Assemblée Nationale : le président de la Cour des Comptes en quête d’un appui financier

0
228
Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.Le 2ème vice-président de l’Assemblée Nationale, Rémy Masamba ma Kiese, a reçu hier lundi 30 janvier 2016, dans son cabinet de travail, le président de la Cour des Comptes Ernest Izemengia Nsaa-Nsaa. Ce dernier était venu informer le bureau de la Chambre basse, qui assure la tutelle technique de son institution, de l’invitation lui adressée pour les assises de la « Réunion de planification de l’Audit environnemental coopératif des forêts du Bassin du Congo », qui se tiendront du 4 au 11 février 2017 à Yaoundé, au Cameroun.
Ernest Izemengia a profité de l’occasion pour solliciter l’appui financier de l’Assemblée Nationale pour  cette mission parce que, a-t-il renseigné, la Cour des Comptes est confrontée à de sérieuses difficultés de trésorerie.
On signale que la réunion de Yaoundé est organisée par le « Groupe de travail » pour l’Audit environnemental coopératif sur les forêts du Bassin du Congo, institué par l’Organisation Africaine de Contrôle des Finances publiques (AFROSAI). Neuf pays de l’Afrique centrale sont concernés. Il s’agit de la République Démocratique du Congo, de la République du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale, du Cameroun, de la République Centrafricaine, du Rwanda, du Burundi, de Sao Tomé et Principe. On rappelle que la République Démocratique du Congo dispose de 60% des forêts du Bassin du Congo. 
            Dans la correspondance adressée au président de la Cour des Comptes par sa collègue camerounaise Mbah Acha Rose Fomundam, on rappelle les conclusions de la session spéciale sur l’Audit coopératif des forêts du Bassin du Congo, tenue en marge de la 6ème réunion annuelle du Groupe de travail de l’AFROSAI sur la vérification environnementale, AFROSAI WGEA, dont les travaux s’étaient déroulés à Abuja, au Nigéria, du 12 au 16 septembre 2016.
            Ernest Izemengia Nsaa-Nsaa est prié de prendre part, en compagnie d’un de ses collaborateurs, à une réunion qui aura lieu du 6 au 8 février 2017 à l’hôtel La Falaise de Yaoundé, en prélude à la grande réunion de planification de l’Audit environnemental coopératif. On attend dans la capitale camerounaise les chefs des institutions supérieures de contrôle des finances publiques des pays membres de la Commission des Forêts de l’Afrique Centrale (COMIFAC), des experts, ainsi que des représentants des partenaires financiers du projet.
            A travers ces assises, les participants veulent obtenir les résultats ci-après :
– l’adhésion des chefs des institutions supérieures de contrôle des finances publiques des Etats concernés, et leur engagement à mener jusqu’à terme le projet d’audit coopératif ;
– la signature d’un accord de coopération sous la forme d’un « Mémorandum d’Entente » entre les institutions supérieures de contrôle appelées à exécuter l’audit coopératif des forêts du Bassin du Congo ;
– l’adoption d’un budget et d’un chronogramme global de l’audit ;
– l’approbation des critères et modalités consensuels de sélection des vérificateurs et de composition des équipes d’audit ;
– L’approbation du mécanisme de contrôle qualifié pour l’audit coopératif des forêts du Bassin du Congo.
Pour sa part, le Bureau de la chambre basse s’est montré réceptif à la sollicitation du président de la Cour des Comptes.
Dom