Arrangement Particulier : le Coordonnateur général adjoint du FRC accuse le MLC de tricherie

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Les membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et ceux du Front pour le respect de la constitution, après leur entretien jeudi 5 janvier 2017 au siège du MLC à Kinshasa. Ph. Radio Okapi/Jacques Yves Molima.
Des évêques membres de la CENCO lors de l’ouverture du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 08/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Dans une lettre datée du 20 mars 2017 et adressée au président de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo), Mgr Marcel Utembi, le Coordonnateur général adjoint du Front pour le Respect de la Constitution (FRC), le député national François Menga Ubuele, et le Questeur de ce regroupement politique, Marcel Mazhunda, accusent le MLC (Mouvement de Libération du Congo), de tricherie. Celle-ci est à chercher dans la confiscation par ce parti politique du quota de trois sièges dévolus à cette plate-forme politique par la Cenco, dans le
cadre de sa participation aux négociations directes entre les signataires de l’Accord de la Cité de l’Union Africaine, la Majorité Présidentielle en tête, et les non signataires de ce deal politique, avec pour locomotive le Rassemblement.
Ces deux cadres du FRC s’insurgent contre le fait qu’en dépit des
réunions de conciliation organisées par la Cenco à l’intention du MLC
et de ses alliés, le parti cher à Jean-Pierre Bemba continue de faire
cavalier seul. Pourtant, rappellent Menga et Mazhunda, la
Coordonnatrice du Front pour le Respect de la Constitution, Eve
Bazaiba, avait refusé de signer l’Accord du 31 décembre 2016 à cette
date et même déclaré que le MLC n’était pas partie prenante au
gouvernement de Transition.
Quelques jours plus tard, elle s’était ravisée pour signer, en
urgence, ce compromis politique. La crainte des autres partis
politiques et associations membres du FRC est de voir le MLC
s’accaparer tout seul les quotas des ministères, des sièges au Conseil
National de Transition, à la CENI et au CSAC au sein de la commission
spéciale chargée de la répartition des postes de responsabilité entre
parties prenantes à l’Accord du 31 décembre 2016. L’attention du
président de la Cenco est particulièrement attirée sur le risque
d’éclatement du FRC, si le MLC continue d’ignorer ses partenaires
politiques et sociaux.
Kinshasa, le 20 mars 2017
N/Réf: 007/FRC/M/2017

A S.E. Monseigneur Marcel UTEMBI,
Président de la CENCO
à KinshasaLGombe

OBJET : RAPPEL

Monseigneur le Président,

Nous venons respectueusement par la présente vous rappeler notre
interpellation au sujet de la représentation du Front. pour le Respect
de Constitution (FRC) aux assises que vous avez l’honneur de présider
ainsi que l’impératif de notre participation au prochain gouvernement
qui sera mise en place à l’issue de l’Arrangement particulier.
Que votre Excellence et l’ensemble des membres du Bureau des bons
offices se souviennent des différents courriers et des échanges que
nous avons initié, sur cette question :
1)      Nous vous avons déjà fait part, qu’au cours du dernier trimestre
2016, une plate-forme dénommée le Front pour le Respect de la
Constitution en sigle « FRC » avait vu le jour. Ce dernier comprend
notamment les regroupements politiques et les partis politiques
suivants :
* ACDCD/RPPP ;
*  Le CVRCS ;
*  LE CARTEL ;
* SINDlKA ;
* MLC, ainsi que d’autres associations à caractère politique et de la
Société civile.
2) Le Front a été honoré par votre invitation de participer aux
travaux du dialogue inclusif sous votre autorité. A cet effet, après
négociation il a été attribué au Front, trois sièges pour sa
participation à ces importantes assises. Le MLC s’est abusivement,
frauduleusement et sans concertation accaparé seul de ces trois
sièges.
3) Nous confirmons qu’au cours d’un échange suite à votre visite au
siège du MLC en date du 05 janvier 2017, nous avons obtenu de Madame
BAZAÏZA, Secrétaire Général ,MLC, de ses Adjoints, et des autres
cadres du MLC et du Front la reconnaissance du droit et un accord de
principes de laisser le Front participer au Gouvernement étant entendu
que le MLC parti politique refuse cette option.
4) Mais, une fois de plus-Madame BAZAIBA se dédira et prendra la
responsabilité de créer une scission entre le MLC et les autres’
membres fondateurs du Front, en violation de droit des autres ceci
sans concertation préalable.
5) Depuis lors, le Front comme nous l’avons dit précédemment, n’a
cessé de recourir à votre sagesse, à votre sens de justice et de
vérité, afin d’obtenir de vous la reconnaissance de ses droits au sein
du Comité National.de Suivi des accords, mais surtout sa prise en
compte dans la répartition des charges au niveau du gouvernement.
En conclusion, c’est ainsi qu’à la veille de la clôture des travaux
sur l’arrangement particulier, nous venons• solennellement solliciter
le concours de votre arbitrage pour inscrire cette question à l’ordre
du jour, afin d’obtenir de vous et des autres composantes
participantes,  l’inclusivité par la reconnaissance du droit légitime
et .inaliénable du Front pour le Respect de la Constitution de
participer au Gouvernement.
Nous vous prions d’agréer,  Monseigneur le Président, l’expression de
nos sentiments patriotiques.

Pour le Front pour le respect de la Constitution

Le Coordonnateur Général Adjoint
François Menga Ubuele
Le Questeur
Mazhunda Marcel