Assemblée provinciale de Kinshasa : Nsingi, le vent est passé !

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Les présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée provinciale de Kinshasa sont, depuis lundi, enfermés dans les locaux du siège de l’organe délibérant, avenue Kalume Mwana Kahambwe, commune de la Gombe. 

            Les élus de la capitale débattent du dossier Nsingi, du nom du président de l’Assemblée provinciale, désavoué à la faveur d’une motion de défiance initiée par son collègue Ngangale et endossée par 30 sur 48 députés de l’ « hémicycle » de Boboto. Motion qui n’a malheureusement pas fait l’objet de discussion à la plénière pour revêtir la « force de la chose jugée », Nsingi ayant refusé de la convoquer craignant, comme il le disait lui-même, « un bain de sang ». L’objet de la motion était lié au refus, par Nsingi, de présenter son rapport de gestion de son bureau de deux derniers semestres.

Une source proche des pourparlers a porté à la connaissance du Phare que le cas Nsingi pourrait désormais être classé d’autant, soutient-elle, que le visé et les députés « pétitionnaires » ont fumé le calumet de la paix depuis lundi et mettaient hier mardi la main sur les derniers réglages. Conséquence : la prochaine plénière pourrait intervenir ce jeudi dans un climat apaisé, rassure l’interlocuteur du quotidien de l’avenue Lukusa. Pourquoi ce revirement spéculaire ? Un proche des tractations assure, pour sa part, que la sagesse a été sollicitée aussi bien chez l’accusé que chez ses « pourfendeurs ». « Ngangale a pu céder, l’essentiel était d’obtenir le ralliement du plus grand nombre », déclare à démis mots, cette autre source, sans en dire plus. Mais une autre, proche du bureau Nsingi, préfère présenter les arguments avancés par l’accusé comme ayant convaincu pour battre ainsi en brèche les allégations de détournement contenues dans la motion. 

A la télé, le ridicule… 

            L’opinion qui suit de près l’évolution de ce feuilleton retient que le président du bureau de l’Assemblée provinciale a été vu tout récemment sur de différentes chaînes de télévision où il plaidait non coupable des faits qui lui sont reprochés. Roger Nsingi niait tout en bloc en mettant en exergue son appartenance provinciale comme source de ses « misères ». Ce natif de Lingwala, originaire du Bas-Congo notait avec amertume que son parti, le Mlc donnait l’impression à l’opinion qu’il était bien un apanage des ressortissants d’une province, sans la préciser, qu’un parti de portée nationale. Alors qu’il s’affairait à s’expliquer sur les déboires dont il disait être l’objet auprès de certains de ses pairs, on a vu surgir, en colère sur le plateau de la télé de l’avenue Tombalbaye, manches retroussées, Ngangale. Le député auteur de la motion exige, traits tirés sur le visage, à l’animateur de l’émission de le placer face à Nsingi en vue de cracher des « vérités », estimant que le premier invité racontait des « histoires ». Scandale. Puis l’émission reprend. Nsingi déplore, après le départ de l’autre, le comportement de celui qui l’accuse de détournement. « Est-ce puis-je sous cette atmosphère convoquer la plénière? Non », répond Nsingi, visage crispé.

            Les archives du Phare rappellent que les derniers reportages réalisés à l’assemblée provinciale remontent à la mi-août lors de l’interpellation du ministre provincial du Plan, invité à s’expliquer sur le fonds affecté à la réhabilitation de l’avenue Lumière, à Matete.       D-I.K

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