Assemblée Nationale : Minaku tente de sauver les meubles

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Depuis deux jours, un groupe de députés de l’opposition se réunit
dans la salle des banquets du Palais du peuple. Difficile de savoir, à
cette étape, s’ils ont reçu le quitus de l’ensemble des « frondeurs »
qui sèchent les plénières en guise de protestation contre la mauvaise
gestion par le président du bureau des motions de défiance et autres
initiatives de contrôle parlementaire dirigées contre les membres de
l’Exécutif national. D’aucuns se demandent si cette position serait
tout simplement une stratégie de leur part visant à obtenir d’abord
des garanties de leurs collègues de la majorité, qui ont pris
l’habitude d’étouffer dans l’œuf tout débat sur des motions de
défiance ou de censure contre les gestionnaires des affaires
publiques.

Selon certaines indiscrétions obtenues dans les couloirs, c’est ce
mercredi que ces députés feront connaître leur position. On rappelle
que c’est à la suite d’une motion incidentielle déposée par Zacharie
Bababaswe, membre de la majorité, que les députés de l’opposition
avaient claqué la porte de la plénière pour protester contre le rejet
des deux motions de défiance dirigées respectivement contre le
vice-premier ministre chargé de l’Intérieur Emmanuel Shadari Ramazani
et le ministre d’Etat en charge de la Justice Alexis Thambwe Mwamba.
Leur colère a également été lancée contre le président de l’Assemblée
nationale Aubin Minaku qu’ils accusent de faire le jeu de sa famille
politique pour casser de manière irrégulière et répétitive toute
initiative de contrôle parlementaire visant les membres de l’Exécutif
national. Voilà le but de la pétition dirigée contre lui. Son
traitement intervenu dans la précipitation le samedi 21 octobre 2017
au cours d’une plénière tenue en l’absence des signataires, a été
considéré comme de l’huile jetée sur le feu.
Quelles sont les chances de ce boycott ? C’est la question que
l’opinion se pose au regard de l’expérience vécue dans un passé récent
? Où l’on a vu des députés de l’opposition suspendre leur
participation aux travaux de l’Assemblée nationale, puis regagner
l’hémicycle à l’issue des pourparlers avec le bureau. En faisant état
d’un compromis  intervenu avec ledit bureau.
Dom