Assemblée Nationale : les recommandations du député Lumeya rejetées par ses pairs

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C’est à un véritable coup de théâtre que le public a assisté le vendredi dernier à l’Assemblée nationale ! Auteur de la question orale avec débat qu’il avait adressée au Vice-premier ministre et ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, le député Lumeya-dhu-Maleghi a déçu plus d’une personne, particulièrement ses collègues qui ne comprenaient plus le sens de la démarche de l’interpellateur. 

            Invité à conclure sa question orale, après la réplique du Vice-premier ministre François Joseph Nzanga aux préoccupations des députés, Me Lumeya a curieusement changé de camp pour retourner ses « missiles » en direction de son institution, l’Assemblée nationale. Or, sa démarche se voulait celle de statuer ou mieux évaluer les réponses fournies par le ministre en vue.

Son attitude a non seulement fâché ses collègues, mais les a également révoltés. Avant de qualifier son auteur d’avoir copié la conclusion du Vice-premier ministre.

            Conséquence : toutes les recommandations faites par l’auteur de la question au gouvernement ont été rejetées en bloc en signe de sanction contre celui qui s’est plus avocat de l’Exécutif que défenseur de la cause des électeurs.

            Me Lumeya s’en est vivement pris à la Représentation nationale, l’accusant de n’avoir rien fait pour aider le ministère à créer de nouveaux emplois en sa qualité d’autorité budgétaire.

            Une attitude que la plénière a qualifiée d’ambiguë en s’interrogeant sur le sens de la démarche de l’auteur de la question. Pourquoi a-t-il embarqué l’Assemblée nationale dans une démarche dont il connaissait déjà la suite. D’où la colère et déception parmi les élus, toutes tendances confondues.

            Pour rappel, le député Lumeya-dhu-Maleghi avait adressé une question orale avec débat au Vice-premier ministre en charge de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale pour fustiger le chômage accru des jeunes. 

Emploi : les défis pour 2011 

            Au ministère de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, on indique qu’il y a plusieurs défis à relever dans le budget 2011 qui sera bientôt en examen au parlement.

            Dans la foulés desdits défis, on cite le renforcement des capacités de l’ONEM (Office National de l’Emploi), la création des centres d’enregistrement des chômeurs.

            Pour ce faire, il compte s’appuyer sur les églises catholique, protestante et les syndicats pour le bon suivi des dossiers enregistrés.

            Dans le même chapitre, on exprime la détermination de doter le FONEM (Fonds National de l’Emploi) de suffisamment des moyens afin de le rendre opérationnel.

            Il y a aussi cette projection d’atteindre d’ici 2012 un million d’emplois. Avant de voir le nombre de ces derniers monter graduellement chaque année.

Pour répondre à la préoccupation des députés qui tiennent à avoir des statistiques tant du chômage que de l’emploi, la publication interviendra en décembre 2010. Puis elle se fera prochainement par trimestre.

En vue de faire face à l’inadéquation entre l’emploi et la formation professionnelle, le ministère tient à la redynamisation de la commission interministérielle pour déterminer les modalités d’extension de la formation professionnelle aux jeunes délinquants en pleine purge de leurs peines dans les centres pénitenciers.

            Par ailleurs, la même commission aidera le gouvernement à faire le plaidoyer auprès des partenaires pour une mobilisation accrue des ressources sectorielles en matière d’enseignement technique et de formation professionnelle ; à inciter à l’amélioration de la pédagogie des programmes de formation des systèmes d’évaluation qui tiennent compte des besoins de l’économie et du marché de l’emploi.

            Pour réussir ce pari, F.J. Nzanga Mobutu sollicite l’appui des élus. Comme à la plénière de mercredi 29 septembre 2010, après le vice-premier ministre, le ministre de la Fonction publique a aussi essayé d’apporter la lumière aux préoccupations des députés.

            Ce en rapport avec la question orale avec débat lui adressée par Rémy Musungayi sur l’alignement du personnel de l’ESU sur le barème des agents et fonctionnaires de l’Administration publique.

            Ici toutes les recommandations faites, notamment l’application stricte du statut du personnel de l’ESU, ont été adoptées par la plénière.

Dom

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