Arrêt de la Cour Constitutionnelle : le Groupe parlementaire UDPS & Alliés trahi

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Samy-BadibangaUne chose frappe les observateurs à la lecture de l’Arrêt  RConst 262 de la Cour Constitutionnelle donnant le feu vert à l’actuel Chef de l’Etat pour la prolongation de son mandat jusqu’à l’investiture du nouveau Président de la République élu. Il s’agit de la présence, sur la liste de près de 300 députés ayant signé la requête introduite le 14 avril 2016 auprès de cette juridiction, d’une quinzaine de députés nationaux élus en 2011 sous le label de l’UDPS.

Il s’agit de Serge Mayamba (Kinshasa/ Tshangu), Aimé Nsuka ( Bagata/ Kwilu), Romain Kalonji ( Miabi/Kasaï Oriental), Cadet ya Mukolo Mananga Kayembe (Ngandajika), Mbawmbaw Yemata (Kutu/ Maindombe, ancien
suppléant de Claude Kiringa), Benoît Musenga (Lupatapata/Kasaï Oriental), Kota Piem (Mweka/ Kasai), Benoît Nzaji (Tshikapa/ Kasaï), Benjamin Muamba (Mwene Ditu/ Lomami), Bruno Mukeba Kande ( Kananga/Kasaï Central, ancien suppléant de Jean-Pierre Kalamba devenu rapporteur de la Ceni), Damis Mukuna Kalambayi (Dimbelenge/ Kasaï Central), Donatien Kapongo Munyoka (Demba / Kasaï Central), Athis Kabongo Kalonji (Katanda/ Kasaï Oriental, ancien suppléant de Daniel Kalonji, devenue membre du gouvernement).

Dans les rangs du Groupe Parlementaire de l’Opposition et Alliés, où l’on s’attendait à ce que ces élus soutiennent le combat d’Etienne Tshisekedi contre toutes les manœuvres de la Majorité Présidentielle
visant le « glissement », on n’est fort déçu. L’on pense qu’il s’agit d’une trahison dont le souverain primaire devrait tenir compte à l’avenir, avant d’accorder ses faveurs à ceux qui sollicitent des mandats électifs en se servant de l’UDPS comme de leur marchepied.

A présent que les masques sont tombés, il appartient à chacun d’eux de tirer les conséquences de son acte. Pour l’opinion publique, une seule image est retenue, c’est celle de la participation plus de quinze députés de l’UDPS à une révision tacite de la Constitution. Pourtant, ils n’ignoraient pas que cette initiative politique est en
flagrante contradiction avec la dynamique du dialogue, unique voie officiellement partagées par la Majorité présidentielle, une partie de l’Opposition et de la Société civile, ainsi que la communauté internationale, pour relancer le processus électoral à l’arrêt.

Kombo : la guerre de succession ouverte

Pour d’aucuns, ces nouveaux « alliés » de la Majorité Présidentielle
devraient cesser leur jeu de cache-cache car plus personne n’est dupe
de leurs intentions réelles. Selon les informations en circulation
dans les couloirs du Palais du Peuple, c’est le même groupe qui se
débat pour placer un de ses sociétaires dans le fauteuil de 2me
Vice-président de l’Assemblée Nationale, resté vacant après le décès
du patriarche Kombo Nkisi, membre du Groupe Parlementaire UDPS et
Alliés jusqu’à son dernier soupir.
Selon une pratique courante à l’hémicycle, c’est cette plate-forme
parlementaire qui devrait désigner le candidat à la succession de feu
Kombo. Il serait malheureux et injuste que pour des intérêts égoïstes,
les frondeurs signataires de l’Arrêt de la Cour Constitutionnel
assènent un nouveau coup fourré à l’Opposition.
Il est à espérer que le Bureau de l’Assemblée Nationale veiller à ne
pas trahir la mémoire du défunt en laissant le Groupe Parlementaire
UDPS et Alliés lui désigner un successeur selon les règles de l’art,
par consensus ou vote interne.
Kimp