurs biens telle que garantie par la Constitution de la République. Cette terreur est exacerbée, à son avis, par des agents qui ont interpellé et détenu les trois enfants, dont une jeune fille qui passe la nuit à la prison et le jour à l’hôtel. Ce qui dépasse tout entendement dans un Etat de droit.
 Emboitant le pas à l’orateur principal, le député national Jean-Claude Vuemba a témoigné sa désolation et son amertume au cours de ce point de presse. « Comment sur base des interprétations on puisse citer gratuitement certains noms dont ceuc des dirigeants ? Où allons-nous dans ce pays ? Soyons sérieux ! » s’est-il exclamé, avant d’indiquer que l’Equateur n’a qu’à s’en prendre à ses propres dirigeants actuels incapables d’éradiquer la crise sociale et morale qui y sévit.
 
Tshieke Bukasa

 

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