Assemblée nationale : l’interpellation du Vice-Premier ministre et ministre de la Défense étouffée dans l’œuf

0
82

L’interpellation du Vice-premier ministre et ministre de la Défense imaginée parle député Martin FAYULU  pour faire éclater la vérité sur le denier accord qui a été conclu entre la république Démocratique du Congo et le RWANDA a été étouffée dans l’œuf lors de la plénière de vendredi 8 juin à l’Assemblée nationale. Cette interpellation  est consécutive à la question orale avec débat sur l’insécurité à l ‘est du pays formulée par Fayulu. Apres avoir boycotté le huit clos décrété par  le président de la chambre basse lors de la plénière consacrée au débat sur la situation sécuritaire à l’est du pays, le précité a résolu de transformer son initiative en interpellation. A la présentation de cette  déclaration d’interpellation le vendredi 08 juin, Aubin MINAKU a été interrompu par une motion incidentielle de l’honorable BOKONA. L’Auteur de cette motion a demandé à la plénière de rejeter l’initiative de FAYULU.

Dans son argumentaire, Il a motivé sa démarche par le fait que son collègue  avait de son propre gré refusé de lancer, conformément au règlement d’ordre intérieur, le débat sur sa question orale.
Ce député de la majorité a estimé que le refus de FAYULU d’ouvrir et de conclure le débat sur la question orale adressée au vice –premier ministre de la défense alors que  membre du gouvernement se présentait à la plénière pour répondre à cette question, ne lui donne plus le droit d’interpeller ce dernier.
Il a déploré le fait que cette interpellation était déjà publier dans la presse. 
Dans le strict respect du règlement d’ordre intérieur Aubin MINAKU a donné la parole à quatre députés en raison de deux pour et deux contre.
 
Zacharie BABASWE a pris la parole pour soutenir la motion, sans pour autant développer une dialectique intellectuel dans son argumentation, BABASWE s’est lancé dans des injures et attaque personnel  à l’endroit de FAYULU pour exiger le rejet de l’interpellation du vice premier ministre et ministre de la défense.
Il  a qualifié cette initiative de FAYULU d’une escroquerie  politique.
Le député Mayo de L’UNC est monté à la tribune de  l’hémicycle du palais du peuple contre la motion de BOKANA, il a estimé que le peuple congolais dans son ensemble devait être fixé sur la situation très préoccupante à l’est du pays .
Pour ce proche de KAMERHE, juridiquement le boycott de FAYULU du débat sur la question orale ne lui enlève pas le droit de la transformer en interpellation.
 
D’après maitre Mayo la presse n’a fait que son travail d’informer le public en annonçant le dépôt de cette motion au bureau de l’Assemblée Nationale.
Un élu du Nord Kivu de la Majorité Présidentielle est aussi intervenu pour appuyer le rejet de  cette interpellation  parce que la situation sécuritaire à l’Est du pays est assez stratégique pour être débattue publiquement. Un député de l’opposition qui s’est exprimé en dernier lieu s’est dit convaincu que cette question qui est déjà dans la rue et dans les médias tant nationaux qu’internationaux ne nécessitait plus de huit clos.
Il a rappelé que le président de l’Assemblée avait lui-même reconnu que FAYULU a usé de son droit en boycottant cette plénière à huit clos sur sa question orale avec débat.
Après ce débat, le président de l’Assemblée soumi cette question à la plénière qui, à une majorité écrasante, a rejeté cette interpellation.  
 
Aussitôt après le rejet de son initiative, FAYULU  a dans un point de presse improvisé dans les couloirs du palais du Peuple, accusé le président de l’Assemblée Nationale d’exécuter un ordre venu d’ailleurs.
Il a fait remarquer que le règlement d’ordre intérieur l’autorise d’interpeller même en dehors de la question orale. Le président de l’assemblée a tout de même décidé la théâtralisation de cette affaire par certains députés de la majorité pendant que des milliers de Congolais vivent le calvaire à l’Est de la République Démocratique du Congo.
 
Eric WEMBA

LEAVE A REPLY

*